Lutte contre le trafic d’armes légères en Afrique de l’Ouest:« Waansa » et « Iansa » en font leur cheval de bataille

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Un atelier sous-régional organisé conjointement par le Réseau d’actions sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (Waansa) et le Réseau international d’actions pour la lutte contre les armes légères (Iansa) s’est ouvert depuis hier lundi 13 mai 2019 à Cotonou. Prévus pour durer deux jours, les travaux ont été ouverts par Spéro Gouchola, conseiller technique à la sécurité du Misp.

Dans un contexte d’insécurité généralisée dans la sous-région entretenue par les luttes armées, le trafic illicite des armes légères et les actions des groupes terroristes, les Etats sont plus que jamais préoccupés par  le trafic des armes et la gestion des frontières. A cet effet, un atelier sous régional initié par le Réseau d’actions sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (Waansa) et le Réseau international d’actions pour la lutte contre les armes légères (Iansa) se tient actuellement à Cotonou pour trouver les voies et moyens pour contrer ce fléau qui ne cesse de faciliter la recrudescence des actes terroristes. Initié autour du thème «Elaboration des stratégies communautaires de lutte contre les trafic des armes ou la gestion des frontières », cet atelier se veut une occasion pour inciter les sociétés civiles des Etats membres de la Cedeao à s’impliquer davantage dans la lutte contre le trafic illicite des armes légères. Il permettra aussi de peaufiner et d’améliorer les stratégies ou actions futures de la société civile dans le cadre de la lutte contre les armes légères. Dans son intervention, Amadou Maïga, président du Réseau d’actions sur les armes légères en Afrique de l’Ouest a indiqué que la sécurisation des frontières n’est plus seulement une affaire des autorités, mais elle nécessite l’implication de la société civile. Pour ce faire, il a invité les populations à se mobiliser pour contrer la prolifération des armes légères tout en dénonçant les actes suspects. En procédant à l’ouverture des travaux, Spéro Gouchola, conseiller technique à la sécurité du Misp, a fait savoir que  la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres est une préoccupation d’ordre sécuritaire pour le gouvernement du Bénin. A ses dires, cet atelier vise à évaluer la situation actuelle dans la sous-région et de déterminer le rôle que peuvent jouer les acteurs de la société civile en bloquant ou en limitant les efforts des trafiquants d’armes, de drogue ou des êtres humains pour renforcer la paix. « Pendant deux jours, vous aurez à explorer les différentes stratégies mises en place par les différents réseaux pour contrer  le trafic illicite des armes au niveau des frontières des différents pays », a-t-il déclaré tout en invitant les participants à mener les réflexions qui permettront de remonter la pente en matière de la circulation des armes légères. Les travaux prennent fin ce jour.

 

Mohamed Yasser Amoussa (Coll)

 

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