Mairie de Cotonou:Gnonlonfoun visé par un vote de défiance

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Le processus devant évincer Isidore Gnonlonfoun de la mairie de Cotonou est enclenché. Les conseillers qui avaient écrit au Préfet du Littoral le 29 octobre 2018 ont mis à exécution leur menace. Depuis hier mercredi 7 novembre 2018, tout est bouclé et le maire par intérim devrait recevoir dans les heures à venir la motion de vote de défiance signée de 35 Conseillers municipaux.

C’est à travers une motion de retrait de confiance que les conseillers ont saisi officiellement Isidore Gnonlonfoun, maire par intérim de la ville de Cotonou, aux fins  de convoquer une session extraordinaire afin de statuer sur un vote de défiance   à son encontre. Dans le document dont nous détenons copie, les 35 élus municipaux ont brandi deux dispositions légales qui leur donnent le pouvoir de retirer au maire leur confiance.

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Il s’agit primo, de l’article 53 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des Communes en République du Bénin qui dispose « En cas de désaccord grave ou de crise de confiance entre le conseil municipal et le maire, le Conseil peut, par vote de défiance à la majorité des 2/3 des conseillers, lui retirer sa confiance ». Secondo, l’article 2 du Décret n°2005-376 du 23 juin 2005 fixant les modalités de destitution du maire qui dispose : «   En cas de désaccord grave ou de crise de confiance entre le Conseil communal ou municipal et le maire, la majorité absolue des conseillers saisit le maire d’une demande écrite et signée relative à la convocation d’une session extraordinaire du conseil communal ou municipal devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. L’autorité de tutelle est ampliataire de la demande sus évoquée ».

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Dans la motion, les conseillers dénoncent l’« atmosphère délétère au sein du conseil municipal » , « la situation des conseillers municipaux qui n’essuient que mépris et inconsidération » et la gestion de la ville de Cotonou. Ils évoquent aussi la « crise de plus en plus grandissante au sein du conseil municipal en raison d’un intérim qualifié de permanent et contraire à toute déontologie professionnelle administrative ».

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Avant cette motion de vote de défiance, les mêmes conseillers avaient écrit au Préfet du Littoral le 29 octobre 2018 pour lui signifier leur désaccord par rapport à la gestion du maire par intérim. Le 2 novembre 2018, une réponse de l’autorité de tutelle leur est parvenue, indiquant la voie normale à suivre dans le cadre de leur projet. D’après les dispositions en vigueur, le Maire doit convoquer la session dans un délai de deux semaines à compter de la date du dépôt de ladite motion.

FF

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