Manœuvres déstabilisatrices des Fcbe:L’opposition hantée par la division

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Miné par les vicissitudes de l’obligation de cohabitation voire de communauté de vie, secoué par l’ouragan de la discorde, le cartel de l’opposition franchit la ligne rouge et transporte à la queue leu leu  sa désunion sur la place publique. Visiblement, l’opposition est en proie à de profondes dissensions.

Le gap entre les vertus pédagogiques de la discipline de groupe et les relents pénétrants des intérêts égoïstes est vertigineux. Infranchissable à court terme. Ça sent le roussi.  En fil rouge, la rhétorique du Parti communiste du Bénin (Pcb) qui n’aura pas porté plus de gants pour battre en brèche les options suicidaires du Bureau politique des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (Fcbe). Ses alliés de l’opposition qui, le 22 mai dernier appelaient dans un discours radotant et improbable les Organisations internationales gouvernementales (Oig) à « oser une ingérence humanitaire » dans notre pays. Si tout donne à croire que les caciques des Fcbe n’ont qu’une connaissance pelliculaire des canons du Droit International Public Général et du Droit International Humanitaire, pour les barons du Pcb beaucoup plus avisés sur la question, morceaux choisis: « ……..Sur la base des principes universels de souveraineté, le Parti Communiste du Bénin a toujours défendu que tout problème interne au Bénin, qu’il soit d’ordre politique, sécuritaire ou autre, ne peut être résolu que par le peuple béninois lui-même. Appeler à l’ingérence humanitaire dans son pays revient donc, au vu de l’expérience concrète, à un appel à l’agression de son pays par les puissances étrangères, et cela n’est pas digne de responsables politiques qui tiennent à la souveraineté de leur peuple et à l’indépendance de leur pays. Cela s’apparente tout simplement à une trahison des héros de l’histoire de notre pays et à la mise en avant d’intérêts particuliers, à l’exclusion des intérêts supérieurs de la patrie… Non à toute intervention militaire étrangère dans notre pays… » C’est bien là un extrait des propos tenus par le Pcb ce 23 mai et dont le retentissant réquisitoire anti-Fcbe est sans appel. Un réquisitoire fourni aux traits de la satire pour discipliner les ardeurs dithyrambiques de partenaires abonnés à la sinistrose et férus des scénarios des plus kafkaïens. A la lumière de cet étrange dualisme Pcb/Fcbe entretenu sur fond d’affreuses divergences de vues, loin de morigéner, on peut faire le constat que l’opposition composite n’est qu’un ramassis hétéroclite qui a bientôt exhalé ses parasites intestinaux dégageant une forte odeur de soufre.

 

 Le masque est tombé

 

En appelant à l’ingérence humanitaire dans notre pays, après avoir poussé le vice jusqu’au bout, les Fcbe font instinctivement une entorse douloureuse aux principes de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États, du domaine réservé de l’État et du respect de l’intégrité territoriale de l’État chers au Droit International Public Général et au Droit International Humanitaire. Car le Bénin ne connaît pas une catastrophe naturelle ni de conflit armé pour abriter sur son territoire les casques bleus, bérets bleus, gardes bleus et tutti quanti. L’appel du Bureau politique des Fcbe a fait flop et renseigne sur ses réelles intentions dans l’instigation des violences post-électorales enregistrées au printemps de ce mois de mai. L’opposition joue sa survie dans la chienlit de la cacophonie des ambitions. C’est un doux euphémisme qu’elle ploie sous le fardeau de ses mésintelligences  et n’offre qu’une réputation de façade. En ce mois béni de Ramadan sans oublier la Pentecôte qui se profile, une bonne dose d’exorcisme lui ferait certainement du bien. Sinon qu’elle est bien hantée par les affres de la division.

 

Boris Fatondji (Coll)

 

 

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