Mathieu Avlessi à propos des exigences des « Démocrates »:«C’est trop demander lorsque vous refusez de respecter les dispositions légales»

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Mathieu Avlessi, membre fondateur du Bloc républicain (Br), n’est pas d’avis avec les exigences formulées par le président du parti en construction « Les démocrates », Eric Houndété, lors de la rentrée politique de la formation politique le mardi 20 octobre 2020 pour l’élection présidentielle de 2021. Il l’a fait savoir hier, mercredi 21 octobre 2020 sur Canal 3 Bénin. Pour lui, les « Démocrates » demandent trop lorsqu’ils refusent de respecter les dispositions légales.

Participation du parti en création « Les démocrates » à l’audit de la liste électorale pour s’assurer de sa fiabilité dans le cadre de l’élection présidentielle de 2021, présence des militants du parti dans les démembrements de la Céna afin de contrôler l’ensemble du processus électoral et annulation du système de parrainage. Voilà entre autres, les exigences formulées par le président du parti « Les démocrates » dans le cadre du prochain scrutin présidentiel. Pour Mathieu Avlessi, membre fondateur du Bloc républicain (Br), c’est trop demander lorsque les cadres de ce parti refusent de respecter les dispositions légales du pays. Selon lui, les responsables de la formation politique devraient formuler des doléances, faire des plaidoyer et non faire des exigences. « Je pense que ceux qui sont régulièrement constitués sont toujours allés aux élections. Ils se sont rendus compte que le temps passe, c’est de là, ils ont commencé par faire la procédure. Ils n’ont pas encore leur récépissé mais ils se mettent à formuler des exigences. J’ai trouvé cela un peu trop fort. Je trouve que c’est un peu trop demander lorsque vous refusez de respecter les dispositions légales de votre pays. S’ils ne font pas vite, s’ils ne se mettent pas dans la bonne posture, les dispositions légales finiront pas les écraser. Qu’ils ne demandent pas aux cadres du Ministère de l’intérieur de laisser tout le processus électoral qui est en cours aujourd’hui parce que l’élection présidentielle est dans un avenir très proche, pour s’occuper d’eux. Parce qu’à un moment donné, ils ont choisi de faire la politique de la chaise vide. S’ils veulent se rattraper, ils essaient du faire la démarche normale pour que l’on les prenne en compte dans la mesure du  possible. Si on ne peut pas les prendre en compte maintenant, on le fera au lendemain de l’élection présidentielle. Le pays ne s’arrêtera pas après la Présidentielle », a-t-il expliqué.

 

Le parrainage n’est pas une invention des Béninois

 

L’autre sujet qui fait polémique actuellement, c’est la notion de parrainage qui est désormais introduite dans le Code électoral et qui sera appliqué à la Présidentielle de 2021. Le sujet a été également abordé par l’invité des journalistes Christian Adandédjan et de Hermann Aniambossou. Pour lui, le parrainage n’est pas l’apanage du Bénin. Ce n’est pas une invention des Béninois. Le parrainage existe dans beaucoup de dispositions légales dans la sous-région. « Les gens ne sont pas prêts. Ils ont acculé de mauvaises habitudes et c’est de cela qu’il faut se départir. La jeunesse n’a pas besoin de ces comportements déviants qui n’ont jamais engendré le développement du Bénin. L’élan que nous voyons du développement, nous voulons que cela se pérennise avec une force politique qui naisse et qui l’internalise véritablement », a-t-il déclaré. A la question de savoir si le parrainage permettra une élection inclusive, il a répondu par l’affirmative. L’élan de la rupture selon lui, c’est l’élan de la nouvelle classe politique qui doit naître en vue de développer le Bénin.

 

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