Mise en œuvre de la plateforme E-learning:Les ministres Yayi et Zoumarou à coeur ouvert

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La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et sa collègue du Numérique et de la digitalisation, ont été, le jeudi 4 juin 2020, les hôtes de la session d’échanges AskGouvbenin. Occasion pour Eléonore Yayi Ladekan et Aurélie Adam Soulé Zoumarou de lever le voile sur la plateforme E-learning mise en place au profit des universités publiques pour assurer la continuité éducative en temps de la pandémie du Coronavirus. Ci-dessous publiés quelques extraits de leurs explications aux préoccupations des étudiants.

Eléonore Yayi Ladekan : Et donc comme vous le savez, cette plateforme est une merveilleuse initiative qui a été mise en place par le gouvernement du président Patrice Talon et a pour objectif principal de faire en sorte que les interactions se passent très bien entre les enseignants et les apprenants. Vous le savez bien, la pandémie de la Covid-19 a freiné beaucoup d’élan, a semé beaucoup de perturbations dans les agendas et le secteur éducatif n’a pas été épargné. Au niveau du Supérieur, l’instrument qui est utilisé et initié pour vous, chers internautes, pour continuer la formation est donc cette plateforme de e-learning.  Cette plateforme permet de recevoir les cours qui sont déjà programmés surtout pour ces grands effectifs où nous devons respecter les gestes barrières, la distanciation sociale. Vous voyez que par rapport à cela nous ne pouvons plus évidemment faire des cours dans les grands amphis et, depuis le 11 mai dernier, nous avons avec beaucoup de joie retrouvé le chemin des cours. C’est de cette plateforme-là que nous voulons parler. Depuis qu’elle a été mise en œuvre, vous êtes nombreux à l’apprécier et vous êtes également nombreux à venir enrichir ce processus de vos interrogations.

 

Nous avons beaucoup de questions qui ont été posées et il y a beaucoup de questions également qui se recoupent, nous allons y répondre. Si une question a déjà trouvé de réponses, les autres, ne soyez pas frustrés qu’on ne vous appelle pas nommément.

 

Donc sans plus tarder nous allons donc aux différentes questions. Il me semble que la première question est de Monsieur Roméo Agbede et intéresse plutôt Madame la ministre du Numérique car elle est un peu technique.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou : Oui madame la ministre de l’Enseignement supérieur, je vais effectivement répondre à la question de monsieur Agbede et des autres personnes qui ont voulu quand même en savoir beaucoup plus sur la plateforme. Cette plateforme, qui est accessible à l’adresse elearning.etudiant.bj, vous avez expliqué le contexte dans lequel nous avons pu aussi mettre en œuvre sous le leadership du président de la République, cette plateforme qui assure la continuité pédagogique dans nos universités et donc il s’agit d’une plateforme unique qui permet aux étudiants de pouvoir accéder aux ressources pédagogiques en ligne, de pouvoir aussi avoir accès à une messagerie électronique et à un chat. Une façon en fait de pouvoir avoir du support de la part de l’équipe technique de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information qui est en fait l’instance de mise en œuvre de la plateforme et nous avons également une plateforme de visioconférence qui permet aux professeurs de pouvoir donner les cours aux étudiants en direct. Donc ce sont les quatre services majeurs qu’offre aujourd’hui la plateforme de e-learning des universités publiques du Bénin.

 

Monsieur Agbede vous voulez savoir pourquoi les cours en ligne sont payants et les coûts de forfaits sont si élevés pour suivre un seul cours.  Alors, je vais préciser pour qu’on se comprenne bien.  Les cours en ligne ne sont pas payants. Il y a deux aspects comme je viens de l’expliquer. Il y a la plateforme de e-learning, où vous pouvez avoir accès aux ressources pédagogiques. Les ressources pédagogiques c’est quoi ? C’est ce que les professeurs ont mis en ligne en prélude à un cours, c’est aussi le cours que le professeur fera à une heure donnée de la journée selon la programmation qui sera établie au niveau de l’université et qui ensuite est enregistré automatiquement et mis en ligne ensuite sur la plateforme e-learning et vous pouvez y avoir accès après 24heures en l’occurrence. Donc toute cette partie que je viens de décrire y compris aussi la messagerie électronique à laquelle vous avez accès directement depuis la plateforme sont gratuites. Chers étudiants, chers internautes, on ne paie pas pour accéder aux cours en ligne parce que la plateforme. Les opérateurs qui fournissent l’accès à internet ont soutenu les efforts du gouvernement dans cette période où il fallait faire appel à toutes les bonnes volontés, toutes les forces ; donc les opérateurs l’ont soutenu en rendant gratuit l’accès à cette plateforme. Donc il n’y a pas de coût, là où il y a un coût c’est lorsque, comme je l’annonçais tout à l’heure, vous devez accéder à la visioconférence pour pouvoir suivre en direct le cours qui est donné par un professeur et dans ce cas-là, qu’est-ce qui se passe, c’est que j’ai cours à 16h par exemple,  de 16h à 19h le professeur a programmé un cours donc je me connecte à cette heure-là sur la plateforme et puis je joins le cours à travers l’outil aujourd’hui que nous avons sur la plateforme qui est l’outil Zoom. Et là effectivement, lorsque vous accédez en direct jusqu’ici le coût d’accès pour le volume de données que vous devez utiliser sur internet vous est facturé par votre fournisseur de service internet.

Pour résumer, je disais que ce n’est pas le cours qui est payant, c’est l’accès à la plateforme Zoom. Etant donné que vous pouvez même attendre 24h après parce que dès que le prof est en train de faire son cours, le cours est enregistré automatiquement par la plateforme et il est mis en ligne 24h après sur la plateforme, vous pouvez donc regarder le cours que le professeur a délivré la veille gratuitement. Maintenant, pour ce qui concerne cet accès payant par jour, vous m’avez entendu tout à l’heure dire jusqu’ici que c’était payant parce que ma collègue et moi au nom du Gouvernement nous voulons annoncer que le gouvernement a été sensible aux différentes préoccupations qui ont été exprimées, nous l’avons vu à travers vos questions sensibles donc à la question du coût lié à l’accès à la plateforme de visioconférence Zoom pour suivre en direct les cours et le gouvernement a pris la décision de rendre gratuit en fait cet accès à la plateforme Zoom également au même titre que l’accès était gratuit à la plateforme de e-learning afin de faciliter encore une fois les choses dans ce secteur qui est un secteur très important pour le gouvernement, très important pour le Président de la République et les actions sont en cours pour que, dans les prochains jours, la gratuité soit effective de façon totale que ce soit sur la plateforme e-learning ce qui est déjà le cas, mais aussi sur la plateforme Zoom de visioconférence pour les étudiants des universités publiques.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou: Il y a une question de Fawaz Guede qui veut savoir pourquoi la plateforme ne permet d’avoir que des cours en fichier Pdf. Et vous continuez en disant que les professeurs utilisent l’application Zoom, ce qui fait dépenser les étudiants pour les cours en live. Evidemment, vous demandez si ma collègue et moi pensons à ce problème pour pouvoir rendre cela gratuit. Je crois que, grâce à mon développement précédent, vous venez d’avoir la réponse à votre préoccupation. Le gouvernement a pris cette décision-là.

Pourquoi Il n’y a que des cours en fichiers Pdf ? Je pense qu’il n’y a pas que des cours en fichiers Pdf c’est-à-dire que la plateforme aujourd’hui accepte tous les formats de fichiers possibles. Un professeur peut décider de mettre un format Word, un format PowerPoint même tout autre format. Le choix est certainement fait aujourd’hui par les professeurs de mettre des fichiers Pdf une fois qu’ils ont terminé leur cours puisque nous leur avons porté cette information que tous les formats sont acceptés et c’est à eux de prendre la décision du format qui convient le mieux. Si vous avez une difficulté particulière avec ce format, l’équipe technique est disponible ; il y a le support disponible directement sur plateforme pour vous apporter un soutien et aider à résoudre votre difficulté.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou : Il y a Tavi Gabin Maroda qui voudrait savoir si tous les étudiants ont un smartphone pour se connecter à internet de même pour avoir accès aux cours et il fait remarquer qu’il faut un mot de passe et jusqu’à présent certaines personnes ne connaissent pas ce mot de passe ?

 

Il y a deux volets à votre question. Le premier volet, la question d’équipement. Est-ce que tous les étudiants possèdent de Smartphone ou d’ordinateur ? Nous en sommes bien conscients c’est pour cela que le gouvernement ne cesse de réfléchir aux différentes préoccupations qui peuvent se poser et aussi de trouver les voies et moyens pour que le bénéfice, la mise en ligne de cette plateforme puisse atteindre tous les étudiants béninois. Le gouvernement n’arrête donc pas de réfléchir aux solutions. Ce que nous pouvons vous proposer comme solutions aujourd’hui c’est qu’il y a des centres à travers tout le pays aux niveaux des différentes communes des points numériques communautaires équipés d’ordinateurs et de connexion internet et des centres d’accès aux TIC qui sont aussi équipés d’ordinateurs et d’accès internet et des salles multimédia qui sont disponibles pour que les étudiants puissent venir accéder à leurs cours en ligne, accéder aux ressources dont ils ont besoin pour pouvoir suivre les cours en ligne. Donc les étudiants qui, aujourd’hui, n’ont pas d’équipements adéquats peuvent utiliser ces centres qui sont prévenus et organisés pour les accueillir et si vous avez des difficultés et besoin d’informations à ce propos vous pouvez nous écrire sur l’adresse e-mail du ministère c’est numerique@gouv.bj et nous allons pouvoir vous donner les informations dont vous avez besoin.

La liste de ces centres est également disponible au niveau du ministère de l’enseignement supérieur et je vous invite à y aller pour bénéficier des services.

Vous avez parlé du mot de passe qu’il faut pour ouvrir les fichiers. Je pense que ma collègue va répondre plus en détails tout à l’heure parce qu’effectivement, c’est un point qui va être résolu par les enseignants qui, jusqu’ici pour certaines raisons, mettaient ce mot de passe mais je pense qu’elle va nous donner plus de détails sur cela.

 

Eléonore Yayi Ladekan :  Merci beaucoup madame la ministre pour ces questions et ces éléments de réponses qui sont, à mon avis, très satisfaisants par rapport à ce que nous avons entendu d’eux pour les multiples séances que nous avons tenues avec certains responsables au cours des enseignements que nous-même nous donnons. C’est vrai que tout à l’heure madame la ministre vous avez répondu à la question de savoir pourquoi les cours ne sont qu’en format Pdf. C’est vrai le constat et vous avez bien fait de dire que ce n’est pas que ce format Pdf. Le constat est juste. Ce que je voudrais dire c’est lié à l’historique. Avant la mise en place de cette plateforme e-learning, il y avait déjà une certaine organisation au niveau des universités et elles se préparaient déjà à mettre en ligne leurs cours et à les rendre disponibles aux apprenants donc les enseignants avaient été formés à la mise en ligne des cours et le format qui leur avait été communiqué est bien entendu le format Pdf. C’est pour cela que la plupart des cours se sont retrouvés en format Pdf. Mais vous avez entendu, chers internautes, que ce n’est pas que le format Pdf qui soit le seul, donc on peut bel et bien utiliser les autres formats.

  1. Daniel Aloce en Licence 1, vous dites que vous ne recevez rien du tout des cours et que jusque-là, rien n’a été mis à votre disposition comme support alors que les examens pointent à l’horizon pour la date du 21 juin prochain.

Cher Aloce, cela m’étonne beaucoup. C’est vrai que la question n’est pas si précise. J’aimerais bien savoir de quelle licence et entité il s’agit. Mais de façon globale, depuis la reprise du 11 mai, tous les cours sont censés avoir été déjà déposés sur la plateforme e-learning. D’ailleurs même, tel que ma collègue l’a dit tantôt, c’est d’abord l’utilité qu’on puisse déjà déposer ces cours et faciliter l’accès gratuit. Et ça me surprend un peu que vous ne receviez pas ces cours-là. En plus, vous avez bien dit : nous ne recevons pas. Est-ce que, cher Aloce, c’est vous seul ou bien votre classe ? C’est déjà bien parce que la question est très pertinente et nous permet d’investiguer pour voir ce qui se passe à ce niveau.

Je dois dire, peut-être qu’il faut interroger, il faut aller vérifier si ce ne sont pas, par hasard, les cours que doivent faire les professionnels. Vous savez, il y a des professionnels qui interviennent et leurs cours sont programmés sous forme de mission et donc ces missions parfois, on essaye de trouver des plages pour les programmer. Nous devons peut-être aller rechercher à ce niveau parce que par rapport aux missionnaires et surtout les professionnels, nous avons reçu d’autres préoccupations sur leur participation également à ces cours, parce qu’au moment où on demandait des informations sur les enseignants, il semblerait que le nom, les adresses et les contacts de ces professionnels n’avaient pas été fournis. Mais les dispositions sont déjà prises pour que ceux-là également puissent réintégrer.

Vous savez que pour les enseignants, il leur faut se connecter avec leur numéro matricule, il faudrait bien que nous sachions que ces professionnels disposent bel et bien de ces numéros matricules sinon ils ne pourront pas se connecter facilement sur la plateforme. Mais les dispositions sont déjà prises pour qu’aucun cours ne reste non exécuté avant les examens. Donc cher Aloce, nous allons investiguer pour savoir comment se pose réellement le problème à votre niveau sinon nous sommes totalement d’accord que les cours devraient pouvoir être sur la plateforme.

Par contre, pour M. Aimé Aholou, la préoccupation se trouve beaucoup plus au niveau des sciences, les sciences dures comme les mathématiques et j’allais peut-être compléter également les physiques, les chimies, les biologies…Vous vous demandez comment nous allons réussir à les rendre attrayantes déjà qu’en présentiel ça pose des difficultés ; comment alors sur cette plateforme nous allons réussir à les rendre attrayantes ?

Cher M. Aholou vous avez touché un point très important et ce point-là je vous assure fait partie également de la préoccupation du chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement si bien qu’un projet est déjà même élaboré et, à sa phase de développement qui est imminente, nous allons donner des voies sur cette façon de rendre intéressantes ces disciplines scientifiques.

Les enseignants ont été formés pour faire en sorte que leur langage soit le plus accessible possible. C’est vrai que pour pouvoir tracer les courbes déjà sur la page blanche et montrer les formules ce n’est pas chose aisée ; ils en sont conscients et je pense bien que nous pouvons leur faire confiance sur tout ce qu’ils mettront en place pour rendre ces cours attrayants et vous savez qu’en dehors des cours magistraux, il y a des regroupements qui sont faits pour renforcer la compréhension autour des cours et aller même vers les séances de travaux dirigés et au cours de ces séances, évidemment, ils vont revenir sur un certain nombre d’aspects qui pourraient paraitre un peu abstraits pour vous, revenir un peu sur ce qu’on doit pouvoir connaitre.

Mais vous savez également M. Aimé Aholou que tout ne se limite pas à ce que le professeur donne. Pour aller vers ces disciplines scientifiques, justement, cette plateforme va offrir la possibilité de pouvoir aller vers les ressources en ligne et de pouvoir nouer même des partenariats pour permettre à l’enseignant de trouver des ressources déjà un peu plus attrayantes, un peu plus animées pour les déposer également sur la plateforme. Si par exemple nous parlons de laboratoire virtuel où il faut quand même simuler un certain nombre de choses, Oui, ces ressources existent et cette plateforme doit pouvoir donc atteindre cet objectif. Vous avez très bien fait de poser la question.

Pour ce qui concerne les mots de passe, ma collègue l’a dit tantôt, il y a des difficultés et nous avons perçu cela au cours de la formation avec les enseignants et au cours de notre séance de travail avec les responsables d’étudiants et les responsables surtout des bureaux d’unions d’entités de tous les établissements de nos universités. C’est vrai, il y a certains Professeurs qui mettent des codes à leurs cours et ça rend ces cours compliqués à l’ouverture ; nous avons même déjà pris les dispositions, les notes de service, des avertissements pour demander aux professeurs de bien vouloir rendre ces cours accessibles. Comme je l’ai dit tantôt c’est qu’il y avait une certaine organisation au début à travers les plateformes créées par les universités sur lesquelles il était déjà donné aux enseignants de préparer le protocole pour protéger leur cours mais in fine lorsqu’on regarde, qu’est-ce qu’on protège puisqu’on les rend accessibles à nos apprenants. Donc les dispositions sont déjà prises pour que désormais il n’y ait pas beaucoup de codes. Un enseignant qui, par exemple, intervient dans plusieurs cours pour le même niveau, eh bien n’a pas besoin de multiplier les codes pour son cours. Par année, il met un code et il le communique aux étudiants dans les liens qu’il leur envoie, ça leur permet donc d’avoir accès à cela. Si le problème persiste, vous avez l’adresse de cette session qui est askgouv.bj sur laquelle vous pouvez encore envoyer vos préoccupations. Nous allons les recenser et nous allons vous retrouver à d’autres foras. Merci beaucoup cher ami Aholou.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou : Alors il y avait une question de Monsieur Oswald D’Epherese qui est, je crois, presque similaire à celle de Monsieur Bertrand Chabi. Elle tourne toujours autour de la question du forfait internet qui s’épuise vite avec la plateforme et vous demandez que le gouvernement puisse penser aider les étudiants à avoir accès à leur plateforme sans difficulté.

Je crois que cela rejoint le point que j’ai abordé précédemment qui est de bien faire la clarification de la gratuité de la plateforme de e-learning et la non-gratuité de la plateforme de visioconférence qui est aujourd’hui compensée par cette décision du gouvernement de rendre cela gratuit, de prendre en charge les coûts liés à ces accès. Je pense donc que les points soulevés par monsieur Chabi et Monsieur D’Epherese ont été ainsi abordés.

Il y a également Rodriguaise Mededa qui dit que les étudiants de l’Una (Université Nationale d’agriculture) n’ont jamais connu cette plateforme. Ici, les cours se font néanmoins en visioconférence à travers une application appelée Zoom et ensuite, je crois que vous expliquez que moins de cent étudiants suivent ces cours et tout cela faute de moyens etc.

Ce que j’ai noté au-delà de l’aspect coût que je viens d’aborder, c’est la limitation que vous avez comprise qu’il y a avec la plateforme Zoom en termes de connexion de nombre d’étudiants. Vous parlez de 100 étudiants et Kémal Fouti a, à peu près, la même préoccupation puisque vous dites que la plateforme ne reçoit que 100 étudiants et ne permet qu’à 100 étudiants de suivre les cours au même moment en vous posant la question de savoir si cela permettra d’avoir un résultat probant.

Je voudrais vous répondre ceci. La plateforme Zoom n’est pas limitée à 100 étudiants. On peut aller à 300 voire jusqu’à 1000 pour certaines sessions étudiantes simultanément pendant les sessions live et des comptes professionnels ont été acquis pour cela par le gouvernement et mis en place donc implémentés sur la plateforme par l’équipe de l’Anssi et je vais vous expliquer ce qui se passe pour que lorsque vous êtes confrontés à ce problème vous puissiez aussi donner la solution.

Chers internautes, comme je vous le disais, nous avons acquis des comptes professionnels qui permettent d’étendre la limite au niveau de Zoom. La difficulté majeure c’est que nous avons au niveau des universités encore des professeurs qui utilisent leur compte Zoom personnel qui n’a donc pas les mêmes possibilités que les comptes professionnels qui ont été acquis au titre de la plateforme de e-learning. Quand vous remarquez ces limitations, il serait bien d’attirer l’attention du professeur sur la question de façon à ce qu’il utilise plutôt les comptes professionnels que leur compte personnel, leur compte habituel qu’ils utilisent peut-être pour d’autres besoins en dehors du fait d’interagir avec les étudiants. Madame la ministre de l’Enseignement supérieur a également porté cette information à leur attention. Nous avons eu une session de formations avec les différents enseignants mais au cas où, pour une raison ou pour une autre, il y a toujours cette confusion, vous savez maintenant la raison et vous pouvez attirer l’attention du professeur qui certainement va changer le compte qu’il utilise pour la session afin d’utiliser un compte qui donne plus de droits et permet à plus d’étudiants de pouvoir se connecter.

 

Il n’y a pas de limitation à 100 étudiants sur les sessions en live de Zoom qui sont implémentées sur la plateforme.

Ensuite, il y a toujours la question des mots de passe. Monsieur Aubin Adande, je crois que vous avez la réponse à votre question suite à l’intervention de ma collègue. Nous avons également, Monsieur Oslo Chester wanou, vous demandez pourquoi ne pas étendre cette option de cours en ligne aux établissements privés d’enseignement supérieur sachant que bon nombre d’entre eux ne disposent même pas d’accès wifi de connexion. Alors, ce que vous devez savoir c’est que la plateforme de e-learning.etudiant.bj est effectivement la plateforme unique pour les universités publiques du Bénin mais certaines universités privées ont leur plateforme de e-learning.  Je ne vais pas les citer ici pour ne pas faire de la publicité peut-être que Madame la ministre de l’enseignement supérieur voudra en parler mais, aujourd’hui, on a des universités privées qui disposent de plateforme de e-learning qui fonctionnent bien et sur lesquelles les étudiants disposent des services similaires à ceux que nous offrons sur la plateforme publique. Je pense, Madame la ministre, qu’il y a quelques questions relativement à cela aussi.

 

Eléonore Yayi Ladekan : C’est vrai ! Je vois Arnaud Chabi Loko et je crois qu’ils sont encore au nombre de trois dans la file qui s’intéressent un peu à ce que cette plateforme apporte comme appui et avancées à la forme de dispensation des cours avant et s’intéressent également à comment se feront les évaluations.

Je réponds à Arnaud Chabi Loko et en même temps à tous les internautes qui se retrouvent à travers la question : quelles sont les commodités et les options avancées que cette plateforme apporte aussi bien aux enseignants qu’aux apprenants ? La plateforme, nous sommes encore au début et nous avons formé les enseignants et moi-même en tant qu’enseignante, j’ai suivi la formation et je peux déjà vous dire que cette plateforme-là, comme ma collègue l’a indiqué tout à l’heure, offre la possibilité déjà d’organiser, de préparer son cours et d’éviter les niveaux de stress. Ça veut dire que la plateforme permet aux uns et aux autres que ce soit l’enseignant, que ce soit l’apprenant de pouvoir déposer le cours longtemps à l’avance et de pouvoir permettre aux apprenants d’aller justement rechercher ces cours gratuitement, de se préparer et de voir de quoi cela retourne, d’aller faire même des recherches avant que le professeur n’interagisse avec les apprenants. C’est une avancée importante qu’il faut noter. L’autre chose qu’il faut noter, vous savez que lorsque vous ratez les cours, c’est difficile de les rattraper parce que vous n’étiez pas là et donc, vous êtes obligé d’aller voir à coté ce que votre camarade a noté. Lui, il prendra justement les notes par rapport à son niveau de compréhension mais cette plateforme donne maintenant l’opportunité, 24h après le cours, d’avoir justement tout le déroulé du cours. Et ça c’est une autre avancée notable. Il est vrai que pour les évaluations, la question n’est pas entière comme on va encore évaluer à travers la plateforme les apprenants et ça viendra dans la deuxième phase quoique certains établissements sont déjà assez avancés et la formalisation des épreuves à travers la plateforme ne devrait pas poser de problème mais ça viendra dans la deuxième phase. Maintenant pour les évaluations, déjà pour ce second semestre qui va finir dans un mois et demi, eh bien, elles seront en présentiel. Nous allons prendre les dispositions pour le respect de la distanciation et ne pas mettre beaucoup d’apprenants dans les locaux. Nous avons un certain nombre de salles qui seront identifiées et nous allons faire en sorte que les épreuves ne soient pas de longues durées puisqu’il faut mettre les gens en présentiel, respect de la distanciation, protection et les dispositifs de lavage des mains. Toutes les dispositions sont déjà prises pour faire en sorte que les évaluations se déroulent dans de bonnes conditions.

Voilà ce que je dirai pour répondre à mon ami Chabi Loko et également mon ami Chester Wanou, qui, de son côté, s’intéresse un peu à la mise en ligne, la connexion qui ne marche pas. Sur ce point, je crois que ma collègue a insisté sur ces aspects et la connectivité pourrait encore être un problème pour certaines régions pour lesquelles le gouvernement a déjà pris les dispositions pour la couverture à travers les centres communautaires numériques, les salles multimédias. Avec la bonne nouvelle qui est donnée également rendant gratuite la participation, l’interaction à travers Zoom sur la plateforme, je crois que ces questions-là vont disparaître dans les prochains jours.

Par rapport à l’extension des cours en ligne aux établissements privés d’enseignement supérieur, je rejoins ma collègue qui a dit qu’il y a déjà quelques établissements privés qui ont fait cette option, on ne va pas faire de la publicité ici, elle a parfaitement raison ; Mais ces établissements ne sont pas nombreux. Nous avons échangé avec l’union des Epes il n’y a pas très longtemps pour recenser les établissements. Sur les 100 établissements que nous avons, à peine cinq disposent vraiment de plateformes d’e-learning, et sur les cinq, ils ne sont pas nombreux à disposer de plateformes avec les options Zoom vraiment régulées. C’est dire qu’il y a beaucoup d’établissements qui seront effectivement intéressés d’avoir le clin d’œil du gouvernement et le gouvernement est très responsable. Il ne fait pas de ségrégation. On parle des étudiants béninois, et il se fait qu’ils sont soit dans le privé, soit dans le public.

Si les privés-là qui sont vraiment en très bons termes avec le ministère, évidemment, c’est l’occasion de pouvoir les favoriser puisqu’il y a un coût pour être également exemplaire. Les autres, qui sont en train de prendre les dispositions également pour améliorer leur honorabilité vis-à-vis du ministère ne seront pas oubliés non plus. Donc le programme va les intéresser et nous allons les accompagner pour que les Béninoises et Béninois, où qu’ils soient, puissent avoir accès à cette plateforme.

Voilà ce que je voulais dire à mon cher ami Wanou pour sa question qui est très, très intéressante.

Certains se plaignent des désagréments, car on les mobilise pour un cours, mais la plateforme ne marche pas ; je crois que ça rejoint un peu ce que ma collègue a dit. Les enseignants qui invitent les apprenants sur leurs numéros privés ne font pas vraiment de bien à nos apprenants parce que, non seulement, c’est très coûteux pour eux, mais ils n’ont même pas la possibilité d’avoir accès à l’enregistrement de ces cours-là.

 

Les dispositions sont déjà prises pour identifier ces professeurs qui, au lieu de s’appliquer comme il se doit pour retrouver leurs apprenants sur les plateformes où on les attend, choisissent la solution facile. Nous sommes en train de tout faire pour que cela ne se passe pas, mais laissez-moi vous dire que c’est le début qui était comme ça. Mon cher ami Wanou, il me semble que normalement, les enseignants sont en train maintenant de faire les efforts. Au début, avec cette nouvelle technologie et voyant le temps qu’il reste pour finir l’année, chacun a essayé de trouver des moyens rapides pour interagir avec les apprenants. Maintenant, ce mouvement est très coordonné et il n’est plus question d’agir dans un certain désordre.

 

Monsieur Roméo Agbede demande : « Comment se présenteront les épreuves, si beaucoup de professeurs n’ont pu donner le meilleur des explications et de façon plus limpide à travers les cours en ligne, comment se présenteront les épreuves ? ». Ça rejoint également l’organisation des évaluations. Comme je l’ai dit, les évaluations ne se feront pas en ligne. Elles se feront en présentiel en faisant en sorte que la durée ne dépasse pas 2 heures. Ça a été clair et nous avons fait une séance avec les recteurs pour exiger que les sujets soient compatibles avec le cours, l’enseignement qui est déjà fait, que ce ne soit pas déphasé. Je crois que cette question trouvera les réponses dans cette organisation des universités.

« Comment gérer les travaux pratiques pour les étudiants en faculté des sciences qui ont dû laisser beaucoup de travaux pratiques ? » Evidemment, les travaux pratiques, mon cher Roméo, se font dans des petits groupes de 15-20, donc ces travaux pratiques, ont été réalisés. Certains l’ont déjà été, mais d’autres sont en programmation dans les salles de travaux pratiques. Ça se fait en présentiel, en tenant compte évidemment des règes de distanciation physique. Et puisque les travaux pratiques aussi, évaluent la capacité, la compétence de l’apprenant dans la reconnaissance des produits, dans l’alignement, la chronologie des produits que nous utilisons, dans la reconnaissance d’un certain nombre d’éléments pratiques, on évalue également cette compétence et donc tout n’est pas nécessairement en ligne mais, tel que je l’avais dit, il y a des laboratoires virtuels. Cette option aussi est possible et nos partenaires sont à pied d’œuvre pour nous donner un coup de main en cela. Et cela va réussir.

Si déjà, l’apprenant sait comment on aligne les réactifs et comment on essaye de disposer les molécules, pour rester dans ce schéma, ou alors, comment reconnaître si on est en anatomie ou bien si on est en production végétale ; ou si c’est dans le domaine des roches pour la reconnaissance des différents types de roche, eh bien, il y a des ressources qui sont pratiques et qui sont intéressantes. Voilà ma chère collègue. Pour le moment, ce sont ces questions-là qui sont revenues.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou : Je voudrais revenir à une question de Monsieur Agbede aussi, que j’ai gardée un peu pour la fin parce que Monsieur Agbede souhaitait avoir certaines données sur la plateforme, se renseigner sur comment est-ce que, statistiquement ça se fait en termes d’évolution.

 

Monsieur Agbede, chers internautes, sachez qu’au fur et à mesure que le temps passe depuis le 11 mai, que ma collègue et moi avons lancé la plateforme d’e-learning, nous constatons chaque jour une évolution, une progression positive en termes de nombre d’étudiants qui se connectent pour la première fois, qui récupèrent leurs identifiants, de nombre de sessions qui se tiennent en ligne, de nombre d’accès à la plateforme d’e-learning. C’est en constante progression, ce qui montre bien qu’au fur et à mesure du temps, les étudiants montrent non seulement de l’intérêt, mais aussi de l’engouement à utiliser cette plateforme.

 

Nous le notons également par la sollicitation du support qui est mis en place, comme je l’avais annoncé tout à l’heure, le support qui est sur www.etudiant.bj et qui vous permet donc de pouvoir interagir avec une équipe support qui est présente tout le temps pour répondre aux questions, pour aider ceux qui ont des difficultés, et directement d’ailleurs depuis la plateforme, vous pouvez aussi les appeler. Ils vont vous répondre.

 

Alors, je voudrais faire un exercice parce que l’occasion est très belle pour que l’on puisse ensemble, chers étudiants, chers internautes vous qui nous suivez, dérouler un peu le flux. Si vous êtes étudiant, que c’est la première fois que vous voulez vous connecter sur cette plateforme, qu’est-ce que vous devez faire ? Eh bien, vous devez aller sur www.etudiant.bj, vous allez utiliser pour la toute première fois puisque pour l’instant, vous n’avez ni compte ni mot de passe, donc vous allez initialiser votre compte et votre mot de passe.

 

Et cette initialisation se fait en utilisant un compte générique qui est composé de votre « numéro matricule_votre année de naissance ». Ne le confondez pas avec le « matricule_votre date de naissance », c’est bien l’année de naissance. Une fois que vous avez rentré ce groupe de chiffres, vous allez pouvoir donc créer votre mot de passe définitif et le mot de passe définitif dès lors que vous le créez, vous avez maintenant votre compte et votre mot de passe. Si vous avez encore une fois des difficultés, il y a un bouton juste à côté qui permet de poster une question à l’équipe technique qui est en support ou de les appeler directement depuis la plateforme, pour qu’ils vous assistent. Ensuite, on suppose que la procédure s’est bien déroulée.

 

Vous avez votre compte, vous avez votre mot de passe. Vous êtes désireux de suivre, d’aller regarder des ressources pédagogiques en ligne, vous irez sur www.elearning.etudiant.bj. Là, vous allez vous authentifier avec votre compte et votre mot de passe, ce qui en fait, pour revenir sur un point qui a été posé tout à l’heure, rassure les enseignants sur le fait que seuls les élèves qui sont authentifiés ont accès aux ressources pédagogiques. Ça permet déjà de limiter, disons, de mettre de côté beaucoup de risques qu’ils entrevoient. Donc, vous vous authentifiez en tant qu’étudiant et là, vous irez sur le cours qui vous intéresse selon la programmation que vous avez. Vous avez en ligne, parce que le professeur il y a deux jours, une semaine, a déjà mis en ligne, par exemple, un dessin, une planche explicative, un document Powerpoint, un Word qui explique la notion qu’il souhaite aborder au prochain cours. Dès aujourd’hui, vous avez la possibilité de télécharger ces documents ou de les lire directement en ligne sur la plateforme, et tout ça gratuitement ; C’est-à-dire que tout ce que je viens d’expliquer jusqu’ici, ne défalque rien dans votre forfait Internet. Vous avez ainsi tous ces fichiers que le professeur aura mis, avec un certain nombre d’informations : c’est qui le professeur ? C’est quoi la matière en question ? La thématique ? Vous pouvez lire tranquillement vos cours, vous organiser et s’il se fait que c’est demain, à 08 heures, que ce cours sera délivré en direct par le professeur, de 08 heures à 10 heures, par exemple, aujourd’hui, en tant qu’étudiant, vous lisez les documents, vous vous documentez, vous essayez de comprendre déjà la notion. Ensuite, demain, à 08 heures, vous allez pouvoir retourner sur la plateforme d’e-learning, vous authentifier de nouveau. Et là, vous allez voir le lien, le Zoom de votre session de 08 heures. Vous cliquez dessus et vous êtes automatiquement dirigé vers la session live que le professeur va animer. C’est à partir de là qu’habituellement, vous êtes défalqué de votre forfait, dès lors que vous êtes sur la plateforme Zoom.

 

Mais dans quelques jours, dès que la solution de gratuité sera implémentée, selon la décision que le gouvernement a prise, même en cliquant sur le Zoom sur la plateforme, vous ne serez plus défalqué de quoi que ce soit.

Je continue le flux : vous allez sur votre cours en live avec votre professeur, vous rejoignez le cours comme vos autres camarades et le professeur déroule son cours. Vous avez les fonctionnalités de Zoom pour lever la main, le professeur vous donne la parole, vous pourrez poser des questions. Une astuce chers étudiants, étant donné que vous êtes, je l’ai dit tout à l’heure, des milliers à suivre en même temps le cours, l’astuce, c’est de désactiver votre vidéo et de ne laisser que la vidéo du professeur active. Ça permet juste de pouvoir économiser les ressources en bande passante et de permettre la meilleure qualité vidéo possible pour le professeur.

 

Donc, vous suivez votre cours de 08h à 10 heures, directement en ligne avec le professeur, et puis, le cours sans que vous n’ayez rien à faire est automatiquement enregistré par la plateforme. Il y a des traitements qui se font derrière et peut-être qu’il y a une portion du cours pendant laquelle vous étiez un peu distrait ou vous aviez peut-être quelques difficultés de compréhension. Vous pouvez revenir le jour suivant, 24 heures après, et le cours que vous avez suivi en direct sera disponible sur la plateforme et vous pourrez le revoir, comme un replay d’une vidéo de ce cours-là directement.

 

Il y a également une autre possibilité d’interactivité qui est implémentée sur la plateforme et sur laquelle les enseignants vont être formés assez rapidement. C’est la création d’un forum de discussion au niveau de chaque cours. Le professeur pourra activer un forum sur lequel vous pourrez venir poser des questions, vous et vos autres camarades étudiants. Ainsi, une fois ou deux dans la semaine, selon son programme, le professeur viendra répondre à vos différentes questions. Et quand vous reviendrez après, regardez encore le cours, ces questions et ces réponses seront toujours là.

 

Tout cela en fait est mis en place pour permettre que, bien qu’étant en ligne, bien qu’étant à distance, vous puissiez interagir avec vos enseignants, que vous puissiez être dans les meilleures conditions pour pouvoir vous approprier les cours, pour pouvoir avoir le meilleur de la connaissance que les professeurs sont en capacité de pouvoir vous transmettre.

J’ai voulu faire cet exercice pour vous faire comprendre comment cette plateforme marche, vous faire entrevoir que la plateforme est vraiment là pour participer à votre succès. Ce n’est pas une plateforme qui est là pour créer des problèmes, mais réellement participer au succès, et c’est pour cela que le gouvernement est très en mode amélioration continue, c’est-à-dire qu’au fur et à mesure, nous améliorons le processus, nous améliorons la plateforme pour répondre aux besoins que vous avez, chers étudiants, chers internautes.

Il y a quelques questions diverses qui ont été également posées, notamment la question de la connectivité de nos universités. Ma collègue et moi, c’est un point très important que nous mettons en œuvre avec l’appui du gouvernement, sous le leadership du Président de la République. Il y a un projet du Réseau Béninois d’Education et de Recherche, le projet Rber, qui apporte de la connectivité au niveau de l’ensemble des sites universitaires soit dix sites universitaires pour la première phase. Et ce projet en est à une phase très active puisque les travaux de génie civil sont en train d’être effectués au niveau de ces dix sites universitaires. Le tirage de la fibre a également été fait au niveau de ces sites et l’étape restante pour avoir la connectivité sur laquelle nous travaillons actuellement, c’est la mise à niveau des salles serveurs et également le déploiement des points d’accès sans fil.

 

Lorsque le projet arrivera à son terme dans quelques mois, les sites de la phase 1 pourront, dans leur grande majorité, avoir des points d’accès Wi-Fi gérés, qui pourront donc permettre à ces universités de bénéficier de cette connectivité. Parallèlement à ça, les fournisseurs d’accès à Internet, les opérateurs qui existent au Bénin, sont très intéressés également par le fait de pouvoir proposer des solutions de connectivité au niveau de nos universités. Donc, chers internautes, vous qui avez posé des questions relatives à la connectivité, je veux parler de monsieur Wanou, de monsieur Lakpome, un certain nombre de personnes qui vous vous intéressez à la connectivité de nos universités, vous êtes maintenant rassurés que les actions sont en train d’être mises en œuvre, réalisées pour que, très prochainement, les universités soient des centres de connectivité pour tous les étudiants du Bénin.

 

Eléonore Yayi LKadékan : Merci beaucoup, ma chère collègue, pour ces éléments de réponses et surtout pour cette démonstration. Elle était nécessaire et j’espère bien que les internautes ont pris très bonne note et surtout pour les questions de récupération des mots de passe tels que ça a été dit. Je sais que nous avons recensé également les difficultés sur les mots de passe qui ne marchent pas, parce que dans l’alignement, il y a d’autres qui ont plusieurs prénoms, il faut quand même s’assurer du prénom qui est utilisé. Si vous avez 04 ou 05 prénoms, et que le premier ne marche pas, essayez de tenter les trois autres parce que d’autres utilisent simplement le premier puisque ce sont des initiales, et quand ça ne marche pas, ils se disent que le mot de passe n’est pas fonctionnel. Il faut le faire et aller jusqu’au bout.

 

De toute façon, il y a sur la plateforme, Madame la Ministre du Numérique l’a dit, une assistance en ligne qui pourra répondre à vos différentes interrogations. Il me semble que les autres, Madame la Ministre, se sont beaucoup plus intéressé aux frais, c’est-à-dire les allocations. Ce n’est pas directement la plateforme, mais ces préoccupations ne sont pas moins importantes, non plus.

Par exemple, Monsieur Koudus Adamou s’interroge sur le non-paiement des frais de mémoire, : « Pourquoi les frais de mémoire, depuis le temps n’ont pas été payés ? » Je crois que vous avez parfaitement raison. S’ils étaient payés, vous n’alliez pas les formuler en termes de soucis et je dois vous dire que les frais de mémoire, que ce soit des thèses, depuis quelques temps, ne sont plus payés par la Dbsu. La Dbsu se retrouve du côté de l’organisation, de la préparation administrative pour acheminer maintenant les dossiers vers la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique.

 

Et depuis que les dossiers vont là-bas, on n’a plus de problèmes de non-paiements. C’est vraiment programmé, exactement comme on paye les salaires. Mais du côté des frais de mémoire, effectivement, nous avons reçu quelques plaintes dans ce sens et nous avons investigué. Et ce qui nous est revenu c’est que, par exemple, les dossiers ne sont pas totalement bien montés, et vous savez qu’il y a une pièce fondamentale qui est le RIB qui, il faut le préciser, est un alignement de près de 24 chiffres.

Certaines personnes présentent des Rib de moins de 24 chiffres. Dans ces conditions, les Rib ne sont pas recevables, et quand ça arrive au niveau de la Direction Générale du Trésor, ils sont retournés. Mais regardez tout ça : ça part des établissements, c’est transmis au niveau des scolarités, les scolarités envoient ça à la Dbsu, la Dbsu s’organise dans ses sessions et acheminent. Si c’est au bout de tout ce parcours, qu’on découvre in fine qu’il y a une pièce qui n’est pas vraiment en bonne forme, ça fait perdre effectivement du temps. Mais malgré tout ça, laissez-moi quand même vous dire, Monsieur Koudus, que la Direction des bourses a fait des diligences avec le Trésor pour faire passer déjà 2345 dossiers pour les frais de bourse, de mémoires et de thèses. Donc, les personnes concernées pourront d’ici là constater le positionnement de leurs frais sur leurs comptes.

 

Par contre, Madame Ogné Ayodele, toujours un peu dans ce même volet, s’est interrogée beaucoup plus sur les bénéficiaires des bourses Internationales, pour les frais de rapatriement de ces boursiers-là. Lorsqu’ils finissent leur temps de formation, il faut qu’ils reviennent. Et pour revenir, effectivement, on leur envoie, les billets d’avion. Elle se demande pourquoi jusque-là, il y a un long silence pour faire rapatrier les Béninois boursiers qui ont fini.

 

Il faut déjà, surtout par ces temps de Covid, savoir faire la part des choses. Si ce sont des Béninois qui ont fini et qui, dans la perspective de leur retour, se sont retrouvés dans la période de Covid, où les aéroports ont été fermés, les frontières fermées, c’est tout à fait normal que ce constat soit fait en ce moment-là. Mais si ce n’est pas le cas et qu’il s’agit réellement de situations de personnes qui ont déjà satisfait à tous les préalables, tout le processus et qui n’ont toujours pas de réponse, oui, nous pouvons les recenser et voir avec la cellule des voyages officiels, puisque c’est la Cvo qui organise cela et qui positionne les billets dans les comptes des boursiers.

Si nous avons la précision sur ceux qui se retrouvent dans cette catégorie, nous pouvons évidemment faire les investigations pour faciliter leur retour. C’est toujours avec grand plaisir que nous accueillons nos compatriotes quand ils reviennent pour participer à la construction de notre chère nation.

Nous avons également Monsieur Pacôme Hounkpatin qui, lui, s’est intéressé aux diplômes de Licence et Master pour les examens nationaux.

 

Je crois qu’ils ne sont pas très nombreux puisque ce qui est essentiel ici, c’est autour de la plateforme. Comment faire les cours ? Comment rendre les cours attrayants ? Comment organiser les évaluations ? Donc, vous êtes à peine deux sur ce nombre-là, à vous intéresser à cela, et vous rejoignez ainsi certains Epes qui nous ont également sollicités pour trouver des solutions à cela.

Laissez-moi vous dire déjà qu’après ces trois ans, les attestations sont devenues chose effective. Les diplômes seront donnés après les attestations et vous transmettez les attestations pour récupérer les diplômes. Et vous savez que c’est sensible. Il faut vraiment prendre les dispositions et s’assurer que tout ce que nous avons fait comme choix de modèles est bien protégé, avant de laisser cela dans les mains des services pour la délivrance de ces diplômes. C’est ce qui fait que jusque-là, vous n’avez pas encore les diplômes, mais les attestations sont déjà accessibles. Donc, si vous n’avez pas encore pris vos attestations, je vous invite à aller les retirer pour évidemment les années 2017, 2018 et 2019. On a déjà donné, je crois, plus de 5000 attestations par rapport à cela et les coûts également ne devraient pas excéder 3000 à 3500 FCFA au plus, pour pouvoir retirer l’attestation.

 

Donc, voilà ce que je dirais, sinon les informations sont transparentes et claires au niveau de la Direction des Examens et Concours (Dec), ou bien la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur.

Mon cher ami Gildas Agbokoudjo, merci. Vous voulez savoir quel sort on peut réserver au cas des étudiants qui se retrouvent dans ce que nous appelons « dérogation ». Au fait, vous n’avez pas utilisé le mot « dérogation », mais vous savez que pour faire la Licence, déjà, dans les textes de Lmd, c’est prévu que cela se fasse en six semestres et les dispositions du Lmd prévoient évidemment qu’il y ait deux semestres en plus. C’est ce qui fait que la licence est donnée au bout de huit semestres maximum. Il me semble que vous avez déjà épuisé les huit semestres donc vous avez d’abord épuisé les six et puis vous avez également rapidement épuisé les deux autres. Vous avez donc consommé tous vos bonus. Il me semble qu’à ce niveau-là, les textes n’ont rien prévu en dehors de ça. Ce qui fait que vous posez la question, j’essaye de le savoir puisque nous avons fait une séance avec les responsables d’organisations estudiantines qui se sont intéressés à la question. Certains établissements ont quand même commis l’erreur d’inscrire pour certains, ceux qui se retrouvent dans ces catégories et d’autres ont refusé.

 

A partir de ce moment-là, les instructions ont été données pour que les recteurs puissent mieux organiser la gestion de ces questions afin que les uns ne soient pas favorisés, pendant que les autres sont évidemment bloqués. Donc mon cher Gildas, ce que je pourrais dire ici, selon les textes, il n’y a pas encore de solution, mais nous allons voir ce que les recteurs ont prévu par rapport à la situation qui est gérée de façon non harmonisée d’une entité à une autre.

 

Enfin, je crois que c’est le dernier intervenant ici, Monsieur Bruno Awokou, qui voudrait savoir si, éventuellement, la fermeture des ambassades du Bénin n’empiètera pas négativement sur la formation de nos étudiants, en l’occurrence ceux qui sont formés à l’extérieur via les bourses octroyées par ces derniers. Mais bien entendu, Non ! Non, mon cher ami Awokou, parce que les bourses sont délivrées, données par des organes et des organismes. Donc les bourses de coopération, les bourses même, disons, internationales, ça n’a rien à voir avec la fermeture ou l’ouverture d’une ambassade. Ce qui entre dans les raisons de fermeture ou d’ouverture d’une ambassade c’est beaucoup de choses. Mais ce qui est essentiel, c’est que vous ne serez pas du tout, bouleversés dans ces rapports-là, puisque c’est quand même des bourses interuniversitaires, des bourses internationales, et lorsqu’on ferme l’ambassade ça ne veut pas dire que les rapports sont achevés entre les Etats. C’est ce que je pourrais dire, que les bourses ne seront nullement affectées par ces fermetures ou ouvertures. Laissez-moi d’ailleurs vous dire que, curieusement, depuis quelques temps, nous avons reçu beaucoup d’annonces de bourses et ce qui est intéressant dans ces annonces de bourses, c’est que les Béninois se retrouvent souvent parmi les élites. Nous avons quelques retours et je profite en même temps pour vous inviter à toujours vous donner à la tâche, un travail bien fait et lorsque vous êtes à l’extérieur, vous savez que c’est toute la nation que vous portez dans votre démarche, dans votre travail. Le Président de la République même, c’est ce qu’il a toujours dit : l’excellence partout où nous sommes, l’excellence dans ce que nous faisons et que nous soyons véritablement excellents et transparents.

 

Voilà donc ce que je vais dire à mon cher ami Bruno. Madame la Ministre, les questions bien que nombreuses se rejoignent d’un internaute à un autre et je pense que la question essentielle qui est beaucoup revenue, c’est bien celle du coût et, je pense que quand vous avez annoncé la décision du gouvernement, j’ai vu que beaucoup de questions qui ont été formulées s’annulent en même temps puisque c’est la question de coût qui est la principale pour nous. Le reste, je crois que nous continuerons par les recenser sur l’adresse www.ask.gouv.bj et dans les adresses de nos ministères respectifs. Merci beaucoup.

 

Aurélie Adam Soulé Zoumarou  : Tout à fait Madame la Ministre, je crois qu’effectivement, les questions qui n’ont pas eu de réponses directes, ou bien si nos réponses ont peut-être suscité d’autres questions, ces questions peuvent être posées sur les différents canaux qui sont souvent les points d’échanges avec les internautes.

 

Au niveau du ministère du Numérique, c’est numerique@gouv.bj  et il y a le site www.ask.gouv.bj également.

Je voudrais comme mot de fin, vraiment aborder deux ou trois points essentiels qui me tiennent à cœur. C’est que le gouvernement, chers étudiants, veut votre succès. C’est pour ça que cette plateforme a été mise en œuvre. Cette plateforme participe à votre succès parce que dans le contexte de la crise, comme l’a dit ma collègue au début de son intervention, le gouvernement a choisi de ne pas croiser les bras et de ne pas subir, mais de tirer dans le génie béninois les solutions pour faire face à la crise pour ce qui concerne le secteur de l’éducation, comme d’ailleurs tous les autres secteurs ; Et pour le secteur de l’éducation, en mettant en place dans l’enseignement supérieur cette plateforme d’e-learning. Donc chers étudiants, retenez que la plateforme n’est pas là pour vous compliquer la vie, elle est là pour faciliter la transmission du savoir. C’est pour ça, et c’est le deuxième point, le gouvernement, le Ministère, les deux Ministères, les équipes techniques n’arrêtent pas de rechercher, de trouver des solutions pour répondre aux différentes préoccupations.

 

Vous avez pu le constater, entre le 11 mai 2020 et maintenant, nous avons fait évoluer la plateforme et nous avons aussi vu la progression croissante au niveau de l’adoption de cette plateforme. La Ministre de l’Enseignement Supérieur a aussi expliqué la sensibilité du gouvernement face aux questions d’évaluation dans le contexte actuel, et elle a très bien dit dans quelles conditions les évaluations vont se faire et la façon dont ces évaluations se feront pour que les choses soient au beau fixe et que la plateforme soit un élément qui concourt au succès et à la réussite de l’année.

 

Alors, je voudrais vous inviter, chers étudiants, chers internautes, à prendre action. Vous savez, c’est comme lorsque, vous avez un traitement à prendre, je vais prendre cette image-là : tant que vous ne prenez pas le comprimé et que vous l’avalez, ce n’est pas la présence du comprimé ou son existence qui constitue le traitement. C’est un peu comme ça aussi pour cette plateforme, les préoccupations que vous avez pu émettre, le gouvernement apporte des solutions. Maintenant, il faut aussi qu’à votre niveau, vous preniez en mains les choses et que vous mettiez en œuvre les solutions qui sont proposées : les salles, les points numériques communautaires, lorsque vous avez des problèmes de terminaux, des problèmes de connectivité, que vous puissiez également suivre les procédures qui sont prescrites. Tout cela facilite, comme je le disais, l’adoption de la plateforme. Et je pense qu’avec tout cela, nous serons, tous ensemble, heureux et fiers d’avoir mis en œuvre cette innovation dans notre pays, le Bénin.

 

Je vous remercie, je remercie tous les internautes et donc je rappelle que www.ask.gouv.bj, vous pourrez toujours y aller pour poster vos questions et retrouvez les réponses à ces différentes questions que vous avez déjà eu à poser. Merci.

 

Eléonore Yayi Ladekan : À mon tour également, comme ma collègue, je dis deux ou trois choses. La première chose c’est que je suis très heureuse de voir la pertinence de vos préoccupations et à ces préoccupations, nous avons donné des réponses et nous ferons en sorte que ces préoccupations-là, soient satisfaites durablement, c’est-à-dire que nous prendrons toutes les dispositions pour que l’organisation des cours déjà pour le deuxième semestre qui va finir se déroule très bien et que les évaluations également n’éjectent personne.

D’ailleurs, ça a été un vrai débat au cours des conseils derniers où, véritablement, nous avons essayé de voir la question centrale : Est-ce que le niveau de participation est correct ? Donc nous avons répondu à ces questions et nous prenons l’engagement de faire en sorte que les instances universitaires qui sont dans l’organisation puissent en tenir compte. D’ailleurs, nous avons fait en sorte que le temps soit revu un peu à la hausse pour permettre de pouvoir finir.

 

Donc, nous sommes très heureux de vous voir si nombreux à cette session, cette treizième session et nous pensons que nous allons garder le contact par nos liens, pas nos adresses pour qu’aucune de vos préoccupations ne reste sans solution. C’est notre devise : toutes les solutions, toutes les préoccupations doivent avoir leur solution. A chaque préoccupation, ses solutions.

Nous vous remercions pour votre attention et passons également par ce canal pour saluer tous les enseignants qui se sont donnés à la tâche, saluer les équipes rectorales qui suivent, qui veillent sur la qualité de ce qui est mis en ligne et inviter les autres qui eux aussi, font des efforts croissants, parce que c’est une nouvelle technologie, on ne l’oublie pas, qui bousculent un peu les habitudes, mais nous les encourageons à ne pas baisser les bras. Et comme ma collègue l’a dit, le Covid-19 est là, fait son développement mais nous, ça ne nous empêche pas de continuer la formation et de faire de l’Homme, un capital très riche attendu pour le développement de la nation. Merci beaucoup à vous, salut et à la prochaine fois.

 

Source : AskGouvbénin

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