Non-organisation des élections professionnelles au Bénin de 2011 à 2020:« C’est le manque de volonté politique »

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La non-organisation des élections professionnelles de 2011 à 2020 n’est pas du fait des Centrales et Confédérations syndicales, mais plutôt du manque de volonté politique des pouvoirs qui se sont succédé de 2011 à 2020. C’est ce que pensent les secrétaires généraux de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, et de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré. Ils l’ont fait savoir hier dimanche 21 février 2021 sur l’émission « 90 minutes pour convaincre ». Pour le secrétaire général de la Csa-Bénin, il a manqué la volonté politique parce qu’il s’agit en fait du respect des textes. « Les textes ont bien fixé la durée d’une mandature de représentativité et si à un moment donné l’autorité s’est refusée d’appliquer les textes, il faut qu’elle assume. Nous devons souhaiter que ces genres de situations n’arrivent plus. Pour cela, il s’agira pour chaque acteur de jouer sa partition pour que les textes soient appliqués et si on applique les textes, en 2026, nous devons avoir de nouvelles élections professionnelles avec l’implication de tous ceux qui doivent mettre la main à la pâte pour une belle organisation. La durée de 11 ans, est un très mauvais exemple », a expliqué Anselme Amoussou. Il a été renchéri par son collègue de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, qui estime que toutes les fois qu’il s’est agi d’organiser la troisième édition, cela n’a pas été fait, parce que les pouvoirs en place se sont toujours rétractés. « Ce n’est pas les organisations syndicales qui organisent les élections. C’est bien le pouvoir. Le pouvoir qui décide d’organiser, se rétracte. Donc, cela fait qu’on les a toujours annoncées pour qu’elles ne soient jamais organisées. Cette année, nous avons la chance d’avoir ces élections, il faut dire que c’est au bénéfice du pouvoir actuel qui a décidé finalement d’organiser ces élections. Ce n’est pas la faute des Centrales et Confédérations syndicales. C’est la faute des pouvoirs qui se sont succédé, qui n’ont peut-être pas vu l’importance qu’il y a, à organiser ces élections », a-t-il conclu.

 

Léonce Adjévi          

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