Nouveau départ:La Cnddb évalue les chantiers de Talon

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Les responsables de la Coordination nouveau départ diaspora Bénin (Cnddb) ont organisé au profit des Béninois de France et d’Europe, une séance d’échanges le samedi 16 mars 2019 à Paris. Ces causeries ont permis d’évaluer les chantiers, les heurs et la vision qui ont marqué le parcours des trois premières années de la gouvernance du président de la République, Patrice Talon.

« De l’édification du socle à la construction de l’œuvre : regards prospectifs sur le régime de la Rupture ». C’est le thème central sur lequel les échanges ont porté lors de la rencontre entre la Coordination nouveau départ diaspora Bénin (Cnddb) et les Béninois de France et d’Europe.  Dans son propos introductif, le président de la Cnddb, Maxime Avognon, a rappelé que le Bénin doit se forger une mentalité de développement et  la Diaspora doit pleinement jouer son rôle. Sur l’aspect de l’atteinte des Odd, une avancée notable a été observée. Par des données chiffrées, Martine Gnambodoé, Faustin Aïssi et Ubald Assogba ont démontré que l’exécution du Pag intègre les objectifs du développement durable. Qu’il s’agisse de l’accès à l’énergie et à l’eau, de l’éducation, des infrastructures, de la santé ou de la prise en compte de la problématique du genre, les actions du gouvernement sont arrimées aux objectifs des Nations-Unies pour un développement durable et résilient. Cette thématique fera l’objet d’une conférence qui sera organisée par la Cnddb à Genève au mois de mai prochain en marge de la session ordinaire des nations unies. Revenant aux réformes mises en œuvre dans le secteur du tourisme, l’intervention d’une touriste française a marqué l’assistance. Maître Tancelin a fait part de l’originalité des sites visités, de la sécurité qui règne au Bénin et de l’accueil à elle réservé par les populations. Elle a souligné la richesse du patrimoine culturel du Bénin et les efforts des gouvernants à élever les infrastructures touristiques  au niveau des standards internationaux. Les mesures comme e-visa, la fin des tracasseries et du rançonnement à l’aéroport ont ravi les Béninois de l’extérieur. La crise électorale a été aussi abordée lors de la rencontre. Il est de notoriété publique que Patrice Talon a hérité d’un État « saccagé, fragilisé, fragmenté, banalisé, descendu de son piédestal; un État dans lequel tout ou presque tout devrait être réformé». C’est par cette citation d’ Adrien Houngbédji que Séraphin Noudjenoumè a introduit son propos pour montrer l’ampleur du travail réalisé par le gouvernement pour remettre à l’endroit ce qui a été mis à l’envers pendant une décennie de gouvernance ubuesque. Reformer un pays fracassé, dit-il,  oblige à faire un diagnostic de l’existant, à opérer des choix, et à prospecter tous les champs possibles d’un développement inclusif. Et le tout dans l’urgence du devoir. Ainsi en 3 ans de gouvernance, l’énergie est revenue, Maria-Gleta renaît des décombres, l’eau est à la portée, l’écolier est retenu à l’école par la cantine scolaire, les routes urbaines et dessertes villageoises sont en chantier et tutti quanti. Les institutions politiques sont également inscrites dans la dynamique des réformes en cours. Au sujet des élections législatives, les choses deviennent dures, elles se tendent, les relations se crispent, les résistances au changement se font  prégnantes, fait remarquer l’orateur. Il a relevé la disponibilité entière du chef de l’Etat à organiser des élections inclusives par l’appel aux forces politiques à explorer tous les voies et moyens consensuels de sauvegarde de la démocratie béninoise. Pour la diaspora, les élections sont une fête. Et en Afrique, plus il y a du monde au festin, mieux le pays se portera. En conséquence, la Cnddb lance un appel aux acteurs politiques pour célébrer la fête électorale. Dans son propos introductif, le président de la Cnddb a rappelé que le Benin doit se forger une mentalité de développement. Car, in fine, la seule chose qui compte en politique, la noble politique c’est-à-dire la gestion désintéressée de la chose publique, c’est d’améliorer le niveau de vie des populations et d’assurer l’accès équitable au bien commun.

 

Dodji Ekoué (Coll)

 

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