Obtention des récépissés provisoire et définitif par la Fcbe:Le pragmatisme des réformistes

0
2785

Le parti de l’opposition, la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), a obtenu ses récépissés provisoire et définitif de conformité à la Charte des partis politiques en vigueur au Bénin. Cet exploit du parti de l’ancien prési-dent Yayi Boni n’aura été possible sans le réalisme et le pragmatisme de cer-tains barons de la Fcbe.

Théophile Yarou, Paul Hounkpè et Issifou Amadou. Ce sont les héros du parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) depuis le 17 septembre 2019. Pendant que leurs alliés Eugène Azatassou, Alassani Tigri et consorts étaient  dans une position ambigüe, le trio accusé à tort de tous les noms d’oiseau s’est montré réaliste et pragmatique. Les anciens ministres de la Défense nationale, de la Culture de Yayi Boni et l’ex-député Fcbe de la 8ème circonscription électorale ont pris leurs responsabilités. Conformément aux exigences des nouvelles lois, ils ont organisé un nouveau congrès au cours duquel des responsables du parti recherchés par la justice ont été retirés du Bureau exécutif national. Curieusement, ce geste salué par les militants a été blâmé par certains membres du Bureau exécutif national proches du leader charismatique du parti. Alassani Tigri, Eugène Azatassou et compagnie, res-tent campés sur leur position qui a été à l’origine de l’inédite crise électorale et postélectorale connue par le Bénin. Pour eux, il est hors de question que le parti Fcbe organise un autre congrès après celui tenu à Parakou le 10 février 2018 avant l’adoption de la nouvelle Charte des partis politiques le 26 juillet 2018. Ce point d’achoppement qui risque de compromettre encore la participation du parti Fcbe aux prochaines élections locales, communales et municipales, n’a pas laissé indifférents les organisateurs du congrès réformiste. Ils ont décidé de déjouer le complot ourdi contre l’intérêt général. Avec les récépissés provisoire et définitif, la Fcbe peut en toute tranquillité préparer les joutes électorales de 2020. Du coup, le parti est totalement en phase avec ses militants qui souhaitent la participation de leur formation politique aux prochaines élections. Or, rien n’était sûr avec la politique jusqu’au boutiste des contestataires qui ne privilégient pas l’intérêt de la base, mais plutôt de certains barons qui n’animent plus la vie politique nationale et les activités du parti en raison de leur absence du territoire depuis des mois. Face à un tel tableau et selon toute logique, il était plus qu’un impératif de sortir de l’incertitude et des perspectives obscures entretenues par le clan Tigri, Aza-tassou, Djènontin, Koutché, Bako et Dossou. La décision prise par le dé-sormais Secrétaire exécutif national Paul Hounkpè, le 1er Secrétaire exécutif adjoint Théophile Yarou, et le Coordonnateur de la 8ème circonscription électorale, Issifou Amadou, est de loin une réponse à l’angoisse et au pessimisme qui s’installent dans les têtes des Cauris. Il y a lieu de rappeler ici l’adage populaire qui dit « on ne s’assemble pas tous pour être bêtes ». C’est d’ailleurs ce qu’ont compris Théophile Yarou et consorts. En se montrant réalistes, ils sont désormais convaincus d’animer la vie politique nationale. Surtout avec le récépissé définitif délivré hier mardi 24 septembre 2019, au parti par le Ministère de l’intérieur. C’est donc la porte du non-retour. Azatassou, Tigri et autres feront mieux de vite rentrer dans les rangs.

 

Pourquoi pas Usl, Re et Pcb ?

 

Considérée comme une force de l’opposition, la Fcbe a désormais un acte d’existence légale et à ce titre, elle est dans la légalité. Pourtant, une certaine opinion a laissé croire que le pouvoir Talon ne serait pas disposé à lui délivrer l’acte parce qu’il a peur d’aller en compétition avec elle. Les données au-jourd’hui doivent pousser ceux qui ont émis de tels jugements et doutes à se raviser. Plus important, les autres partis à savoir l’Union sociale libérale (Usl), Restaurer l’espoir, et le Parti communiste du Bénin (Pcb) qui, pour de faux clichés ou des considérations approximatives traînent les pas, doivent aller à l’école de la Fcbe pour accomplir cette formalité non-négociable. Au lieu d’user de pratiques dilatoires qui ne sont pas à leur avantage, il vaut mieux qu’ils empruntent le boulevard des Cauris.

 

Abdourhamane Touré

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here