Obtention du récépissé provisoire :Usl et Re toujours à la traîne

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Ils ne se pressent pas pour obtenir leurs récépissés provisoires. Les partis Union sociale libérale (Usl) et Restaurer l’espoir (Re) se font toujours prier alors même qu’ils étaient les premiers à brandir l’exclusion au cours des élections législatives d’avril 2019. Le temps passe, des partis politiques nés hier obtiennent leurs récépissés, mais ces deux partis de l’opposition feignent de maintenir le statu quo. A quelle fin ?
Pourquoi ils ne se manifestent pas pour se faire enregistrer alors même qu’ils savent que sans cette formalité les portes des prochaines élections leur seront hermétiquement fermées? Le comportement des leaders de ces deux partis de l’opposition surprend tout même, surtout quand on sait qu’ils étaient les grands défenseurs de la cause d’exclusion lors des récentes élections législatives. Pourtant, ils n’étaient pas les seuls à être dans le cas. La quasi-totalité des partis qui les soutenaient dans le temps sont désormais porteurs de leur sésame alors que ces deux sont toujours à la traîne. Doit-on encore parler d’exclusion? La question reste entière. Les formalités se font assez aisément au niveau du Ministère de l’intérieur et les demandeurs sont ravis, in fine, d’avoir leurs documents. En effet, depuis un moment, plusieurs partis politiques ont obtenu, sans effort, leurs récépissés. Il s’agit du parti Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dud) de Valentin Aditi Houdé et le parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio. Ces deux formations politiques qui n’ont justement pas pu participer aux élections législatives en raison de ce document ont pu l’avoir par la suite sans vraiment forcer. Quelques mois après la régularisation de ces deux partis, ce fut le tour de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Yayi Boni et ses amis sont également sortis de l’informel en obtenant leur récépissé provisoire. Beaucoup avaient prédit que ce parti n’obtiendrait jamais son document, mais c’était sans compter avec le légalisme rigoureux qui caractérise le gouvernement actuel. A partir du moment où ce parti a réussi à satisfaire à la demande du Ministère de l’intérieur qu’est d’organiser une Assemblée générale, il ne restait plus rien d’autre qu’à lui délivrer le document. Cela a été fait donc et la Fcbe a pu avoir son récépissé. A la suite de ces trois partis politiques qui n’ont justement pas pu prendre part aux élections législatives en raison de cette défaillance, il y a eu par la suite, de jeunes partis politiques qui ont obtenu leurs récépissés parce qu’ayant rempli les formalités souhaitées. Il s’agit du Parti la flamme renouvelée et du Parti pour l’engagement et la relève (Per). Cette dernière formation politique a obtenu son récépissé définitif  vendredi 29 novembre 2019 au Ministère de l’intérieur. Il a, tout comme les autres, vu son dossier rejeté en avril 2019. Les ténors du parti, ont sans désemparer, mis les bouchées doubles afin de corriger les imperfections. Ce travail de fond qu’on demande justement à l’Usl et Re a été fait par le Per qui peut se réjouir désormais avec son leader Nathanaël Koty d’avoir son sésame. Quoiqu’on dise, ces jeunes partis sont officiellement nés avant ces deux de l’opposition qui continuent de se réfugier dans l’informel. Dans tous les cas, le train ne les attendra pas. Il continuera d’avancer, car ce qui reste à faire est encore énorme.
L’Usl et Re se font du mal
Sur le terrain de l’obtention du récépissé, les deux partis de l’opposition n’auront plus d’argument à faire valoir. Surtout que l’un d’eux à savoir la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a pu l’avoir, il y a donc des raisons évidentes qu’ils le peuvent aussi. L’argutie qui consisterait encore à ressasser ces plaintes d’hier ne pourra pas prospérer. Pendant qu’il est encore temps, chacun des partis de l’opposition doit faire l’effort de se conformer, car demain risque d’être orageux. Lorsqu’ils auront craché sur les Communales en se refusant de se faire enregistrer, ils réduiront sans conteste le nombre d’élus communaux. Incidemment, ils impacteront sur le quota des 16 maires à avoir pour donner une chance au potentiel candidat de l’opposition. La responsabilité leur incombera sans doute au cas où les partis de l’opposition ne réussiront pas à avoir le nombre d’élus souhaités pour passer la candidature pour la Présidentielle. Leur refus de se formaliser ne fera pas seulement du mal à leur parti et à leurs militants, mais beaucoup plus aux autres partis de l’opposition qui ne sont pas d’ailleurs nombreux et qui ont beaucoup plus besoin d’eux pour être forts. Même si jusque-là on est loin de comprendre les raisons qui fondent l’attitude de ces partis, il est regrettable de noter qu’ils se font plus du mal qu’à Patrice Talon.
Abdourhamane Touré

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