Olou Olawolé au sujet de la transhumance au Bénin:« Ce n’est pas une mauvaise activité en soi »

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L’émission « Ma part de vérité » du dimanche 25 novembre 2018 a reçu le point focal de la transhumance du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Olou Olawolé. Il a expliqué les raisons des affrontements observés ces derniers temps entre éleveurs et agriculteurs tout en précisant que des dispositions sont prises pour contrer le phénomène.

Depuis peu, les affrontements liés à la transhumance sont récurrents au Bénin. Selon Olou Olawolé, Point focal de la transhumance du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, que cet état de chose découle de l’irresponsabilité de certains individus. « Ces derniers prennent de l’argent chez les éleveurs au nom des autorités et leur garantissent une libre circulation de leurs troupeaux alors que des circuits sont bien tracés pour ce genre d’activité au Bénin », a-t-il fait savoir. Ainsi, les éleveurs, dans leur déplacement, se heurtent à des barrières qui provoquent leur révolte, puisque pour eux, il ne devrait plus y avoir d’obstacle sur leur chemin. « C’est ce qui est à la base souvent des conflits. Il y a également, l’ignorance de ces personnes qui ne connaissent par la réglementation », a-t-il ajouté. A son avis, ce n’est pas une mauvaise activité en soi.

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Elle constitue une occasion d’échange qui peut beaucoup apporter à l’économie nationale. C’est pourquoi l’Etat a pris ses responsabilités en ce qui concerne celle transfrontalière en fixant une taxe de 5000 Fcfa par tête de bétail. Ces pasteurs doivent s’acquitter de cette taxe avant de franchir la frontière sous la délivrance d’un certificat considéré de laisser-passer avec l’indication des circuits pour éviter les affrontements. L’invité a expliqué que certains éleveurs quittent leurs campements sans prévenir les autorités compétentes. Il a également précisé que de nouvelles dispositions sont en train d’être prises pour que des cas d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs soient réprimés. « Quand les troupeaux envahissent un champ, le propriétaire est invité à saisir les autorités compétentes afin qu’il soit dédommagé », a-t-il martelé.
Donald Kévin Gayet (Stag)

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