Opérationnalisation d’une centrale électrique de grande capacité:Enfin, Maria-Gléta2 pour mars

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Après la mise en service des centrales de Porto-Novo, de Parakou et de Natitingou, entièrement réhabilitées par le président Patrice Talon, ce sera, bientôt, le tour de la centrale thermique dual fuel de Maria-Gléta 2 de cracher ses 120 mégawatts. Le coordonnateur de projet, Emeric Tokoudagba, en a donné l’assurance au ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, hier mardi 12 février 2019 lors de sa descente sur le terrain.

Encore un mois, et la centrale thermique dual fuel de Maria-Gléta 2 va commencer par produire du courant électrique. C’est du moins l’engagement solennel pris par le coordonnateur de projet, Emeric Tokoudagba. Selon lui, cette gigantesque infrastructure dont les travaux ont démarré seulement en février 2018 connaît actuellement un taux d’exécution physique de 90%. Déjà, 60% des auxiliaires des moteurs qui sont nécessaires au démarrage sont mis en service. Quant aux livraisons de combustibles, ils ont commencé. Dans l’ensemble, le taux de livraison des équipements affiche 99,5% contre une réalisation financière de 88%. Le système d’incendie est testé. Le système d’eau fonctionne déjà. Deux moteurs ont été remplis d’eau. L’échappement du moteur 7 qui va démarrer est en train d’être raccordé. L’alignement est fait. L’alternateur est scellé. Les moteurs sont remplis d’huile. C’est pourquoi, a-t-il rassuré, la centrale entrera en production dans un mois. « Dans un mois, nous serons prêts pour mettre en route le premier moteur. Nous tenons à rassurer la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et les populations que nous allons tenir dans les délais. Le bout du tunnel est dans quelques jours », a martelé Emeric Tokoudagba. Pour faire toucher du doigt cette évidence à l’autorité ministérielle et à sa suite, le coordonnateur de projet leur a fait visiter les différents compartiments de l’œuvre. De la salle des machines à la salle électrique, en passant par la salle de commande, la salle de traitement des huiles, la salle de stockage des combustibles, la zone radiateur et le poste électrique, les hôtes du jour ont pu se convaincre de ce que l’infrastructure érigée vaut l’investissement fait : 106 milliards de francs Cfa.

 

Les attantes comblées

 

Emerveillé, le ministre de l’Energie ne s’est pas empêché de faire usage d’adjectifs pour dire combien les travaux réalisés comblent ses attentes. « Ce que nous voyons aujourd’hui est édifiant. C’est extraordinaire. En moins de douze mois, nous avons 90% de taux de réalisation physique » ! a-t-il lancé avant d’avoir la péroraison selon laquelle ses fréquences de visite sur le site vont baisser. Le Numéro 1 de l’Energie au Bénin a également fait constater que ce chantier qui s’est exécuté pendant quatre cents jours s’est fait avec rigueur et minutie et réalisé sans accident majeur. C’est une prouesse », s’est-il réjoui. Pour finir, il a remercié le Chef de l’Etat pour avoir mis les moyens à disposition et aussi l’ensemble des parties prenantes. « Le gouvernement travail avec méthode et discernement. J’entrevois l’avenir avec optimisme. Je voudrais féliciter l’ensemble des acteurs qui ont permis ce résultat. Le 1er des Béninois est fier d’eux », a-t-il fait savoir.

 

La Sbee reconnaissante

 

Impressionnée par la qualité de l’ouvrage, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), principal bénéficiaire de ce joyau, par la voix de son directeur général, a dit toute son admiration pour le travail abattu. Il a, de fait, remercié le gouvernement du président Patrice Talon pour avoir initié ce projet. « Nous sommes rassurés de la qualité des travaux et souhaitons que la mise en service prévue soit dans les délais », a déclaré Laurent Tossou. Profitant de l’occasion, il a rassuré les clients que les perturbations enregistrées ces derniers temps n’émanent pas de la société, mais sont plutôt l’œuvre d’individus mal intentionnés qui sabotent son réseau de distribution. « Nous mettons en garde les auteurs de ces sabotages. Nous ferons en sorte qu’ils soient punis avec la dernière rigueur », a-t-il martelé.

 

Joël Samson Bossou

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