Parakou:La tornade a fait deux morts à Banikani 

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La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Parakou, le mardi 16 avril 2019 a fait deux victimes sur le ponceau reliant Banikani à Titirou. Un jeune  tentait de traverser cet ouvrage de franchissement a été vite emporté par les eaux fluviales.  Un conducteur de taxi-moto communément appelé Zémidjan avait tenté de le sauver. Mais hélas ! Lui aussi a été entraîné par le courant d’eau. Les deux corps  des victimes ont été retrouvés hier matin. Sur-place, les éléments de la police républicaine commis pour le constat d’usage  ont eu du mal à contenir la horde de curieux qui contemplent le corps du Zémidjan complètement embourbé à  environ à 600 mètres du ponceau. Seul son  uniforme permettait  de l’identifier. Il faut reculer de 300 mètres dans la boue pour voir le corps du jeune homme qu’il a tenté de sauver la veille. A 100 mètres du lieu du drame se trouvait l’atelier d’un électricien.  Dramane a assisté à la scène. Malheureusement, son appel au secours a été vain. « Hier, on était là vers 22heures quand le jeune homme à moto dame passait. Malgré notre cri d’alerte lui interdisant de continuer son chemin, il est entré dans l’eau,  et le pire est arrivé. Quelques instants après,  un Zémidjan a garé son engin à côté du pont pour le  sauver. Mais lui aussi l’a suivi », a-t-il raconté. Mouhamed Issifou, l’un des riverains a témoigné que l’eau de ruissellement qui a traversé ce pont est comparable à celle d’un barrage.  « L’eau là, c’est trop. C’est comme un barrage ». Le ponceau, faut-il le rappeler, est un prolongement de l’un des grands collecteurs d’eau de la ville de Parakou qui engendre une rivière. Plusieurs fois, avant même ce drame, les populations avaient attiré l’attention des autorités sur la fragilité de l’infrastructure qui ne tient plus devant la furie des eaux pluviales. Cet appel a été entendu selon Idrissou Syllas, chef du 2ème arrondissement de Parakou. « Le pont de Titirou est un danger public. Raison pour laquelle dans  le budget exercice 2019,  des ouvrages de franchissement tel que ce pont sont prévus pour être réalisés », a-t-il rassuré. Mais le danger n’est pas écarté tant que le pont n’est pas reconstruit. Il faut signaler que d’après le rapport de l’agent légiste, les victimes sont mortes par noyade. « Ils sont morts par noyade puis-que nous avons constaté l’écoulement de l’eau et du sang de leurs  narines », a certifié Florentine Avougnawou l’agent de santé. 

 

Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)

 

 

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