Participation au dialogue politique:L’opposition légale a privilégié l’intérêt national

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D5-Presidence benin

La Force cauri pour un Bénin émergent (Fcbe) de l’ancien président de la République, Yayi Boni, la Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) de l’ancien ministre Soumanou Toléba, le Parti la flamme renouvelée (Pfr) de Gabriel  Laurex  Ajavon qui  se réclament  tous  de l’opposition  étaient  aux  assises des 10, 11  et 12 octobre 2019  au Palais des Congrès. Après doute et incertitude, ils ont jeté l’éponge en renonçant au boycott du dialogue politique. Ils ont fait preuve de responsabilité en privilégiant l’intérêt supérieur de la Nation.

Beaucoup de questions étaient sur les lèvres quant à la participation au dialogue politique des partis de l’opposition légalement constitués. La Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de l’ancien président de la République, les Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb),  le Parti la flamme renouvelée (Pfr) ont participé activement aux  assises du dialogue politique aux côtés des autres forces d’obédience proche du chef  de l’Etat ou soutenant les actions de son gouvernement. Cet  acte de grande portée a incontestablement déjoué les plans des adversaires dont la seule obsession est de vouer aux gémonies toutes les initiatives  du président de la République. A la convocation  de ce dialogue politique, certains, trouvant que c’est  un piège ou une ruse  de  Patrice Talon, ont du coup, laissé véhiculer au sein de l’opinion publique leur souhait de voir le projet échouer. Ils sont allés plus loin en improvisant leur propre « dialogue » au Chant d’oiseau à Cotonou dans le vilain dessein de mettre en échec l’initiative du chef de l’Etat. A la tête de cette entreprise, on retrouve  l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo, conduisant depuis plus de deux ans une opposition farouche  au régime en place.  Dans ce contexte où se déroulaient  aux mêmes dates deux rencontres dont les objectifs sont différents, d’un côté au Palais des congrès, qui a connu la participation effective des partis de différentes obédiences et, de l’autre, au Chant d’oiseau, avec des forces dites de résistance, les adversaires du chef de l’Etat pensaient avoir pris une ascendance psychologique.   Dans leur imagination, ils  ont  évoqué l’absence des partis de l’opposition du côté du Palais des congrès. Ces manœuvres de mauvaise foi répondent à une stratégie politique dont les initiateurs espéraient tirer des dividendes. Ils ont même avancé avec certitude que la Fcbe de Yayi Boni et le Pfr de Laurex Adjavon, frère de Sébastien ne seront pas aux assises du Palais des congrès. Car,  mettre tout en œuvre pour que l’opposition légale ne se présente pas aux assises initiées par le chef de l’Etat fera grand bruit et sera perçu comme une victoire sur Patrice Talon.  Mais, c’est mal connaître le seul commandant à bord de l’Appareil d’Etat depuis avril 2016. C’est mal connaître l’homme qui ne baisse jamais la garde devant une telle adversité. C’est lui prêter des intentions de capitulation sans avoir  combattu. Patrice Talon  qui a soigneusement préparé son projet, puisqu’il en a fait une promesse depuis le 20 mai 2019, a pris ses adversaires à contre-pied. S’il a choisi de programmer ces assises en ce temps-là, sans faire du bruit, ni aucune grande communication, c’est qu’il a dans son for-intérieur une stratégie dont lui seul détient le secret. On ne tardera pas à s’en convaincre.

 

Les choix qui ont convaincu les partis d’opposition

 

A la surprise générale, le chef de l’Etat a confié les commandes de ce dialogue à une personnalité de poids, la somme d’une longue expérience tant au Bénin qu’au-delà des frontières nationales. Le choix porté sur le professeur Dorothée Sossa, doté d’une autorité morale et intellectuelle, capable de concilier les positions antagonistes a dérouté l’opposition illégale et donné des gages d’un rendez-vous sincère et franc aux partis légalement constitués. La désignation du professeur Victor Tokpanou a renforcé cette confiance dans les têtes des leaders politiques conviés aux assises. Ce  duo qui a présidé les travaux a permis surtout la tenue et la  réussite de ce dialogue. C’est la preuve que le chef de l’Etat a minutieusement préparé cette rencontre avant de l’annoncer à travers  la convocation envoyée aux partis reconnus devant la loi. La Fcbe dont la participation a fait écho partout a compris qu’elle devrait prendre ses responsabilités en s’affirmant au cours de ce dialogue. Alors qu’elle était annoncée absente, elle y était.  Selon des indiscrétions,  c’était  pour lire un mémorandum à l’ouverture des travaux et se retirer, mais par la suite, elle a décidé de prendre part aux débats de haut vol après avoir entendu le discours plein d’espoir du chef de l’Etat. Théophile Yarou, Paul Hounkpè, Allassane Soumanou Djemba, El Farouck Soumanou, Fred Houénou et bien d’autres se sont montrés dignes de leur base en choisissant de participer intégralement aux travaux. Au lieu de se résigner dans la contestation, ils ont compris qu’il est temps de dialoguer avec les autres pour trouver des solutions à leurs revendications politiques. Ils ont le mérite d’aborder des  questions pertinentes dont ils ont reçu les assurances qu’elles seront étudiées pour des solutions appropriées. Les conclusions du rapport en disent long.

 

Des conclusions qui séduisent

 

Evoquant les conclusions  du dialogue, le Directeur de l’Ecole de la  Fcbe, Eugêne Azatassou,  toujours en verve contre le régime Talon, a estimé qu’elles sont les bienvenues. Le responsable du parti  choisit ainsi de ne pas aller droit au but pour reconnaître ce qui a été fait dans le sens de l’apaisement. Il préfère prendre des détours pour l’affirmer. Les conclusions concernent entre autres les mesures d’apaisement au bénéfice des personnalités fuyant la justice devant laquelle elles doivent répondre des méfaits dont elles sont accusées. Eugène Azatassou devrait se taire ou à défaut féliciter  ses compagnons qui ont accepté d’aller au dialogue pour exprimer leurs doléances. Si les mesures annoncées se concrétisaient, le mérite en revient aux partis qui ont participé au dialogue, notamment la Fcbe, la Fcdb, le Pfr, l’Up, le Br, le Prd, le Moele-Bénin et l’Udbn. Ils ont tous marqué les débats à travers leurs diverses contributions, en l’occurrence en ce qui concerne la révision des lois électorales. Quant aux partis refusant le dialogue, ils doivent laisser de côté leurs propres intérêts pour se mettre dans la danse. Lorsque la patrie vous appelle, c’est un devoir constitutionnel de répondre à l’appel. Aux partis non constitués ou à l’opposition qui sort du cadre légal pour se faire entendre, qu’on leur rappelle que nos textes et lois faisant bloc de constitutionnalité, constituent le gage du vivre-ensemble. Ils doivent veiller à tout moment à leur respect et tant qu’ils sont en vigueur, il ne faut pas le livrer au pillage. Et puis, si  une certaine opinion regrette et voit d’un mauvais œil  ce dialogue qui a débouché sur des points de consensus, cela veut dire que ce n’est plus le pays  qui compte. Ils sont plutôt en mission pour faire du « sakabo ».

 

Fidèle Nanga    

           

 

 

 

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