Pascal Todjinou au sujet de la révision de la Constitution:« Le moment était opportun »

0
2680

La révision de la Constitution du 11 décembre 1990 continue de susciter des réactions au sein de la société civile. Samedi 9 novembre 2019, Pascal Todjinou, ancien Secrétaire général de la Cgtb, a donné son avis sur le sujet.

La loi fondamentale du 11 décembre 1990 modifiée à l’unanimité des députés reçoit l’assentiment de l’ancien Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) Pascal Todjinou. « Je trouve que le moment était opportun pour la révision de la Constitution », a-t-il laissé entendre. Selon lui, le fait que cette modification de la loi ait lieu au cours du premier mandat du président de la République, Patrice Talon est gage de sincérité. Par contre, Pascal Todjinou pense que si c’était au cours d’un second mandat, il aurait à se poser des questions sur les motivations d’une telle révision. Il a expliqué que pendant longtemps et lors de sa vie syndicale, il a lutté contre une révision opportuniste de la Constitution. Mais, ce qui l’a plus réjoui est que les fondamentaux n’ont pas été touchés. « Je suis rassuré que la limitation du mandat et l’âge a été, non seulement préservée, mais également renforcée », a-t-il déclaré en saluant la clairvoyance du président Patrice Talon. Pour lui, l’actuel locataire de La Marina fait montre d’un engagement sans faille. Ce qui a amené l’ancien président de la Céna à qualifier Patrice Talon de «  vrai président », parce qu’il obtient ce qu’il veut. « Les politiciens béninois ont vu garçon sur leur chemin », a lancé l’invité de Charbel Aihou pour montrer comment il les tient tous. En ce qui concerne le fond du document, l’ancien syndicaliste dit être  favorable aux élections générales. En tant qu’ancien président de la Céna, il a confié avoir une idée de ce que peut coûter une élection au Bénin du point de vue économique. Au sujet de la création du poste de vice-président, il a confié que ce poste permettra d’éviter l’organisation des élections perturbatrices, c’est-à-dire les élections qui basculent le pays dans la violence. Comme le stipulait la Constitution du 11 décembre 1990, en cas de vacance du pouvoir, le président de l’Assemblée nationale prend l’intérim et organise les élections en 45 jours. Pascal Todjinou a indiqué que ces genres d’élections créent souvent l’instabilité. « Le Bénin n’a pas encore vécu une pareille situation, mais c’est mieux de la prévenir », a fait savoir l’ancien président de la Céna.

 

Léonce Adjévi

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here