Passage systématique dans les classes du C1, Ce1 et Cm1:Salimane Karimou clarifie la décision gouvernementale

0
775

On en sait un peu plus sur les dernières instructions envoyées par le ministre des Enseignements maternel et primaire dans les écoles primaires publique et privée pour l’évaluation des apprentissages scolaires. Vendredi 4 septembre 2020, le ministre Salimane Karimou a, au cours d’une conférence de presse, donné les motivations de la décision gouvernementale et expliqué la mise en œuvre de la formule de sous-cycle pour le passage systématique au cours suivant des apprenants de Ci, Ce1 et Cm1.

Le système de sous-cycle qui sera mis en œuvre pour le passage systématique au cours suivant des apprenants de Ci, Ce1 et Cm1 est désormais mieux compris des professionnels des médias pour un meilleur éclairage de l’opinion. Face à la presse vendredi dernier, le ministre des enseignements maternel et primaire a clarifié la décision gouvernementale. Selon Salimane Karimou, les instructions relatives à l’évaluation des apprenants scolaires stipulent notamment que les apprenants des classes de Ci, Ce1 et Cm1 ne doivent plus reprendre ces classes. « Les programmes d’études en vigueur dans nos écoles depuis les années 90 et élaborés selon l’Approche par compétence (Apc) répondent bien aux exigences en ce sens qu’ils privilégient l’évaluation formative », a indiqué l’autorité ministérielle. Ainsi, tout enfant qui accède à l’école primaire doit être maintenu jusqu’en classe de 3ème au moins puisque la communauté internationale s’est résolue depuis les assises du forum mondial sur l’éducation tenu à Dakar au Sénégal en 2000, à réaliser l’Education pour tous (Ept) lancée dix ans plus tôt à la conférence mondiale sur l’éducation de Jomtien en Thaïlande. L’objectif d’une telle approche de l’éducation est fondée sur les droits de l’homme et vise à assurer à chaque enfant une éducation de qualité qui respecte et promeuve son droit à la dignité et à un développement optimal. Dans ce cadre, les enseignants ont un rôle prépondérant à jouer pour un suivi rigoureux des apprenants puisque chaque enfant doit avoir accès à un enseignement primaire obligatoire et gratuit et doit être maintenu à l’école. Cette décision qui consiste à que « tout enfant qui accède au primaire doit être maintenu jusqu’en classe de 3ème au moins», constitue une innovation. Le respect de la loi relative à l’orientation de l’éducation nationale en République du Bénin en son article 14 dernier alinéa est strictement de mise. Il témoigne de ce que Patrice Talon et son équipe restent et demeurent focaliser sur la politique relative à l’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement secondaire qui constituent l’éducation de base. Il faut donc préciser que par cette mesure salutaire, le gouvernement n’encourage pas la médiocrité mais promeut toujours l’excellence en offrant à chaque enfant l’occasion de la plénitude de son développement.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp. Ouémé-

Plateau)

Note circulaire

 

Porto-Novo, le 02/09/2020

 

A

Messieurs les Directeurs départementaux des

enseignements maternel et primaire

(Attention : Crp, Cp de Zone, Directrices/Directeurs

d’école, Enseignantes/Enseignants)

 

Objet: Instructions relatives à l’évaluation des apprentissages scolaires.

Références : – la loi N°2003-17du 11 novembre 2003

– arrêté Année 2016 N°0279/Memp/ Cab/Dc/Sgm/Daf/Infre/Dec/Diip/Dep/Sa/064/Sgg16 du 30 novembre 2016

 

Depuis les assises du Forum mondial sur l’éducation tenu à Dakar au Sénégal en 2000, la communauté internationale s’est résolue à réaliser l’Education pour tous (Ept) lancée dix ans plus tôt à la Conférence mondiale sur l’éducation de Jomtien en Thaïlande. L’objectif d’une telle approche de l’éducation fondée sur les droits de l’homme vise à assurer à chaque enfant une éducation de qualité qui respecte et promeuve son droit à la dignité et à un développement optimal. De façon claire, il s’agit entre autres de faire en sorte que tous les enfants aient accès à un enseignement primaire obligatoire et gratuit et soient maintenus à l’école, de promouvoir l’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires dans la vie courante pour les jeunes et les adultes et d’améliorer la qualité de l’éducation. Cette aspiration a été renforcée par l’Objectif de développement durable N°4 (Odd4) dont la vision est d’« assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Les programmes d’études en vigueur dans nos écoles depuis les années 90 et élaborées selon l’Approche par compétences (Apc) répondent bien à ces exigences en ce sens qu’ils privilégient l’évaluation formative. La loi d’Orientation de l’éducation nationale en République du Bénin en son article 14 dernier alinéa stipule que : « L’enseignement primaire et le premier cycle de l’enseignement secondaire constituent l’éducation de base ». Cette disposition légale prise en compte dans le Plan sectoriel de l’éducation 2018-2030 adopté par le gouvernement le 13 juin 2018 signifie entre autres que « Tout enfant qui accède au primaire doit être maintenu dans le système jusqu’en classe de 3ème au moins ».

D’où la pertinence de l’évaluation formative qui est non seulement liée au processus enseignement/apprentissage mais également à tout le cursus scolaire. Il s’en déduit que le but de l’évaluation dans ce contexte n’est pas de sanctionner l’apprenant mais de prendre connaissance des difficultés qu’il rencontre et d’y apporter les solutions appropriées. Mieux, l’un des principes chers à l’Apc est d’ »individualiser le parcours de formation dans le cycle d’apprentissage pluriannuel. Trois conditions apparaissent donc indispensables pour la réduction de l’échec scolaire chez l’apprenant:

1- tenir compte des différences individuelles dans l’apprentissage ;

2- décaler les échéances d’évaluation pour disposer du temps nécessaire à la construction des savoirs et des apprentissages ;

3- évaluer le niveau atteint et apporter les remèdes aux lacunes de l’apprenant ;

Eu égard à tout ce qui précède, je convie les uns et les autres au respect strict des instructions relatives à la promotion ou non des apprenants de nos écoles primaires publiques et privées des classes du Cours d’initiation

(Ci) au Cours moyen 1ère année (Cm1).

Dans ce cadre, il est fortement recommandé de :

  • Mettre en œuvre la formule de sous-cycle pour le passage systématique au cours suivant des apprenants de Ci, Ce1 et Cm1 exception faite à ceux qui ont été absents de façon remarquable ;
  • activer le critère relatif à la maîtrise minimale dans deux (02) évaluations sommatives sur trois (03) pour déterminer les apprenants du Cours préparatoire (Cp) et du Cours élémentaire 2ème année (Ce2) susceptibles d’être promus, ceci conformément aux dispositions de l’arrêté Année 2016 N°0279/Memp/Cab/Dc/Sgm/Daf/Infre/Dec/Diip/Dep/Sa/064/Sgg16 du 30 novembre 201 6 portant institution, organisation et déroulement des évaluations dans les classes des écoles primaires publiques et privées.

Au-delà de toutes autres considérations, notre école en promouvant l’excellence, doit également offrir à chaque apprenant l’occasion de la plénitude de son développement.

Vous en tiendrez grand compte lors des prises de décision quant à la certification des apprentissages de nos élèves.

Les Directeurs départementaux des enseignements maternel et primaire (Ddemp), les Chefs de région pédagogique (Crp), les Conseillers pédagogiques de Zone (Cp) et les Directrices/Directeurs d’école sont chargés, chacun en ce qui le concerne, du respect rigoureux des présentes prescriptions.

 

Le ministre des enseignements maternel et primaire,

 

Salimane Karimou

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here