Performance agricole:Le coton repositionne le Bénin

0
1535

Depuis le 6 avril 2016, le Bénin se fait parler de lui à l’international grâce à l’or blanc qui le met au-devant de la scène. De 269 222 tonnes en 2015-2016, la production cotonnière n’a cessé de croître pour se retrouver à 678 000 tonnes au titre de la campagne 2018-2019. 800 000 tonnes sont attendues pour la campagne 2019-2020. Une performance qui repositionne le Bénin dans le concert des grandes Nations productrices de coton.

Le Bénin est de retour dans l’arène des grands producteurs de l’or blanc en Afrique et dans le monde. Après plusieurs années d’hibernation, le gouvernement en place a pris le taureau par les cornes. Sous le leadership du président de la République, Patrice Talon, et le management du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, le coton béninois renaît de ses cendres. La reprise en main de la filière a permis d’avoir une filière verticale intégrée, gérée depuis le sommet de l’Etat. Du coup, la production cotonnière qui titubait avant 2016, a bouclé des campagnes inédites. En quatre années de gouvernance et de réformes, le Bénin est devenu le premier producteur africain de l’or blanc devant le Mali et le Burkina Faso dont les productions se sont effondrées. Le petit pays de l’Afrique de l’Ouest fait désormais mieux que les anciens géants à qui il a damé le pion. Depuis le 6 avril 2016, des productions record s’enchaînent à la grande satisfaction des autorités et du peuple. De 269 222 tonnes en 2015-2016, le Bénin est passé à 451 121 tonnes en 2016-2017, 594.000 tonnes en 2017-2018 et 673.867 tonnes en 2018-2019. Au titre de la campagne 2019-2020 en cours, une production cotonnière de plus de 800 000 tonnes est attendue. Par rapport au classement, le Bénin a amélioré significativement son rang en Afrique. 4ème producteur africain en 2015-2016, le Bénin est passé à celui de 3ème, devant la Côte d’Ivoire, en 2016-2017. Même si  en 2017-2018, le Bénin a raté de peu la deuxième marche du podium occupée par le Burkina Faso, il a continué de nourrir son ambition de champion. Ainsi, en 2018-2019, il a ravi la vedette au Mali et au Burkina Faso, deux géants de la sous-région en matière de production cotonnière pour se hisser à la première marche du podium. Ces différentes productions ont permis de générer des recettes de plusieurs milliards de FCfa versés aux producteurs et au budget national.

 Des records mérités

Patrice Talon, en tant que connaisseur de la filière, a fait de cette dernière, l’une de ses priorités économiques et politiques. Afin de donner un coup d’accélérateur à la production, de nombreuses réformes ont été mises en œuvre. La principale a été le requiem des subventions initialement accordées à la filière, aussi bien aux engrais qu’à l’achat de coton graine, dès la campagne 2016-2017. Cette stratégie met fin à l’approche du régime défunt, qui injectait dans ce secteur des milliards de FCfa comme cela se faisait dans des pays de la sous-région comme le Mali et le Burkina Faso, la filière. Hormis ce désengagement financier, Patrice Talon et son équipe ont renforcé les capacités des producteurs pour améliorer la fertilité des sols. Cet appui technique a été soutenu par une amélioration durant ces quatre dernières campagnes du prix au producteur fixé par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). C’est cette organisation qui gère désormais la filière en coordination avec d’autres acteurs clés comme la Fédération des unions des producteurs du Bénin (Fupro) et la Société pour le développement du coton (Sodéco). L’amélioration du cadre de gestion des intrants, l’approvisionnement optimal en intrants dans les principales zones de production au Nord et le paiement à temps des exploitants sont également à mettre à l’actif des réformes engagées. Le gouvernement Talon ne s’est pas arrêté à la production. Il a également relancé la transformation, porteuse de valeur ajoutée. Dans ce cadre, plusieurs usines d’égrenage ont ouvert leurs portes à l’intérieur du pays.

 

Une politique agricole diversifiée

 

Le Bénin n’excelle pas que dans le secteur cotonnier. Grâce à la politique agricole désormais diversifiée, plusieurs autres filières sont mises en avant pour assurer une autosuffisance alimentaire. C’est le cas des produits vivriers qui font progresser le pays. Pour le compte de la campagne 2017-2018, une bonne performance a été enregistrée dans ce cadre. Selon le rapport de l’Uemoa publié en mars 2019, le Bénin arrive derrière la Côte d’Ivoire avec une production totale de 11 269 403 tonnes. Le pays d’Alassane Ouattara, quant à lui,  supplante tous les autres Etats de l’Uemoa avec une production totale de 17.603.318 tonnes. La production agricole béninoise, en général, n’a cessé de croitre depuis avril 2016. Au titre de la campagne agricole 2018-2019, elle a connu une augmentation appréciable par rapport à la précédente campagne. Les différentes performances de la production agricole sont fondamentalement dues à plusieurs facteurs notamment les mesures d’incitations prises par le gouvernement en faveur des producteurs.

 

Serge Adanlao

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here