Perturbation du réseau électrique par les entreprises en charge des travaux Asphaltage:Le Dg Sbee appelle à une franche collaboration (Les entreprises concernées s’engagent à revoir leur copie)

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La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) paie le lourd tribut dans le cadre de la réalisation du projet « Asphaltage ». Ses installations sont régulièrement vendangées par les entreprises en charge de ces travaux. Pour arrêter la saignée, le Directeur général, Jacques Paradis, a rencontré, hier lundi 21 septembre 2020, au siège de la société, les responsables de ces entreprises et le représentant du ministère du Cadre de vie en vue de comprendre les raisons de ces perturbations observées sur ses réseaux.

C’est un nouveau départ qui vient d’etre pris entre la Direction générale de la Société béninoise d’énergie électrique et les entreprises en charge du projet Asphaltage. Au nombre de sept, ces entreprises viennent de prendre l’engagement, dans la conduite de ce projet, de veiller aux installations de la société distributrice du courant électrique. En effet, depuis plusieurs mois, la Société béninoise d’énergie électrique a des difficultés, parce que les manœuvres piochent régulièrement les câbles basse tension et moyenne tensions. Ce qui occasionne des coupures d’électricité dans les zones concernées. A chaque fois, la Sbee est obligée de déployer ses équipes techniques sur le terrain, afin de rétablir le réseau. Vu les contraintes liées à ces réparations et les désagréments que ces coupures causent à ses clients, la direction générale a alors décidé de prendre langue avec les parties prenantes du projet hier lundi 21 septembre 2020. D’entrée de jeu, le Directeur régional Littoral 1 de la Sbee a planté le décor. Selon Roger Gbégan, c’est très fréquent de constater que les manœuvres qui sont sur les différents chantiers routiers piochent les câbles. La dernière en date et qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le déclenchement enregistré le dimanche dernier sur la ligne qui alimente le domicile du Chef de l’Etat. « Lorsque nous avons été informés de cela, a confié Roger Gbégan, nous avons déployé des équipes de maintenance sur le terrain pour faire la réanimation, passer de poste en poste pour réalimenter.Cette manœuvre a duré deux heures. La panne a été finalement été localisée entre deux postes. On a commencé par fouiller pour savoir le problème. C’est là qu’on a découvert qu’avant le carrefour trois banques, des ouvriers ont pioché le câble. Quand on a fait le constat, on est allé au magazine chercher les boites de jonction. On a terminé les travaux une heure après. Cela fait au total trois heures pour la réalimentation », a-t-il informé. A l’en croire, la répétition de ces actes crée beaucoup de désagréments tant aux clients qu’aux techniciens, puisqu’ils ne sont pas le plus souvent informés du lieu des pannes. Roger Gbègan, lors de son intervention, a aussi rappelé d’autres comportements déviants de ces entreprises qui, parfois, s’autorisent à couper le réseau conventionnel sans aviser la Sbee. A sa suite, son collègue de la direction régionale Littoral 2 aussi a soulevé les mêmes difficultés. Exemples à l’appui, Claude Dossou a relevé les désagréments que ces travaux causent à la Sbee. Pourtant, il y a des points focaux qui suivent les travaux avec ces entreprises. « Elles ne respectent pas les consignes qu’ils leur donnent. Dès qu’une panne survient, il faudrait qu’on nous informe, parce que chercher une panne pendant des heures, c’est difficile », a-t-il fait savoir. Les représentants de ces différentes entreprises ont aussi, à tour de rôle, pris la parole pour s’expliquer.

 

Ofmas plaide pour une base de données de la position de ses réseaux

 

Marc Komlangan de Ofmas qui est en charge des travaux d’asphaltage à Porto-Novo et Sèmè-Podji a reconnu effectivement que des dégâts sont causés sur les réseaux de la Sbee. Tout dernièrement, à Porto-Novo, a-t-il informé, par manque de procédure, nous avons eu à commettre des dégâts sur les câbles de la Sbee. Cela date d’il y a six à huit mois. « Nous avons pris des directives avec le personnel d’encadrement et les ouvriers pour que cela ne se répète plus. Depuis février, il n’y a plus de dégât sur les réseaux de la Sbee », a-t-il indiqué. Toutefois, la société rencontre certaines difficultés sur les chantiers de Sèmè-Podji où des dégâts ont été commis sur les câbles moyenne et basse tensions dans le cadre de la construction d’un exutoire au niveau du centre de santé. « Nous travaillons de concert avec le point focal en place. Quand nous avons demandé des plans, nous ne sommes pasarrivés à avoir des précisions là-dessus. Le point focal a été très clair. Il ne maîtrise pas la position exacte du réseau.  Et donc, il va falloir aller à vue. Malheureusement, la pelle n’a pas manqué de couper des câbles à un niveau où on ne l’espérait pas », s’est-il justifié. Il a, en revanche, souhaité que la Sbee prenne des dispositions pour repérer la position des réseaux et de les reporter dans un plan d’ensemble. « Si la Sbee arrive à avoir une base de données de la position de ses réseaux, je crois que cela serait très facile pour les entreprises de travailler sans faire trop de dégâts », a-t-il souhaité. Après avoir religieusement écouté les différents intervenants, le Directeur général de la Sbee a invité les entreprises à plus de vigilance dans la conduite de ces opérations. Tant les travaux en cours sont dans l’intérêt des populations, tant ils ne doivent pas ralentir la vie économique. Car, une coupure d’électricité, c’est des manques à gagner aux consommateurs et à l’opérateur. « Un câble sectionné, c’est beaucoup d’argent pour la Sbee et beaucoup d’énergie perdu. Soyez prudents quand vous travaillez. On s’attend à ce que les choses changent positivement », a déclaré Jacques Paradis. Il a aussi insisté sur le danger que courent les manœuvres en sectionnant les câbles. « La tension est très fortes, et elle brûle instantanément », a-t-il précisé.

 

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