Pierre Tchinhountchin au sujet de la révision de la Constitution:« Aucun texte n’est intouchable »

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L’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision privée E-télé a reçu, le dimanche 15 décembre 2019, l’ancien membre du Parti de la révolution populaire du Bénin (Prpb) Codjo Pierre Tchinhountchin. Il s’est prononcé sur la révision de la Constitution du 11 décembre 1990.

La révision de la Constitution continue de susciter des réactions. L’ancien membre du Parti de la révolution populaire du Bénin (Prpb), Codjo Pierre Tchinhountchin, s’est montré persuasif par rapport à la révision de la loi fondamentale. Selon lui, 29 ans après, la Constitution méritait bien d’être toilettée. « La Constitution du 11 décembre 1990 a déjà fait son temps. En plus, aucun texte n’est intouchable », a-t-il déclaré. Pour l’invité de Théodule Hounsa, cette révision est une manière d’adopter la loi fondamentale à l’évolution de la vie. A son avis, il faut mettre en application cette nouvelle Constitution afin de déceler ses faiblesses pour l’améliorer dans le temps. L’ancien directeur général adjoint de l’Office de la radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) a, par ailleurs, salué les nouvelles dispositions intégrées dans la nouvelle Constitution, notamment la représentativité des femmes dans les instances des partis politiques. « Il est toujours intéressant de confier sa maison à une femme. Et si elles doivent être davantage devant la scène politique et avoir plus de responsabilité, c’est le pays qui en bénéficiera », a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué d’inviter les femmes à motiver leurs responsabilités. En s’inspirant des leçons de la révolution et de l’idéologie qui était prônée face à la géopolitique actuelle,  Pierre Tchinhountchin a exhorté les dirigeants à travailler pour l’unité des filles et fils du pays. Pour lui, la révolution, à travers le Marxisme-Léninisme instauré le 30 novembre 1974, avait une visée panafricaniste qui consistait à faire travailler les citoyens pour le développement du pays. « C’était dans le but de contrer la domination occidentale à travers un mouvement national basé sur une unité de pensée et d’action pour un pays moderne et prospère », a-t-il laissé entendre. C’est pourquoi, fort de cela, il a émis le souhait de voir les dirigeants parler le même langage.

 

Léonce Adjévi

 

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