Polémique autour de la création du poste de Vice-président:Les clarifications de Victor Topanou

0
3101

La création du poste de Vice-président est l’une des innovations apportées à la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution en République du Bénin. Sur Soleil Fm, dimanche 3 novembre 2019, le professeur Victor Topanou est revenu sur les réelles motivations de cette disposition dans la nouvelle loi.

Le Parlement a adopté, à l’unanimité dans la nuit du jeudi 31 octobre 2019, la loi n°2019-40 portant modification de celle 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution en République du Bénin. Au nombre des nouveautés apportées à la loi, la création du poste de Vice-président. Une nouvelle disposition qui suscite diverses interprétations au sein de l’opinion. Sur Soleil Fm, le rapporteur général du dialogue politique tenu des 10, 11 et 12 octobre 2019 au Palais des congrès a situé les uns et les autres sur la question. Selon lui, les délégués qui ont fait cette proposition se sont inspirés de certaines contraintes liées, en cas de décès ou de poursuites du président de la République, à la vacance de pouvoir. « En cas de décès du chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale conduit le pays pendant trois mois avant d’organiser les élections », a précisé l’universitaire. En cas de poursuites du chef de l’Etat, c’est le président de la Cour constitutionnelle qui organise les élections après trois mois de gouvernance à la tête du pays. Victor Topanou a estimé que c’est en fonction de ces situations que la réflexion a été menée autour de trois schémas. « Le président de l’Assemblée nationale ou le président de la Cour constitutionnelle conduit le mandat jusqu’à la fin dans l’un ou l’autre des cas, soit on opte pour un poste de Vice-président », a-t-il expliqué. L’invité de Soleil Fm a évoqué également la question du parrainage. Pour lui, cette disposition ne sera pas un moyen pour écarter certains des élections. A l’en croire, la question de parrainage est étendue aux maires. Concernant la loi d’amnistie, le rapporteur général du dialogue politique a confié que c’est parce que la grâce présidentielle a des limites que cette loi a été proposée. Tout le monde ne pourra pas bénéficier de la grâce présidentielle. « C’est le cas du président Yayi Boni. C’est pourquoi, nous avions proposé la loi d’amnistie pour la prise en compte de tous ceux qui sont poursuivis dans le cadre de la crise électorale », a-t-il expliqué. La grâce présidentielle prend en compte ceux qui sont déjà condamnés alors que l’amnistie concerne tous ceux qui sont poursuivis. Une révision constitutionnelle est une question de forme et de fond. « On s’est juste penché sur les questions de forme », a précisé l’invité de Soleil Fm.

 

AT

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here