Pollution à Cotonou:Ladji et Donatin, siège de la défécation à l’air libre

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C’est imaginable, mais à Cotonou, capitale économique du Bénin, certaines populations continuent de vivre comme à l’état  de nature. Un tour dans les quartiers Ladji et Donatin permet de se rendre à l’évidence. Les populations défèquent à loisir à l’air libre. Nous vous proposons un zoom sur la vie sans latrines dans ces quartiers.

Le quartier Ladji situé dans le 6ème arrondissement de la ville de Cotonou et celui de Donatin dans le 1er arrondissement de la ville de Cotonou sont réputés pour la défécation à l’air libre. À Donatin, il est aisé de voir enfants, jeunes et personnes âgées s’aligner le long de la plage pour déféquer, faute de latrines dans les habitations. Ladji situé en bordure du lac Nokoué, l’un des quartiers insalubres de la ville de Cotonou, ne fait pas exception à la règle. « Ici, on s’accommode de la défécation à l’air libre ou sous l’eau », renseigne Jacques Hounkonnou, technicien portable. « Le vrai problème que nous avons ici demeure celui des toilettes. Le quartier Ladji n’a pas de toilettes. Lorsque nous avons un besoin pressant le matin, il faut attendre la nuit pour pouvoir le faire.  C’est la nuit que nous allons nous mettre à l’aise au bord de la berge lagunaire à côté du camp militaire », confie Anatole Vodémin qui ajoute que d’autres riverains sont obligés de faire leurs besoins dans les sachets  et les jettent  plus tard. L’autre alternative pour les habitants du quartier Ladji consiste à aller aux toilettes à l’Eglise catholique Ste Cécile. Dimitri, élève en classe de troisième depuis bientôt cinq ans se désole de la situation. « C’est difficile de se mettre à l’aise à Ladji. Quand tu as envie d’aller au petit coin, soit tu gardes cela pour le faire après, soit tu vas sur la pirogue de quelqu’un pour te soulager dans la lagune. Il n’y a même pas de toilettes payantes pour que nous puissions nous mettre à l’aise », a-t-il déclaré. Comme Jacques, Dimitri et Sourou, ils sont nombreux au quartier Ladji à adopter la pratique de la défécation à l’air libre en raison du manque de latrines. En dehors de quelques rares latrines individuelles que nous avions pu observer, on dénombre quelques latrines communautaires qui ne sont pas fonctionnelles. Les quartiers populeux ne sont pas les seuls concernés par la pratique. En plein centre-ville de Cotonou, il arrive de voir des personnes qui le font à des endroits où se trouvent des tas d’immondices, parce que la ville manque de toilettes publiques. Les quelques toilettes qui existent connaissent d’affluence.

Le cri de cœur des populations

Face à cette situation d’inexistence de toilettes dans les quartiers Ladji et Donatin où nous nous sommes rendus, la plupart des personnes rencontrées demandent le soutien de la municipalité de Cotonou et des autorités centrales pour la construction de latrines. C’est le cas de Dame Sourou, vendeuse de poisson qui souhaite que des personnes de bonne volonté leur viennent en aide pour l’assainissement de leur cadre de vie. « Nous demandons au président Patrice Talon de nous venir en aide. Nous souffrons trop à Ladji en raison du manque de latrines et du problème d’insalubrité», déclare–t-elle. Sidonie, est du même avis. « En plus de nous construire des latrines, nous demandons au gouvernement de nous réaliser des voies et de rendre plus propre le milieu », plaide-t-elle. Gabriel Tobada, en service à la Direction nationale de la santé publique (Dnsp), indique, par ailleurs, que le tout ne suffit pas d’avoir des latrines, mais il faut que celles-ci soient à fosses étanches et que la vidange soit régulière. « La majorité des latrines de Cotonou ne respectent pas les normes ; ce qui fait que les eaux de puits sont polluées », souligne-t-il.

 

Les raisons de la défécation à l’air libre

Plusieurs raisons poussent les populations à s’adonner à la défécation à l’air libre. Selon Alain Tossounon, consultant média, spécialiste des questions en eau et assainissement, la première raison est le manque de toilettes. Les toilettes, souligne-t-il, peuvent être disponibles et ne pas être utilisées, car étant mal réalisées ou insalubres. La deuxième raison selon le consultant média  en eau et assainissement est l’ignorance. A son avis, les populations ne comprennent pas que ce qu’elles défèquent aussi bien dans l’eau que sur un espace libre peut revenir dans leurs assiettes à travers les nourritures. Il convient donc, à en croire ses propos, de continuer la sensibilisation. La troisième raison évoquée par Alain Tossounon est le fait que la défécation à l’air libre soit devenue une pratique culturelle dans certaines aires culturelles du Bénin. « Vous savez que dans nos villages, on était habitué à aller dans la brousse pour son petit besoin. C’est même  devenu une pratique sportive puisque les matins, très tôt, vous voyez jeunes, vieux et femmes. On peut se demander là où ils vont, mais c’est pour déféquer dans la brousse. De génération en génération, la pratique s’est perpétuée », explique-t-il. En dehors des raisons citées par le spécialiste en eau et assainissement, des personnes possédant des toilettes chez elles peuvent décider de pratiquer la défécation à l’air libre pour des raisons qui leur sont propres. Soit  les toilettes sont construites par une Ong ou un programme gouvernemental sans concertation préalable avec les bénéficiaires, soit les toilettes ont été utilisées pour d’autres usages comme le stockage. Il faut aussi dire que la défécation à l’air libre pour certaines personnes permet de retarder le remplissage de la fosse. Il y a aussi les tabous où par exemple le beau-père ne doit pas utiliser les mêmes toilettes que sa belle-fille.

Les conséquences sur la santé

La défécation à l’air libre a des conséquences sur la santé de l’être humain. Selon docteur Isaac Houngnigbé, les matières fécales peuvent être aisément transportées d’un point A à un point B grâce aux lacs et aux fleuves. Ce transport est la cause de plusieurs maladies au nombre desquelles, figurent la diarrhée, les infestations, la fièvre typhoïde, le choléra, l’hépatite A, la poliomyélite, le trachome et la malnutrition aigüe causant de nombreux décès. En insistant sur la diarrhée, le médecin indique qu’elle est responsable de beaucoup de décès des enfants et personnes âgées dans les localités à faible niveau d’hygiène et dont la pratique de la défécation à l’air libre est très fréquente. A en croire ses propos, environ  un  cinquième  des décès  et  des  maladies  au  Bénin sont liés à l’eau, l’assainissement et  l’hygiène.  L’Organisation  mondiale de la santé (Oms) estime que 50%  des  cas  de  malnutrition  sont la  conséquence  de  diarrhées  répétées  ou  d’infections  causées  par des vers intestinaux du fait d’une eau insalubre, d’un assainissement inadéquat ou d’une hygiène insuffisante.« Les bactéries, virus et parasites d’une personne porteuse qui défèque à l’air libre peuvent se retrouver dans nos assiettes par l’intermédiaire de l’eau des marres ou eaux stagnantes utilisées pour entretenir les plantes, et ceci peut s’expliquer par le fait que les œufs des parasites sont généralement éliminés par les selles et ont besoin, pour la plupart des cas, de l’humidité pour leur transformation pendant la saison pluvieuse. Les conditions sont réunies pour cette mutation. Et comme par hasard, ces vers se retrouvent dans nos plats », explique le médecin qui souligne aussi que certaines personnes s’infestent rien qu’en marchant pieds nus dans la boue ou dans l’eau souillée avec les enfants qui sont plus exposés. L’autre maladie évoquée par le médecin Issac Houngnigbé est la fièvre typhoïde qui, selon lui, constitue également une maladie liée à la défécation à l’air libre qui peut se transmettre par les mains salles, les aliments, les selles des personnes infectées et les boissons souillées par la bactérie. « Pour le cas du choléra, c’est une maladie   virale mortelle facilement transmise via l’eau et les selles du patient. Le trachome est une maladie parasitaire qui attaque les yeux et entraîne la cécité. La transmission est possible par le biais de l’eau contenant le parasite. Pour éviter ces différentes maladies précitées, Isaac Houngnigbé pense qu’il faudra continuer à sensibiliser les populations jusqu’à ce qu’elles comprennent qu’en déféquant ou en urinant à l’air libre, elles laissent les matières fécales à la portée de l’eau ruisselante avec des germes qui sont dans la nature et transportées aussi par les mouches qui se déposent sur ces excrétas et qui vont plus tard infecter les aliments.

Les statistiques de la défécation à l’air libre au Bénin

87% des ménages pratiquent encore la défécation à l’air libre

La pratique de la défécation à l’air libre concerne toutes les communes du Bénin. Selon l’Enquête démographique de la santé du Bénin (Edsb) de 2017 réalisée par le ministère de la Santé publique, 87 % des ménages au Bénin continuent d’utiliser des installations sanitaires considérées comme non améliorées, et seulement 21 % utilisaient des toilettes partagées. Plus d’un ménage sur deux, soit (54 %) n’utilise pas de toilettes, et seulement 20 % des ménages utilisent des toilettes améliorées. De façon globale, la défécation à l’air libre est encore pratiquée par 53 % de la population béninoise selon le rapport du Programme commun de suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et d’hygiène. Toujours en 2017, les statistiques de l’Institut de sondage Afro baromètres indiquent qu’au Bénin, 36% des populations en milieu urbain disent ne pas disposer d’une toilette, contre 75% en milieu urbain. On assiste donc à des défécations à l’air libre dans La brousse, sur les dépotoirs, et dans les cours d’eau pour ce qui concerne les zones humides. Une situation qui a conduit le Cadre de concertation des acteurs non Etatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea), en collaboration avec le Réseau des journalistes du Bénin pour l’eau et l’assainissement (Rjbea), a attiré l’attention des pouvoirs publics sur la problématique à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes édition  2017.

 

 

La défécation à l’air libre créée un manque à gagner

« La défécation à l’air libre a également des répercussions sur l’économie d’un pays. Lorsque l’on prend, par exemple, un travailleur qui fait la diarrhée, à cause de la défécation à l’air libre, cette diarrhée l’affaiblit et il ne peut pas se rendre au travail et, du coup, c’est un manque à gagner pour l’entreprise, et s’il meurt, les choses se compliquent davantage. La mère qui a un enfant qui fait la diarrhée et qui est hospitalisé ne peut pas se rendre dans son lieu de travail parce que son fils est malade et si elle parvient même à y aller psychologiquement, elle est abattue et ne peut pas travailler comme il le faut. La malnutrition a des conséquences sur le physique et le mental des enfants victimes qui, dans le future, ne pourront pas aider au développement de leur pays. Egalement, les Etats et leurs partenaires à la santé dépensent énormément de l’argent pour la prise en charge de la malnutrition alors que cet argent pourrait aider à bâtir le pays.

Nécessité d’une prise de conscience

La responsable hygiène et assainissement du Programme d’amélioration de l’accès à l’Assainissement et des Pratiques d’Hygiène en milieu Rural (Paphyr), Zita Tomety, pense qu’il faut une prise de conscience générale afin de mettre  fin à la défécation à l’air libre. Et pour y arriver, le défi de la santé, selon elle, doit passer par l’amélioration de la qualité de vie comme une  exigence  première.  « Il  est important de créer une meilleure condition de vie grâce à l’aménagement de l’habitat,  l’éducation  à  la  santé,  l’hygiène  et  l’assainissement  de  base. Une transformation progressive des habitudes, comportements et gestes aux  mesures  simples  et  pratiques susceptibles  de  résoudre  adéquatement  le  problème  des  maladies est indispensable à l’amélioration  de  l’état  sanitaire  des  populations tant en milieu urbain que rural », explique-t-elle.

La défécation à l’air libre créée un manque à gagner

« La défécation à l’air libre a également des répercussions sur l’économie d’un pays. Lorsque l’on prend, par exemple, un travailleur qui fait la diarrhée, à cause de la défécation à l’air libre, cette diarrhée l’affaiblit et il ne peut pas se rendre au travail et, du coup, c’est un manque à gagner pour l’entreprise, et s’il meurt, les choses se compliquent davantage. La mère qui a un enfant qui fait la diarrhée et qui est hospitalisé ne peut pas se rendre dans son lieu de travail parce que son fils est malade et si elle parvient même à y aller psychologiquement, elle est abattue et ne peut pas travailler comme il le faut. La malnutrition a des conséquences sur le physique et le mental des enfants victimes qui, dans le future, ne pourront pas aider au développement de leur pays. Egalement, les Etats et leurs partenaires à la santé dépensent énormément de l’argent pour la prise en charge de la malnutrition alors que cet argent pourrait aider à bâtir le pays.

Nécessité d’une prise de conscience

La responsable hygiène et assainissement du Programme d’amélioration de l’accès à l’Assainissement et des Pratiques d’Hygiène en milieu Rural (Paphyr), Zita Tomety, pense qu’il faut une prise de conscience générale afin de mettre  fin à la défécation à l’air libre. Et pour y arriver, le défi de la santé, selon elle, doit passer par l’amélioration de la qualité de vie comme une  exigence  première.  « Il  est important de créer une meilleure condition de vie grâce à l’aménagement de l’habitat,  l’éducation  à  la  santé,  l’hygiène  et  l’assainissement  de  base. Une transformation progressive des habitudes, comportements et gestes aux  mesures  simples  et  pratiques susceptibles  de  résoudre  adéquatement  le  problème  des  maladies est indispensable à l’amélioration  de  l’état  sanitaire  des  populations tant en milieu urbain que rural », explique-t-elle.

Gauthier Agbidinoukoun, correspondant de la Dst au 6ème arrondissement

La mairie de Cotonou priorise la sensibilisation

La mairie de Cotonou n’est pas insensible à la défécation à l’air libre dans la ville économique et les multiples conséquences qu’elle occasionne aussi sur la santé humaine, que sur l’environnement. Pour l’heure, elle s’emploie beaucoup à la sensibilisation des populations qui s’adonnent à cette pratique. C’est ce que l’on peut retenir de l’entretien que nous a accordé Gauthier Agbidinoukoun,  correspondant de la Direction des services techniques dans le 6ème arrondissement de la ville de Cotonou. Il a également évoqué les actions menées par la Croix rouge pour accompagner la municipalité de Cotonou à l’éradication de cette pratique. Lire ci-dessous l’intégralité de l’entretien.

Le Matinal : La défécation à l’air libre au Bénin demeure toujours un sujet d’actualité notamment à Cotonou où la population défèque en plein air. Le cas de Ladji, l’un des quartiers dans du 6ème arrondissement. Comment appréhendez-vous le phénomène ?

 

Gauthier Agbidinoukoun : La défécation à l’air libre est une préoccupation majeure pour la mairie de Cotonou. En terme clair, la défécation à l’air libre n’est pas une bonne chose. C’est une source de pollution et la mairie en tant que garant d’un environnement sain, doit tout faire pour amener la population à avoir de bons comportements.

 

Le manque de latrines demeure la principale cause de la défécation à l’air libre notamment au quartier Ladji où la population souffre le martyr pour faire ses besoins. Quelles sont les actions menées par la mairie notamment le 6ème arrondissement jusqu’ici ?

 

Comme actions, nous ne sommes pas à l’étape zéro. On dit souvent que lorsque la situation n’est pas réglée, rien n’est encore fait. On a beaucoup de chose à faire. A l’étape actuelle, la mairie fait beaucoup plus de sensibilisation parce que en terme d’investissement, vous savez aujourd’hui, nous avons une lourdeur administrative, beaucoup de choses sont prévues, mais il faut les passer par les marchés publics. Ce qui nous retarde un tant soit peu.

 

A vous entendre, cela voudra dire que rien n’a été fait en termes d’implantation de latrines ?

 

Non. Nous ne pouvons pas dire cela parce que nous avons au moins des latrines institutionnelles notamment dans l’école primaire publique de Ladji. Mais les populations n’ont pas tellement accès à cela. C’est là où le problème se pose. C’est seulement pour les écoliers et les élèves.

Vous n’êtes pas sans savoir que la défécation à l’air libre occasionne, d’énormes conséquences sur la santé humaine. Quelles sont les précautions que ces populations doivent prendre en attendant que quelque chose soit faite de façon pratique dans leur milieu ?

 

Je l’ai dit tantôt, des actions sont en cours et c’est le lieu de remercier les partenaires comme la Croix rouge, parce qu’avec son projet Dgd depuis 2017, elle est en train d’accompagner cette communauté par l’installation des latrines institutionnelles dans des écoles. Elle accompagne aussi les familles qui sont dans le besoin  en termes de nombre. Je peux vous dire que nous sommes actuellement à près 26 latrines déjà construites. Ce sont des latrines à tinette. Ce sont des latrines adaptées à la zone, parce que c’est une zone marécageuse et à la première goutte de pluie, la zone est inondée. Ce ne sont que ces genres de latrines que nous pouvons installer dans cette zone. Donc, la Croix rouge est en train de mener ces actions en partenariat avec la mairie et c’est le lieu de la remercier. Pour atteindre cet objectif de défécation zéro à l’air libre, la Croix rouge fait beaucoup d’autres actions et elles passent par l’Assainissement total piloté par les communautés (Atpc). C’est un mécanisme mis en place par le système des Nations unies. On  démontre aux populations que ce qu’elles font n’est pas une bonne chose. Vous ne pouvez qu’assainir votre environnement vous-mêmes. Ce n’est à une autre personne de venir vers vous pour assainir votre milieu. Si vous assainissez votre propre milieu, c’est une très bonne chose et l’objectif Fdal fait que nous devons passer par l’Atpc. Donc, ce sont les communautés elles-mêmes qui sont sensibilisées, qui sont amenées à assainir leur milieu. Et qu’est-ce que les bailleurs comme la Croix rouge font ? A l’entame, on ne dit rien à la population, on ne fait que la sensibiliser. On leur dit vous devez construire des latrines, sachant bien qu’il y a un fonds d’accompagnement. Au niveau de la Croix rouge, les fonds sont à hauteur de 75%. Les populations dépensent les 25% et la Croix rouge les accompagne. Actuellement, on dénombre environ 26 latrines dans le 6ème arrondissement accompagné par la Croix rouge, mais construites par les communautés elles mêmes. Le cas le plus récent, c’est chez le Chef de quartier. Il n’a pas encore terminé, mais c’est déjà à une phase presque terminale.

 

Quel appel avez-vous à lancer à la population qui s’adonne toujours à cette pratique ?

 

Il faut que la population sache que déféquer à l’air libre n’est pas une bonne chose. Non seulement, c’est source de maladie  pour elle-même, mais  c’est aussi punissable. La loi-cadre sur l’environnement punit cela. Nul ne doit déféquer à l’air libre. Pour la défécation à l’air libre, il y a des mesures appropriées. Ils doivent se faire construire des latrines, et dans cette zone, ce sont des latrines à tinette. Nul ne doit déféquer à l’air libre et quand on parle de l’air libre, la majeure partie de l’endroit n’est pas en terre ferme. Donc, quand ils défèquent, c’est rapidement dans l’eau. Les poissons se nourrissent de ces matières fécales et après cela retombe dans nos plats. Ce qui n’est pas une très bonne chose. Donc, vraiment que ces populations changent de comportement pour que nous nous éloignions des maladies.

 

Un mot pour conclure cet entretien

 

Je voudrais remercier la mairie à travers le 6ème arron dissement qui fait beaucoup de choses. Je vous l’ai dit tantôt, quand ce n’est pas encore la fin de la défécation à l’air libre, on ne peut pas dire quelque chose est en train d’être faite. Je voudrais que la mairie pense plus à ses populations, donne plus de moyens à l’arrondissement pour qu’il puisse accompagner ces populations et que les partenaires comme la Croix rouge soient vraiment outillés pour accompagner aussi la mairie.

 

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