Pollution des terres au Bénin:ProSol et l’Up s’engagent à lutter contre le phénomène

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En collaboration avec le projet « Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire au Bénin » (Prosol) de la Coopération allemande (Giz), l’Université de Parakou (l’Up), à travers la Faculté des sciences de l’agronomie, a initié à l’intension des étudiants une séance de sensibilisation et d’information sur le thème: « la pollution des sols : soyez la solution ». Cette rencontre qui s’est déroulée le samedi 8 décembre2018, à l’Université de Parakou, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des sols (Jms).




Le sol est une ressource fondamentale, un élément essentiel de l’environnement naturel dont la plupart des aliments que nous consommons dépendent. Mais malheureusement, les terres sont en proie à une dégradation inquiétante dans le monde. Selon une étude de la Fao, 33% du sol sont dégradés modérément ou fortement. Au Bénin, une étude réalisée en 1998 par l’Inrab montre que 60% des terres sont dans un processus de dégradation continue. Pour s’en convaincre, le projet « Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire au Bénin » (Prosol) de la Giz a commandité une autre étude en 2016 à l’Inrab, qui a montré que 90% des terres dans les départements du Borgou, de l’Alibori et du Zou sont à une fertilité très faible. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce phénomène. En l’état, la sécurité alimentaire est menacée et chaque année, environ 500 mille décès sont attribuables aux bactéries ou aux anti-microbiens. Si ce problème n’est pas abordé et résolu, a souligné Prosper Gandaho, Recteur de l’Université de Parakou, il fera plus de victimes que le cancer et coûtera à l’échelle mondiale plus que l’économie mondiale actuelle. D’après les explications de Valérien Zinsou, Vice-doyen de la faculté d’agronomie de l’Up, les causes sont liées à l’érosion, à la perte de la matière organique du sol, à l’épuisement des nutriments, à l’acidification, à la salinisation, au compactage et à la de la pollution chimique. De ce fait, le Bénin n’est pas à l’abri de pollution des sols.




Devenue alors une préoccupation majeure à l’échelle planétaire, la Jms a été alors instituée, selon Joachim Iwikotan, Conseiller technique en gestion durable des terres à la Giz, pour attirer l’attention les acteurs du monde et des sciences du sol sur les risques de la dégradation. Au-delà d’une simple journée, la Giz met en œuvre le projet ProSol dans 18 Communes relevant de 4 départements au Bénin. Il s’investit depuis 2015 pour accompagner toutes les initiatives concourant la gestion durable des terres. Dans cette dynamique, l’Up s’est engagée aux côtés de Prosol dans le développement des technologies, de gestion durable des terres et la formation des étudiants. Pour freiner le mal, Prosper Gandaho estime qu’il faut mettre l’accent sur la science. « Le rôle des sciences est plus que primordial dans les décennies à venir trouver les voies et moyens pour lutter contre les causes des pollutions.La science devra compléter le savoir local et appuyé les pratiques agro-écologiques à l’aide d’une meilleure combinaison des résultats socioéconomiques et écologiques », a-t-il suggéré.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Borgou-Alibori)

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