Port obligatoire de masque dans le cordon sanitaire:Abomey-Calavi  se discipline

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POUR ILLUSTRER LE PAPIER : "CONTRE LE GRIPPE AVIAIRE, 12 MILLIONS DE MASQUES SE FABRIQUENT EN BRETAGNE" - Photo prise le 23 septembre 2005 de masques de type FFP2, la norme de l'Union européenne choisie par l'Etat français "en raison de ses capacités filtrantes" pour se protéger de la grippe aviaire et fabriqués à l'usine de l'entreprise Bacou-Dalloz, fabricant d'appareil de protection respiratoire implantée à Plaintel, près de Saint-Brieuc. L'usine va ainsi produire 12 millions de masques. Le masque blanc, qui couvre la bouche et le nez, est composé d'une couche de viscose, un matériau isolant chargé électrostatiquement, entre deux couches de tissus. A terme, l'Etat complétera son stock afin d'atteindre les 200 millions de masques d'ici mars ou avril 2006. Bacou-Dalloz devrait livrer 20% de cette commande, complétée par des entreprises étrangères. AFP PHOTO FRED DUFOUR (Photo by Fred DUFOUR / AFP)

Dans le but de limiter au mieux l’évolution de la pandémie du Coronavirus, le gouvernement a  décidé de rendre obligatoire dans les  douze Communes du cordon sanitaire le port de masque en tous lieux. Dans la Commune d’Abomey-Calavi, la mesure gouvernementale est respectée.

Mercredi matin, la Commune d’Abomey-Calavi paraît timide. La cité dortoire semble se rendre compte de la dangerosité de la situation. Les agents de la Police républicaine placés  sur les grands carrefours ont démarré tôt la répression. Du Carrefour Missessinto, au carrefour Kpota, si vous n’avez pas votre masque, vous êtes systématiquement refoulés. C’est le cas de Baba Fallen refoulée au niveau du carrefour Kérékou qui affirme avoir parcouru vainement trois pharmacies à Abomey-Calavi dans la perspective de se procurer ce dispositif. « J’ai peur d’acheter ce qui se vend au bord des voies parce-que l’hygiène n’y est pas », a-t-elle fait savoir. Dans les boutiques, salons de coiffure et autres, c’est le respect strict des mesures gouvernementales. Au niveau du salon de tresse dénommée  « Juste coiffure »,  située dans les encablures de la Fececam de Calavi, apprenties et maîtresse se sont soumises aux mesures gouvernementales. Grâce, Assimanda responsable dudit salon confie qu’elles sont tenues de s’adapter à ces mesures à cause de leur métier qui nécessite une promiscuité avec les clients. La pénurie de masque dans les pharmacies constitue une opportunité pour les tailleurs. Ils confectionnent lesdits masques et les vends  à 200f voir 300f.  Dans tous les cas, la santé n’a pas de prix, il faut respecter les mesures prescrites par le gouvernement et ainsi se protéger du Coronavirus et protéger les autres.

 

Jockvien Tchobo

 (Coll ext)

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