Premier conseil national de l’Udbn:Prudencio remobilise sa troupe autour de Talon

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En exécution de ses dispositions statutaires, l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) a tenu, dimanche 20 octobre 2019 à son siège à Godomey, son premier conseil national. Cette rencontre qui a réuni autour de la présidente Claudine Prudencio, le président du parlement panafricain, les représentants de partis nationaux légaux et de nombreux militants, intervient 8 jours après la tenue du dialogue politique.

La pluie n’a pas eu raison de la conviction des militants de l’Udbn. Ils ont bravé dame nature pour répondre massivement à l’appel de la présidente Claudine Prudencio à l’occasion du premier conseil national du parti. Ce conseil intervient après l’obtention, le 7 août 2019, du récépissé définitif de mise en conformité de l’Udbn avec la Charte des partis politiques. Les assises du dimanche 20 octobre 2019 se sont penchées sur les conclusions du dialogue politique, son appropriation et la matérialisation du Pag. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture à laquelle ont pris, part outre les représentants du Bloc républicain, de l’Union progressiste, du Parti du renouveau démocratique (Prd) et du Moelle-Bénin. C’est d’abord le Secrétaire général adjoint de l’Udbn, Gildas Olushégoun Aïzannon, qui a situé le contexte de la tenue de cette grande remobilisation. Selon lui, c’est pour satisfaire les exigences de l’article 30 des statuts de l’Udbn qui voudraient que lorsque des faits majeurs interviennent dans la vie du parti, il faut tenir un conseil national pour s’entretenir avec les militants. Et les faits majeurs, c’est d’abord l’obtention du certificat de mise en conformité de l’Udbn avec la Charte des partis politiques et la participation de l’Udbn aux assises du dialogue politique tenues du 10 au 12 octobre 2019. Me Cyrille Djikoui, Chef de la cellule juridique de l’Udbn, a fait la restitution de la participation de l’Udbn audit dialogue. L’Udbn, créée en 2009 et renée de ses cendres, a toujours participé aux élections. Mais ce ne fut pas le cas lors des législatives du 28 avril 2019. Pour raison d’interprétation des dispositions de la charte des partis politiques, l’Udbn a été recalée. Pour autant, sa ligne de conduite prônant la paix n’a pas varié. En acceptant l’invitation du chef de l’Etat, Patrice Talon, de participer au dialogue politique, l’Udbn a réitéré la même conduite et a préparé en son sein la tenue de ce dialogue. Le parti se réjouit d’avoir apporté à ce dialogue des réflexions pertinentes qui ont figuré utilement dans l’ordre du jour de ce dialogue et qui ont rencontré l’assentiment de plusieurs leaders politiques. L’Udbn se réjouit aussi du fait que plusieurs de ses points de vue transparaissent dans le rapport de ce dialogue transmis au président de la République, Patrice Talon.

 

Discrimination positive

 

« L’Udbn a porté la voix des femmes au dialogue politique », a déclaré la présidente Claudine Prudencio en guise de restitution à ses militants réunis en conseil national. Au nombre des recommandations faites au chef de l’Etat, l’Udbn souhaite et soutient qu’il y ait une discrimination positive qui lègue un quota de 40% de femmes sur les listes électorales et dans les instances de prise de décisions. Lors du dialogue politique, l’Udbn, dévoile Mme Prudencio, a insisté sur le toilettage de certaines dispositions du Code électoral et de la Charte des partis politiques. Elle a plaidé pour une adoption et une mise en application du Statut de l’opposition. Elle a suggéré la tenue d’élections générales au cours de la même année. Egalement à tout ce qui précède, la présidente de l’Udbn trouve que le dialogue politique ouvre des perspectives heureuses pour les acteurs politiques de même que les militants de son parti. Car, il visait à endiguer « le piège de l’extrémisme et la radicalisation. » Ainsi, l’Udbn a réaffirmé non seulement son appartenance à la mouvance présidentielle, mais a déclaré son soutien aux actions du gouvernement. Le conseil national de l’Udbn a aussi enregistré la participation du président du parlement panafricain, Roger N’Kodo Dang. En prenant la parole, l’hôte de l’Udbn a conforté la position de la présidente Prudencio sur la discrimination positive. La question de la parité est une question essentielle au sein de ce parlement qui réunit les députés de 55 pays membres. Deux communications ont été présentées aux militants mettant en exergue les qualités du militant par opposition aux adhérents attentistes, et prestataires politiques.

 

Jean-Claude Kouagou

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