Prévention contre les incendies et la mouille:Le coton graine stocké et sécurisé

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 Une mission conjointe de l’Association interprofessionnelle du coton conduite par le président de l’Association et du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a effectué une descente dans les usines d’égrenage de coton du 12 au 15 février 2020. La délégation est allée constater de visu l’installation du quota de stockage du coton graine dans les usines. De même, la mission a vérifié les dispositions sécuritaires mises en place pour éviter d’éventuels incendies au niveau du coton stocké, en attendant l’égrenage.

La descente dans les usines et aires de stockage des usines de coton a permis à la délégation conduite par le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, de constater que des mesures ont été prises pour protéger les stocks à Banikoara, Kandi, N’Dali, Nikki, Parakou, Glazoué, Paouignan, Avogbana et Bohicon. De même, sur le terrain, la mission a constaté que les dispositions sont prises de part et d’autre pour que les usines et aires de stockage des usines de coton soient épargnées de l’incendie qui a consumé plusieurs tonnes de coton graine à Banikoara. Les consignes données à cet effet sont respectées. Sur-place, on peut constater la présence des sapeurs-pompiers et des bâches à eau. L’eau existe pratiquement partout au niveau des usines. Les aires de stockage sont gardées bien propres presque partout. L’usine de Paouignan dispose même de son propre camion-citerne anti incendie. Les consignes données pour éviter l’incendie du coton sont respectées. De façon générale, tout est mis en place pour que le feu ne perturbe pas les opérations d’égrenage. Globalement satisfait, Mathieu Adjovi a fait savoir que la situation est sous contrôle et que la campagne connaîtra un franc succès. Pour lui, la mission s’est déplacée pour faire le tour des usines d’égrenage parce qu’il a été constaté depuis l’année passée que la production cotonnière a augmenté. En effet, il est prévu cette année, une production estimée à 730 mille tonnes. Sur cette production, environ 200.000 tonnes sont prévues pour le stockage. La mission visait à vérifier si les mesures sont prises pour protéger ces stocks. La délégation est donc allée voir si les égreneurs, dans les engagements qu’ils ont pris vis-à-vis de l’Aic, respectent les consignes d’égrener la totalité du coton produit avant les premières pluies. « Ce qui reste à faire est de veiller à ce que le coton soit bien protégé avant que les pluies n’arrivent et que le déstockage puisse se faire pour que l’égrenage continue, même jusqu’en en juillet, sans que le coton ne reste dans les champs au péril des intempéries », a indiqué le président de l’Aic. Selon Gaston Dossouhoui, le message de sécuriser le coton a été bien assimilé par les chefs d’usine. « Au niveau de l’administration Sodeco, c’est très bien. Il y a un suivi régulier. L’hygiène, la propreté au niveau des usines s’est nettement améliorée, de façon à éviter les risques d’incendie. Mais il faut être toujours prévoyant », a-t-il fait savoir.

 Redoubler de vigilance

 Au cours de sa tournée, la délégation s’est entretenue avec les transporteurs et les producteurs. Elle leur a expliqué combien il est important que chacun ait un œil sur le coton, afin que la campagne puisse passer sans écueil. La mission a également exhorté les transporteurs à rompre avec leur mauvaise pratique qui consiste à se passer des extincteurs à l’entrée du périmètre des usines. Cet état de choses ne garantit pas la sécurité puisqu’en cas d’incendie, le conducteur du camion ne peut intervenir rapidement, en attendant les secours. En termes de mesures pour pallier cette situation, la mission a indiqué l’inscription du numéro d’immatriculation de chaque camion sur son extincteur. Pour vérifier si les numéros des plaques d’immatriculation sont conformes à ceux que portent les extincteurs, des contrôles inopinés seront faits.

 Le génie béninois en marche à Bembèrèkè

 Lors de sa tournée, l’Association interprofessionnelle du coton a visité l’usine de délinctage des graines de coton en cours d’installation à Bembèrèkè. L’innovation est de fournir une nouvelle semence aux producteurs de coton qui puisse permettre d’avoir un taux de germination plus élevé au niveau des champs. Avec cette innovation, la consommation de la semence sera moindre qu’avant en termes de quantité. « Nous avons fait une promesse au chef de l’Etat, celle d’augmenter la production campagne après campagne. C’est facile d’être premier, mais c’est difficile de se maintenir à cette place. Mais nous sommes sur la bonne voie », a affirmé Mathieu Adjovi.

 

Odi I. Aïtchédji

 

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