Progression de l’Indice de développement humain du Bénin:Bio Tchané tire les leçons

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Le Bénin enregistre rien que de bonnes nouvelles ces derniers jours. Au nombre de celles-ci, le bond qualitatif effectué par rapport à l’Indice de développement humain (Idh) en 2019. Dans une interview accordée à la presse ce lundi 3 février 2020, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement est revenu sur les facteurs qui ont concouru à cette performance inégalée. Abdoulaye Bio Tchané en a profité pour lever un coin de voile sur les perspectives, notamment les leviers sur lesquels le gouvernement doit agir pour maintenir le cap. Par la même occasion, le Numéro2 de l’Exécutif a donné l’assurance de l’engagement du gouvernement, afin que les perspectives soient bonnes dans les années à venir. Ci-dessous, l’intégralité de ses propos. 

Le Matinal : Monsieur le ministre d’Etat, ces derniers jours, le Bénin a enregistré plusieurs bonnes nouvelles dont l’amélioration de son rang au classement de l’Indice du développement humain. Quelle compréhension peut-on avoir de l’Idh ?

 

Abdoulaye Bio Tchané : Ce sont de bonnes nouvelles qui nous viennent du Pnud et également de la Banque africaine de développement. Ces nouvelles disent que l’Indice de développement humain de notre pays s’est amélioré. L’Idh, c’est un indice composite qui prend en compte certaines dimensions du développement économique et social : l’espérance de vie à la naissance, l’évolution du Produit intérieur brut et également l’éducation à travers le taux d’analphabétisme.

 

Quelle analyse faites-vous de l’amélioration de la place du Bénin dans ses différents classements ?

On peut retenir plusieurs choses. Déjà au niveau de la croissance économique qui est un élément qui entre dans cet indice, nous avons noté nous-mêmes déjà à travers notre institut de la statistique, que la croissance économique est soutenue depuis 2016. En 2015, elle était de moins de 2%. Depuis lors, elle s’est accrue pour atteindre en 2018 une croissance de l’ordre de 6,7% et en 2019, plus de 7 %. Ce qui permet à la Banque africaine de développement qui compile l’ensemble des données pour le continent et le compare au reste du monde, de citer notre pays parmi les plus forts taux de croissance. Il y a 6 Etats qui sont classés parmi les 10 pays les plus performants au monde et le Bénin en fait partie.

Sur l’Indice de développement humain (Idh), on peut aussi noter avec satisfaction que le Bénin se place premier des pays de l’Uemoa qui comprend la Côte d’Ivoire et le Sénégal et 4ème de la Cedeao qui comprend le Nigéria et le Ghana. Avec ce niveau d’indice, le Bénin sort de la liste des 25 pays les plus pauvres dans le monde.

Nous avons un indice qui s’est beaucoup amélioré et qui traduit les résultats des politiques menées depuis 4 ans. J’ai parlé tout à l’heure de la croissance économique qui vient d’une maîtrise de la situation macroéconomique, des politiques budgétaires plus saines, des politiques de développement bien orientées et des politiques sociales qui permettent aux populations de commencer par recueillir une partie des dividendes de la croissance économique. Entre 2015 et 2019, nous avons donné de l’eau à plus de 10% de notre population par rapport à 2015. C’est pareil pour l’électricité. Pour les cantines scolaires, l’Etat dépensait environs 1 milliard par an. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 12 milliards par an. Ce qui fait que plus de 51% de nos enfants qui vont à l’école ont droit à un repas chaud par jour. C’est important parce que cela améliore l’accès des enfants à l’école, cela permet aussi aux enfants d’avoir de meilleurs résultats. C’est donc la combinaison de tous ces facteurs, la santé, l’éducation et la croissance économique, qui se traduisent par cette bonne évolution de l’Indice de développement humain.

 

Monsieur le ministre d’Etat, pour ce qui est des perspectives, que compte faire le Bénin pour maintenir ces bonnes performances ?

C’est important de noter que ces résultats ne sont pas accidentels. Ils traduisent l’impact positif des politiques menées par le gouvernement dans le domaine économique, mais aussi dans le domaine social. S’il y a une leçon à retenir, c’est aussi qu’il faut garder le cap sur la politique macroéconomique, sur les politiques sectoriels qui vont d’ailleurs être amplifiées et il faut aussi garder le cap sur les politiques sociales. Dans le court et le moyen termes, le gouvernement du président Patrice Talon est engagé dans ce sens. Le président nous a tous instruis à prendre toutes les dispositions pour que ces mesures soient conduites de façon conséquente. Pour les perspectives et dans ces conditions, nous sommes optimistes que les résultats seront plus bons dans les années qui viennent.

 

Propos recueillis pour Le Matinal par Serge Adanlao

 

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