Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation:Les résultats finaux des études de vulnérabilité présentés

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Un atelier de restitution des résultats finaux des études de vulnérabilité des secteurs de l’agriculture, de l’eau et de la santé face aux changements climatiques au Bénin dans le cadre du Projet d’appui scientifique au processus de Plans nationaux d’adaptation (Pas-Pna) s’est tenu hier mercredi 20 février 2019 à Cotonou. L’ouverture des travaux a été présidée par Seibou Assan, Directeur du Ceped.

Les acteurs du comité national de suivi des études, les groupes thématiques et les parties prenantes du projet Pas-Pna était en atelier mercredi  dernier. Cette réunion vise à présenter non seulement les options d’adaptation identifiées dans le cadre de l’analyse des vulnérabilités, mais aussi les dernières étapes de la composante 2 du projet  Pas-Pna. Après dix mois de conduite des études, d’importants résultats ont été relevés par l’équipe scientifique de Climate analytics et les groupes thématiques dans trois secteurs. Il s’agit de l’agriculture, des ressources en eau et de la santé. Dans le domaine agricole, les résultats des études montrent une importante variabilité interannuelle des précipitations avec une tendance légèrement à la baisse. Il en est de même pour les températures moyennes qui connaitront, par contre, une nette hausse dans la zone des Collines. Les indices d’exposition, de sensibilité et de capacité d’adaptation indiquent que les Communes de Savalou, Tchaourou, Dassa-Zoumè, Glazoué et Copargo sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Dans le secteur de l’eau, les études prouvent que les Communes de la zone deltaïque, notamment Adjohoun et Bonou continueront de subir les affres de l’inondation fluviale en l’absence d’infrastructures adéquates. L’analyse de la vulnérabilité entre 1970 et 2015 montre que les localités les plus affectées par la pénurie d’eau sont le nord de la Commune de Djougou, Ouessè et ses environs. Par ailleurs, il est aussi noté qu’à l’horizon 2050, les températures varieraient entre +1,83 et +4,91°C. Cette augmentation sera plus prononcée au niveau des températures minimales qui connaîtront des hausses allant à +8,6°C. Le groupe thématique ayant conduit les études dans le secteur de la santé a indiqué que l’analyse de la relation entre la transmission du paludisme par le vecteur et les paramètres climatiques a révélé que la transmission du paludisme est fonction de l’humidité, de la température et de la pluviométrie dans les communes d’Adjohoun, de Bonou et de Dangbo. Egalement, le niveau de la transmission du paludisme pourrait augmenter dans la zone sanitaire Adjohoun-Bonou-Dangbo, notamment dans la Commune de Bonou à l’horizon 2050 au niveau de la population. Dans son intervention, Sarah D’haen, coordonnatrice scientifique de la composante 2 du projet Pas-Pna, tout en remerciant les membres des groupes thématiques, a souhaité que ces résultats soient utiles aux politiques nationales de lutte contre les changements climatiques. A sa suite, Nele Bünner, chargée du projet a martelé que deux objectifs sont visés à travers le projet Pas-Pna. Il s’agit de la réduction de la vulnérabilté aux changements climatiques et leur intégration dans la programmation nationale. «  Je souhaite que les résultats de ces travaux soient utiles pour enrichir les stratégies et interventions en lien avec le climat », a-t-elle déclaré. Selon SeibouAssan, Directeur du Ceped, les résultats issus des études permettront de gagner le pari d’une meilleure résilience des systèmes humains, de production et de gouvernance face à la menace climatique. Il faut noter que le projet Pas-Pna a démarré en mars 2018.

 

Mohamed Yasser Amoussa (Coll)

 

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