Protection des espèces menacées d’extinction:Le Bénin veut renforcer son arsenal de lutte

0
561

Dans le but de sauvegarder les espèces fauniques et floristiques, le Bénin entend reposer le commerce international de ces espèces sauvages ainsi que leurs dérivés sur le principe d’une utilisation durable. Pour ce faire, le Conseil des ministres du mercredi 23 septembre 2020 a transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote, le projet de loi portant protection et règles relatives au Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) en République du Bénin.

Le gouvernement béninois a, depuis 2016 entrepris la démarche de valorisation de la flore et de la faune à travers la revitalisation des parcs nationaux et la ratification et application de quelques conventions internationales. Dans cette veine, le projet de loi portant protection et règles relatives au Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) a été transmis à l’Assemblée nationale. Il permettra à l’Etat béninois de prendre en compte des critères fondamentaux, notamment la désignation des autorités de gestion, de contrôle et des autorités scientifiques Cites, l’interdiction du commerce en violation des dispositions de la convention et la définition des infractions et de leurs sanctions en cas de commerce illicite. Cette nouvelle loi prend en compte les critères fondamentaux qui, désormais amènent l’Etat béninois comme il l’a toujours souhaité à honorer ses engagements internationaux et à donner aux instances nationales compétentes les moyens de mener véritablement la lutte contre l’extinction des espèces fauniques et floristiques. Par ailleurs, ce dispositif mis en place par le Bénin témoigne la volonté manifeste du gouvernement de faire face à ce problème qui a perduré dans le temps. A noter qu’au-delà de la ratification de la convention Cites, adoptée en 1973 et qu’il y a adhérée en 1984, le Bénin a jugé nécessaire d’intégrer cette convention au droit national afin de la rendre applicable au plan interne. De même, le développement durable tient aussi à ces règlementations qui concourent à la préservation d’espèces dont la protection est nécessaire au bien-être et à la survie de l’humain. Aussi salutaire que soit cette politique du gouvernement sur les espèces sauvages en voie de disparition totale, il faut rappeler que la représentation nationale accompagne la volonté de ce dernier très rapidement afin de faire franchir un nouveau cap au Bénin dans la préservation et la protection des espèces menacées d’extinction.

 

Benjamin N. Douté

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here