Quatre ans d’exercice du pouvoir de la Rupture vu par Wallys Zoumarou:‘’Talon a apporté une nouvelle marche dans la République‘’

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Sans langue de bois, le député Wallys Zoumarou, ancien ministre, a porté son regard sur les quatre ans de gestion du pouvoir d’Etat par Patrice Talon. Homme de conviction, il déclare que le président Patrice Talon lui a donné raison de l’avoir soutenu sans ménagement en 2016 et fonde son opinion sur les transformations en cours dans le pays. Passant en revue tous les secteurs, il est convaincu que le Bénin se modernise et progresse en ce sens que le chef de l’Etat a apporté une nouvelle marche dans la République.     

‘’Le Matinal’’ : Quatre ans après l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon, qu’est-ce qui a changé ?

 

Wallys Zoumarou : Vous me connaissez bien pour mes convictions et pour s’en convaincre essayez de regarder un peu ce que nous avons été pour ce pays depuis les indépendances jusqu’à ce jour.  Nous avions été les bras armés des dirigeants qui avaient envie de libérer le peuple de toutes sortes de domination. Vous en saurez plus si vous observez mon parcours  d’élève et d’étudiant. Nous ne faisons rien si ce n’est pas par  conviction et même quand on était en fonction en tant que haut cadre, nous avions assumé nos fonctions avec probité, dévouement et patriotisme. C’est pour vous dire que notre présence aux côtes de Patrice Talon répond à une conviction que nous avons toujours incarnée. A un moment donné, il y a eu un pouvoir qui n’incarnait plus nos désirs encore moins les aspirations du peuple. Ce pouvoir incarné par Yayi Boni qui marchait en travers de ce qu’on attendait de lui méritait qu’on s’en débarrasse pour être remplacé par quelqu’un d’autre qui peut développer le pays et répondre  aux attentes du peuple. Nous avons vu en Patrice Talon, cet homme dont on avait tant besoin. Nous avons vu que c’est celui qui peut nous conduire loin et aujourd’hui, nous nous  rendons compte qu’on ne s’est pas trompé. Depuis qu’il est venu au pouvoir, il s’est mis à l’œuvre. Nous pouvons vous dire que quatre ans après, nous sommes très fiers de  l’avoir soutenu, d’avoir travaillé sans ménagement à ses côtés pour qu’il soit à la tête du pays. Nous étions convaincus de ce que nous faisions et aujourd’hui, Patrice Talon nous donne raison. Grâce à lui, le Bénin est devenu un pays respecté qui sait où il va. Ce n’est plus le temps où on gouverne sans boussole, sans orientation, sans méthode. Regardez, ce qu’il fait, on aurait dû le faire depuis des années. Alors? L’actuel président a eu ce mérite de faire ce que ses prédécesseurs n’ont pas pu expérimenter. On voit l’avenir en rose. Que Dieu l’accompagne. Nous qui sommes là, il peut toujours compter sur nous.

 

Quels sont les motifs de votre fierté ?

 

Imaginez-vous qu’on parle de l’emploi pendant que vous avez des secteurs qui ne sont pas organisés, structurés. Il n’y a que les réformes qui peuvent régler cela. Si nous n’avions pas légiféré, qui peut faire quoi dedans ? Il y a plein de secteurs où des réformes ont été opérées à cause des lois prises par les députés. Nous avons voté plein de lois  tant aux plans économique, politique, judiciaire. Il y a eu  des interventions pour bien structurer, bien organiser, bien ordonner  tous les secteurs et les lois que nous avons eu à voter ont permis au gouvernement de défricher. C’est ce qu’il fallait faire, car un pays qui n’a pas une législation bien pensée est voué à l’échec. Patrice Talon a compris et il a pris le Bénin par le bon bout. Ce monsieur voit loin et nous l’avions su très tôt. C’est un président éclairé et rien ne me surprend. On dit qu’il est riche, mais il ne l’est pas par hasard, c’est parce qu’il sait où il va.

 

Etes-vous satisfait sur le plan des libertés démocratiques et des libertés fondamentales ?

 

Ces libertés dont les gens parlent, c’est quoi? Regardez ce qui se passait avec les grèves. Certains utilisaient cette arme contre l’intérêt général. Aujourd’hui, il faut prendre les résultats pour voir celui qui a tort ou raison. Depuis que Patrice Talon est au pouvoir, quand on prend une année scolaire, on est sûr de la finir. C’est pour l’intérêt de qui ? De tout le pays, de nos enfants et des parents qui font d’énormes sacrifices pour la scolarisation de leurs progénitures. Qui n’est pas content de cela? Nous sommes tous d’accord.  Ce n’est plus un pays où une année scolaire est perturbée avec des tas d’histoires. Non! C’est fini ça. Le recadrage ou la limitation des grèves est l’un des grand succès du chef de l’Etat et c’est pour le bien de tout le monde.  Il n’y a pas de liberté absolue. Quel est ce pays où chacun se lève et fait ce qu’il veut. Il faut des normes pour atteindre un objectif et cet objectif pour Patrice Talon, c’est d’avoir  un peuple éduqué, d’avoir une relève de qualité. Ces histoires de grève, plus personne ne s’en plaint. C’est ce qu’on veut. Vous savez que je suis avec le bas peuple, je suis critique et je n’ai pas la tête baissée quand je suis quelque part. J’écoute souvent les enseignants. Ils vous disent que tout est bien. Les grèves, ils n’en veulent plus. Récemment, j’ai eu un jeune qui est revenu de la Côte d’Ivoire. Il m’a dit qu’ils sont fiers du Bénin et qu’ils aimeraient avoir un président comme Patrice Talon. J’ai rigolé et cela m’a fait plaisir. Je ne suis pas du genre à faire des éloges gratuits. Je dis tout simplement et en d’autres termes, qu’il faut rendre à César, ce qui est à César. Honnêtement, Patrice Talon fait du bon travail. Il faut lui reconnaître ses mérites. C’est une chance pour nous. J’ai connu tous les présidents de ce pays depuis : Maga,  Apity, Ahomadégbé, Kérékou, Soglo celui dont j’étais le plus proche, Yayi, mais d’entre eux tous, c’est Talon  qui a amené du neuf,  une nouvelle marche dans la République et cela se passe bien.

 

Des praticiens de la santé, de la justice et bien de fonctionnaires ne seront pas de votre avis

 

Je ne vois pas en quoi ils ne seront pas d’accord avec  moi. Quand vous prenez les Magistrats, la fonction a  été revalorisée. Que veulent les citoyens ? Que le métier qu’ils exercent soit valorisé, bien rémunéré. C’est ce qu’on a fait. On ne veut pas un pays où chacun va se lever et faire ce qu’il veut. Cela n’amène  nulle part. Je côtoie des animateurs du secteur de la justice et pour la plupart, ils sont contents. C’est pareil à la Santé. A partir de ce moment, qui veut dire quoi ?  Si ce sont les critiques de l’opposition, elles ne sont pas fondées.

 

Beaucoup de choses ont changé même dans la Constitution, mais il ne fallait pas tout changer avant de développer le pays, estime l’opposition quand d’autres relèvent que Patrice Talon use de la dictature pour conduire ses réformes au point que l’esprit de la Conférence nationale, disent-ils,  a été vidé de son contenu. Votre avis face à ces critiques.

 

Patrice Talon n’a pas modifié les fondements de  notre Constitution, c’est une amélioration apportée à la loi fondamentale. On ne devrait pas s’en plaindre à partir du moment où, tout le monde reconnait que notre Constitution a fait du chemin et qu’il apparaît nécessaire de l’améliorer. C’est ce que le chef de l’Etat a fait. Il a écarté toutes sortes de matières sujettes à polémique. S’il n’y a pas changement, on ne peut pas aller de l’avant. Nous avons aujourd’hui cinq partis qui iront aux élections communales. A  comparer à ce qui se faisait avant, n’est-ce pas que nous sommes allés de l’avant. Est-ce que c’est le chef de l’Etat qui a empêché  les gens d’aller aux élections ? De quoi ils se plaignent ? Ils veulent que nous soyons dans un pays qui n’avance pas ? Soyons sérieux. Moi  je ne faisais  pas de l’opposition pour la forme. Ce qui m’intéresse, c’est le pays, où il va, et comment il progresse. Patrice Talon, c’est l’homme de la modernité. Nous avons besoin de la modernité et c’est ce cap là que le chef de l’Etat tient depuis le 06 avril 2016. Le pays progresse en tout. J’en suis convaincu. Si vous prenez la route Cotonou-Malanville, vous ne vous arrêtez pas. Ce qui n’était pas possible, il y a trois ou quatre ans. C’était inimaginable. Avant sur le trajet, les policiers vont vous arrêter pour rançonnement. Nous faisons partie des rares pays où les barrières sont levées. C’est encore un acquis de Patrice Talon.   On ne s’attendait pas à avoir tout cela de sitôt parce que certaines habitudes étaient tellement de mise qu’on n’y pensait plus. En matière de décentralisation, les chefs-lieux de département qui existaient sur papier ont été mis en place avec les préfets. Pourtant, c’est un découpage qui datait de plusieurs décennies mais que les autres présidents ont contourné. A son arrivée, il s’est levé et a réglé cela en une seule semaine.  C’est pour le bien du pays. Il est un homme d’Etat et se trouve à la place où il faut.

 

A un an de la fin de son quinquennat, qu’attendez-vous encore  de lui ?

 

Ce que beaucoup reprochent au régime de la Rupture, c’est qu’il est assez fermé. Il faut que le grand nombre se sente concerné par le Pouvoir. S’il peut trouver l’alchimie qu’il faut pour que la majorité des  Béninois soit concernée, ce sera une très bonne chose. Il y a des réalisations dans tout le pays, mais des gens s’en foutent. En toute sincérité, est-ce que quelqu’un peut dire ce qui se fait n’est pas bon ? Non. Il faut qu’on explique  aux populations ce qui se passe afin qu’elles reviennent à de meilleurs sentiments. Il faut un peu plus d’explication pour que les citoyens comprennent le bien-fondé  des réformes et des actions entreprises.

 

Vous souhaitez qu’il fasse preuve d’ouverture avant la fin de son mandat ?

 

Il faut qu’il s’ouvre. Il doit être magnanime devant tout le monde afin que ses adversaires les plus aigris puissent reconnaître que ce qu’il fait est bon. Ce que le président Patrice Talon a fait, c’est déjà assez convainquant. Par devoir de vérité, les Béninois doivent être en mesure de reconnaître qu’il fait bien et quand il aura encore le Pouvoir, il fera mieux. En un an, s’il  avise, il doit aller à la reconquête du Pouvoir. Cela s’organise et c’est ce que nous lui souhaitons. Il doit composer avec les vrais acteurs dans chaque région, car il y a trop de profiteurs dans ses rangs. Les vrais acteurs doivent être reconnus. Aujourd’hui si le Pouvoir réussit,  c’est nous. Si cela échoue, c’est nous. Ceux qui n’étaient pas là au départ et qui sont en train de  courir, si les choses tournaient mal, ils trouveront les moyens de se tirer d’affaire. Il faut alors qu’il fasse la part des choses. Que Dieu lui accorde la santé de finir en beauté son mandat qu’il exerce bien et dont nous sommes fiers. En quatre ans, il a fait beaucoup de choses grâce à son dynamisme et sa méthode et notre souhait est qu’il continue de gérer ce pays après 2021. En deux mandats, il fera quelque chose de beau pour notre pays.      

 

Propos recueillis par Fidèle Nanga

 

     

     

      

 

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