Rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales:Le Bénin, troisième économie de la sous-région en 2021

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Le rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales de janvier 2021 hisse le Bénin au 3ème rang au niveau de la sous-région et 12ème au plan africain en 2021. La preuve que la politique mise en place par le gouvernement pour la gestion de la crise du Covid-19 a porté ses fruits.

Le Bénin est la troisième économie de la sous-région après la Côte d’Ivoire et le Niger qui ne l’ont dépassé que de 0,5 % et 0,1 %, respectivement et 12 au plan régional selon le rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales de janvier 2021. Au niveau régional, le Bénin supplante également le Maroc (4 %) qui sort d’une récession de -6,3 % et l’Algérie (3,8 %) avec une récession de -6,5 % en 2020. Le pays surpasse également l’Afrique du Sud, le Nigeria, deux poumons de l’économie africaine, et le Ghana qui ont plongé en 2020. C’est dire que l’économie du pays recouvre sa pleine forme après avoir été plombée par la crise du Coronavirus. D’après les projections de la Banque mondiale, le Bénin doit enregistrer une croissance économique de l’ordre de 5 % cette année. Ainsi, après la crise du Coronavirus qui a ralenti son économie (2 %) ainsi que celle des pays du monde, le Bénin doit s’en sortir avec un rebond de taux de croissance en 2021. En général, « l’Afrique sub-saharienne devrait enregistrer un redressement modéré en 2021, avec un taux de croissance de 2,7 %. Le rapport de l’institution de Bretton Woods, informe que la reprise de la consommation et de l’investissement privé pourrait être plus lente que prévu antérieurement, mais les exportations devraient s’accélérer progressivement, à la faveur de la relance des activités des principaux partenaires commerciaux. Néanmoins, note la Banque mondiale, la pandémie du Covid-19 provoquera une baisse de 0,2 % des revenus par habitant cette année.

 

Le hic  !

 

L’actualité sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus, selon la Banque mondiale, mettra les Objectifs du développement durable encore moins à la portée de nombreux pays de la région. Pour la Banque mondiale, ce renversement de tendance devrait entraîner le basculement de dizaines de millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté en 2020 et 2021. Cependant, les perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne en 2021 sont exposées à des risques de dégradation. La Banque mondiale explique que ces risques seront palpables si jamais la croissance des principaux partenaires commerciaux du continent est inférieure aux prévisions. « La distribution à grande échelle d’un vaccin contre le Coronavirus dans la région se heurtera probablement à de nombreux obstacles, notamment les insuffisances des infrastructures de transport et le manque de capacité des systèmes sanitaires. Ce qui pourrait également retarder la reprise, avertit l’institution. De même, la reprise, sera plus difficile en Afrique subsaharienne si ces obstacles sont aggravés « par des catastrophes naturelles, comme les récentes inondations qui ont provoqué des dégâts considérables, et l’augmentation de l’insécurité, en particulier dans le Sahel ». Toujours en termes de risques, la Banque mondiale fait observer que la dette publique a considérablement augmenté dans la région, pour atteindre, selon ses estimations, 70 % du Pib en moyenne au cours de l’année écoulée. « Ce qui ne fait qu’accroître les préoccupations suscitées par la viabilité de l’endettement dans certains pays. Les banques pourraient enregistrer une forte augmentation des prêts improductifs, les entreprises ayant de la peine à assurer le service de leur dette par suite de la chute de leurs recettes », prévient l’institution. Elle estime, en outre, que les répercussions négatives durables de la pandémie pourraient ralentir la croissance à long terme. Ceci en raison de l’ampleur de la dette qui met à mal l’investissement, l’impact des confinements sur la scolarité et la valorisation du capital humain, et enfin la dégradation de l’état de santé des populations.

 

Abdourhamane Touré

 

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