RDC: la société civile réagit au nouveau gouvernement

0
1331

Sept mois après l’investiture de Félix Tshisekedi, le pays a enfin un gouvernement. Le Premier ministre Sylvestre Ilunga a dévoilé, dans la nuit de dimanche à ce lundi 26 août, la composition de son équipe. Une annonce qui suscite des réactions diverses chez les Congolais.

Au lendemain de la publication du gouvernement, à Lubumbashi, dans le sud du pays, la plupart des habitants s’attendent à l’amélioration des conditions de vie sociale.

A la place de la poste au centre-ville de Lubumbashi, une dizaine de personnes sont réunies. Cela s’appelle « Le parlement debout ». Sont au menu de la  discussion, la taille du gouvernement, la qualité des  membres qui le composent  et même leurs attentes. Certains sont sceptiques quant à l’amélioration des conditions de vie.

Dieudonné Makunda est licencié  en droit et au chômage. Il s’attend à de la création d’emploi. « Nous voulons que les intellectuels puissent trouver de l’emploi, que cela puisse aider et que le futur soit meilleur à tous les niveaux », espère-t-il.

Pour le président de l’Association des commerçants de l’étranger, une branche du patronat, améliorer les conditions de vie sociale, c’est  avant tout  améliorer le climat des affaires. « Nous voulons seulement que le gouvernement nous aide à supprimer tous les services qui sont en train de tracasser les commerçants à la frontière », a pour sa part souhaité Sumaili Kibakuma

La société civile du Haut-Katanga attend, quant à elle, de ce gouvernement, deux choses à savoir la lutte contre l’insécurité et l’accès à l’emploi et elle appelle  à une bonne gouvernance. « Qu’il y ait une bonne gestion de la chose publique à travers tous les ministres parce qu’il y a beaucoup des défis à relever », a déclaré Gislain Kalwa, son porte-parole.

D’autres Lushois  disent attendre quelques mois avant de se prononcer.

J’ai apprécié ce gouvernement parce qu’il a repris les jeunes politiciens en chassant tous ceux qui ont fait la politique depuis 1950, 1960.

 

Si aucun membre du nouveau gouvernement n’est placé sous le joug de sanctions internationales ni poursuivi par la justice nationale, Maitre Georges Kapiamba, le président de l’Acaj, (l’association congolaise pour l’accès à la justice), rappelle que des soupçons pèsent sur certains nommés.

« Il y en a qui sont soupçonnés d’avoir trempé dans une mauvaise gestion des fonds publics ou qui sont soupçonnés de s’être rendus propriétaires de biens de l’état. Et pour cela nous allons travailler avec la justice pour demander qu’une enquête approfondie soit menée. Nous avons constaté l’entrée d’une présence importante de jeunes ou de personnes qui n’étaient pas encore engagées dans la politique. Ça doit être des hommes et des femmes qui vont prendre l’engagement de travailler pour le bien commun, s’engager à écarter et à combattre la corruption et l’enrichissement illicite. »

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here