Réaction au sujet des arriérés payés aux fonctionnaires:Vaine réaction de Komi Koutché

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Le dernier ministre de l’Economie et des finances de Yayi Boni s’est invité dimanche 18 octobre 2020 dans le débat sur les arriérés et les dettes laissés par le régime défunt. Dans un post sur sa page Facebook, Komi Koutché a, dans ce qu’il a appelé « Ma réaction au sujet des arriérés payés aux fonctionnaires : encore une pure invention de chiffres », pris le contrepied des chiffres avancés par le président Patrice Talon au cours de la rencontre tenue avec les leaders syndicaux.

S’appuyant sur des documents tels le bulletin statistique de la dette publié par la Caisse autonome d’amortissement au 30 juin 2020 et le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuel (Dpbep) 2021-2023, l’ancien Argentier national a eu l’outrecuidance non seulement de déduire que les traces des dépenses au titre desquelles les 87 milliards de francs Cfa payés aux travailleurs « n’existent nulle part dans les comptes publics élaborés par le gouvernement », et que « les fonctionnaires de l’Etat n’ont connu aucune embellie de leur situation salariale ». Quelle hérésie ! Economiste bon teint et ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché devrait en principe reconnaitre que le régime auquel il a appartenu a, au nom du principe de la continuité de l’Etat, laissé une ardoise en avril 2016 à Patrice Talon s’agissant des engagements pris vis-à-vis des travailleurs et des retraités. Subtilement et à dessein, il a préféré passé sous silence cette question pour s’éterniser sur des documents qui embrouillent à la limite. Les bénéficiaires des dettes apurées jubilent. Mais Komi Koutché qui n’est pas au pays se permet de parler en leur nom en affirmant même qu’ils « n’auraient connu aucune embellie de leur situation salariale ». Si le ridicule pouvait tuer ! Sur la question, les syndicalistes sont unanimes : il y a bel et bien de dettes laissées en héritage et qui sont apurées. C’est le cas du porte-parole du Front des trois ordres d’enseignement, Maxime Okoundé, qui a reconnu que beaucoup de travailleurs, enseignants ou non, ont eu des rappels qui ont été payés à la suite de changement de salaire et liés au glissement catégoriel qui était déjà en cours sous le régime défunt. Parler donc d’ « invention » n’est que pure affabulation d’un opposant en panne d’inspiration. Pour son honneur, l’ancien directeur général du Fonds national de la microfinance (Fnm) doit apprendre désormais à se la boucler quand il n’a rien de consistant à servir à ses compatriotes. Car, à force de répondre à tout, il finira par lasser ceux qui ont encore un brin d’estime pour lui.

 

Abdourhamane Touré

 

 

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