Réception des dossiers de candidatures pour les législatives:La Céna, un sanctuaire attendant ses hôtes

0
5117

 

Conformément à son calendrier électoral, la Commission électorale nationale autonome (Céna) commence par réceptionner les dossiers de candidatures dans le cadre des législatives d’avril 2019, à partir du jeudi 21 février 2019. Mais au premier où, le siège de l’institution est encore semblable à un sanctuaire. Alors que la Céna est prête, les partis politiques traînent les pas.

Il ne règne pas un calme de cimetière à la Céna. Les occupants habituels que sont les Commissaires, les cadres et autres employés font des navettes dans l’enceinte de l’institution. Ils se croisent, s’arrêtent et échangent sur la réussite de l’opération de réception des dossiers de candidatures pour les législatives d’avril 2019. En dehors de ces mouvements propres à toute organisation interne, ceux qui y sont attendus prennent encore du temps avant de franchir le portail de la Céna. En somme, le siège de la Céna, jeudi 21 février 2019, est semblable à un sanctuaire que ne doivent violer des allogènes. En effet, aux alentours du siège de la Céna, on ne note rien d’inhabituel ou d’exceptionnel. Les parkings sont déserts à la direction du service de l’intendance de l’armée, la Devant de la Céna et à la sortie de secours. Aucun indice extérieur n’annonce un événement particulier à la Commission nationale autonome. A la guérite où sont postés des militaires chargés du filtrage à l’entrée, les occupants sont quelque peu désœuvrés. De temps à autre, ils soulèvent la barrière pour laisser entrer des véhicules Pickup estampillés Céna qui reviennent assurément de brèves missions dans la ville de Cotonou. Puis, plus rien d’autre. Les commissaires et les cadres de la Céna tournent les pouces. Ils jettent de temps à autre un regard furtif dans la cour à la vue des paparazzis, reconnaissables par leurs appareils de tournage, et de journalistes, dont l’attitude de quête d’informations ne trompe pas les habitués des médias.

 

Une cour peu animée

 

L’enceinte de la Céna est occupée par des véhicules des commissaires, des cadres et autres agents. Au beau milieu de la cour, est fixé un mât métallique au sommet duquel flotte le drapeau national à proximité d’un arbre hybride résultant probablement d’un greffage d’essence d’anacardier et de cola. Au nord-est de la cour se trouve un bâtiment décoré aux couleurs nationales. Un tapis rouge dressé pour la circonstance, conduit dans l’une des salles dudit bâtiment conditionnées à 18°C. A l’intérieur de la salle, des tables sont disposées en forme de « U » s’ouvrant sur un divan de couleur noire. Autour des tables, six cadres de la Céna sont disposés de manière à recevoir en face dans une position assise les mandataires des partis politiques pour l’enregistrement des dossiers de candidatures. Certains des accompagnateurs du mandataire installés dans le divan suivent le processus à l’intérieur de la salle. Le surplus est installé sur quelques chaises en plastique de couleur blanche disposées à l’entrée de la salle d’enregistrement des dossiers. En termes qualité et de niveau d’organisation, la Céna a fini de mettre les petits plats dans les grands et n’attend que ses hôtes pour réceptionner leurs dossiers et procéder à leur étude aussi bien sur la forme que dans le fond.

 

Jean-Claude Kouagou

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here