Reconnaissance du récépissé du parti Fcbe:Koutché et Djènontin, les dindons de la farce

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Yayi Boni ne reconnaît plus ses chouchous Komi Koutché et Valentin Djènontin comme étant des membres du bureau exécutif national du parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). C’est du moins la conséquence de sa reconnaissance du récépissé délivré par le ministère de l’Intérieur à l’issue des séances de réconciliation des 8 et 9 janvier 2020 organisées sous son égide.

C’est consommé. Le retrait des anciens ministres Komi Koutché et Valentin Djènontin du Bureau exécutif national du parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est officiel. La médiation initiée par le leader charismatique et président d’honneur à son retour au bercail les 8 et 9 janvier 2020 a accouché de la réconciliation des deux camps rivaux Hounkpè et Azatassou et de la reconnaissance du récépissé délivré au parti par le Ministère de l’intérieur. Cette décision prise avec la bénédiction de l’ancien président de la République et l’approbation des membres du camp Azatassou, sonne comme un sacrifice de Komi Koutché et de Valentin Djènontin sur l’autel de la réunification. Hommes politiques et pas des moindres sous le régime défunt, ils ont été élus députés à la 7ème législature. Les deux caciques du pouvoir Yayi avaient chacun un fief avec des mandants qui, malgré les soubresauts que connaissait leur parti, avaient foi en l’avenir. La reconnaissance du récépissé du parti enterre Koutché et Djènontin politiquement. Au niveau de la Fcbe, si par miracle, ils arrivaient à démêler l’écheveau avec la justice qui est à leur trousse, ils ne pourront plus siéger aux instances du Bureau exécutif national où se prennent les décisions engageant la vie du parti. Dans la 6ème circonscription électorale où régnait en maître l’administrateur des hôpitaux, Valentin Djènontin ne représente désormais que l’ombre de lui-même. Le terrain politique qui a horreur du vide a été occupé voir verrouillé par les adversaires politiques de la circonscription électorale. En effet, le Bloc républicain et l’Union progressiste, tous deux des partis nés des entrailles du régime en place, lorgnent sérieusement l’hôtel de ville d’Abomey-Calavi, de Sô-Ava et de Zè. Dans la 9ème circonscription électorale, bastion électoral de l’ancien Argentier national, c’est la même réalité. Komi Koutché qui a perdu presque tous ses lieutenants sur le terrain est dans de beaux draps. Les partis de la mouvance présidentielle rivalisent d’ardeur sur le terrain avec à la manoeuvre  Jean-Eudes Okoundé, Nicaise Fagnon, Christhelle Houndonougbo, Valère Tchobo et Eustache Akpovi. Ils sont présents à Dassa-Zoumè, Savalou et Bantè presque tous les weekends et quadrillent la circonscription pour Patrice Talon. Difficile donc pour ces désormais anciens barons de la Fcbe, Koutché et Djènontin, devenus simples membres du parti Cauris, de prétendre solliciter le suffrage des populations.

 

Pris à leur propre piège

 

En politique, il y a des actes qui ne pardonnent pas. Komi Koutché et Valentin Djènontin devraient le savoir et agir en conséquence en évitant tout conflit avec la justice de leur pays. Pendant longtemps, ils se sont montrés respectueux des textes du parti et dociles envers  le président d’honneur qui les a remerciés aujourd’hui en monnaie de singe. Seuls face à leur destin, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Tels des généraux sans troupe, ils se battent cahin-caha le temps d’épuiser leurs dernières cartouches et peut-être de se mettre à la disposition de la justice de leur pays. En attendant, Yayi Boni et les camps réunifiés avancent. La page Koutché et Djènontin dans le Ben de la Fcbe est définitivement tournée. Les regards sont tournés vers les Communales de mai 2020 avec pour ambition de reconquérir les mairies autrefois leur chasse-gardée des Cauris.

 

Serge Adanlao

 

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