Réforme dans l’enseignement technique au Bénin :Mahougnon Kakpo échange avec les acteurs du septentrion

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Les réformes en cours dans le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle étaient, le lundi 13 mai 2019, au cœur d’une rencontre d’échange entre le ministre Mahougnon Kakpo et les acteurs du septentrion. C’était à  l’Ecole de formation médico-social (Efms) de Parakou.

Orienter l’économie béninoise vers l’éducation comme levier du développement. Telle est l’ambition du Gouvernement qui s’y atèle depuis trois ans. Pour que l’éducation puisse jouer ce rôle, une place de choix a été alors  accordée à l’enseignement technique et  à la  formation professionnelle. L’étude diagnostique  qui a été donc faite  en 2016 a révélé des dysfonctionnements graves liés à la caducité du programme, au manque de matériels et d’infrastructures adéquats et à la remise à niveau  des formateurs de même que les enseignants. D’où la nécessité pour le Gouvernement  d’élaborer  une stratégie  de relance du secteur de l’éducation qui sera mise en œuvre à partir de septembre prochain pour professionnaliser les métiers, adapter la formation  aux  exigences  du marché de l’emploi. « Notre système aura un nouveau visage à partir de l’année prochaine. On ne va plus construire des lycées et des centres professionnels et d’apprentissage au pifomètre.», a laissé entendre le ministre. Les lycées et centres de formation seront équipés, les enseignants et formateurs seront renforcés sur la base d’un nouveau programme d’étude et point d’honneur sera mis sur l’alphabétisation fonctionnelle  des apprenants.  Plus de 60% des actifs de ce secteur ne sont pas formés dans leur langue. Selon Mahugnon Kakpo, ils recevront directement le savoir professionnel dans leur langue pour permettre aux d’artisans d’être opérationnels après leur formation. Une séance de recyclage de deux semaines sanctionnée par certification professionnelle   est organisée au profit des maîtres artisans pour leur faire bénéficier un parchemin reconnu par l’Etat. En somme, conclu le ministre,  le président de la République œuvre inlassablement pour mettre en valeur l’artisan et son métier. Soufiyane Imorou, président de l’Union des chambres interdépartementales de métiers du Bénin  a salué ces réformes du Gouvernement qui, à l’en croire, visent à redonner  à l’artisanat ses lettres de noblesse.

 

Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)

 

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