Réformes dans le sous-secteur du livre:Les acteurs souhaitent de véritables industries

0
1569

Si la création artistique et littéraire reste libre au Bénin, l’accès aux métiers d’éditeur de livre et de libraire est désormais encadré par des textes réglementaires. C’est ce que va induire la réforme de la professionnalisation du sous-secteur du livre que conduit avec sérénité le Ministère en charge de la culture à travers la Direction des arts et du livre.

Au moyen d’une séance d’information et d’échanges ayant réuni les différents acteurs de la chaîne du livre ce mercredi 13 mai 2020 à Cotonou, les nouvelles bases ont été jetées pour la mise en œuvre de cette réforme. L’exercice fort simple de quelques heures présidé par le Directeur de cabinet en présence des autres membres du cabinet, vise à informer l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre de la nécessité de réformer le sous-secteur et d’obtenir leur contribution en vue d’une réforme inclusive et participative. Mieux, il s’agit de recueillir les éléments de réflexion afin d’améliorer le contenu des textes et faire prendre les actes qui conviennent pour réglementer les métiers de la chaîne du livre et de la lecture au Bénin C’est donc dans l’optique de faire apprécier les éléments de la réforme que la Direction des arts et du livre (Dal) a initié la présente rencontre d’information et d’échanges avec les acteurs. Au terme de la présentation, les participants ont salué l’initiative qui selon eux, vient une fois encore, témoigner de l’esprit de collaboration du Ministère de tutelle avec les bénéficiaires de la réforme. Toutefois, ils ont trouvé certaines dispositions comme étant des barrières à l’entrée dans le métier. « Il s’agit d’une activité intellectuelle et on ne doit pas exercer un métier avant d’exiger un agrément », a souligné un intervenant. Ils ont alors suggéré que ces dispositions corsées soient enlevées avant l’adoption du projet d’arrêté devant conduire à la professionnalisation des deux métiers concernés dans le sous-secteur du livre au Bénin. Ils ont également saisi l’occasion pour aborder la question de l’accompagnement du Ministère pour faire évoluer la chaîne du livre.

Les assurances du Dal

Face aux inquiétudes soulevées, le Directeur de cabinet et le Secrétaire général du Ministère ont rappelé qu’il s’agit d’un projet de décret et l’importance de la séance d’échange de ce 13 mai dans le processus de mise en œuvre de la réforme. En bon technicien, le directeur des arts et du livre, Koffi Attédé  rassure : « Ce texte n’est pas de nature à brimer a liberté d’expression (…) Il n’y a pas de dispositions liberticides qui soient cachées dans le projet d’arrêté. » A en croire ses explications, le projet soumis à l’appréciation des acteurs en vue de recueillir n’est pas de nature à restreindre les libertés. Il a déjà fait l’objet de plusieurs rencontres en amont avec certaines organisations du sous-secteur du livre. L’enjeu aujourd’hui, dira-t-il, est de développer des entreprises et des industries créatives. Car, si l’État vise la prospérité et la promotion des entreprises créatives, il ne peut pas y arriver si nous ne restons pas dans la prospective de l’initiative entrepreneuriale. Cela permettra également d’éviter la perte des marchés aux acteurs de la chaîne du livre. Il a lui aussi, saisi l’occasion pour présenter les chantiers en cours dans le secteur des arts et du livre.

 

Pfc/Mtca

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here