Réformes sous le Nouveau départ:Denis Hodonou convaincu par la gouvernance Talon

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Il opine rarement. Séduit par la gouvernance Talon, le journaliste émérite Denis Hodonou a accepté volontiers de se prêter à nos questions. Pour lui, le chef de l’Etat est dans du concret depuis avril 2016. Il joint l’acte à la parole, contrairement à ses prédécesseurs. Du projet Asphaltage à la libération des espaces publics en passant par les réformes politiques, M. Hodonou affiche sa satisfaction et encourage les cadres qui entourent le président de la République à mouiller davantage le maillot pour le bonheur des Béninois.  

Le Matinal : A un an de la fin du mandat du Président Patrice Talon, quel bilan faites-vous de sa gestion du pays ?

 

Denis Hodonou: Le président Talon est venu au pouvoir avec un mot fort : « La Rupture ». Il était le seul à comprendre tout ce qui entoure ce mot. Souvent, en politique, il y a des annonces qui ne sont jamais suivies d’actes. Lui, il a joint l’acte à la parole.

 

Comment ? Expliquez-vous.

 

Moi, je ne juge qu’aux résultats. Patrice Talon avait pris des décisions responsables, mais incomprises par la plupart de ses compatriotes, y compris moi-même. Prenons l’exemple du projet Asphaltage. Si un tel programme avait été élaboré depuis l’indépendance de notre pays, une ville comme Cotonou allait rivaliser avec toutes les grandes villes du monde. En trois ans, l’ordre imprimé à Cotonou et dans certaines villes phares du Bénin, dépasse largement ce qui a été fait par les régimes précédents. Il faut appeler un chat un chat. Tout le monde avait critiqué le déguerpissement. Aujourd’hui, les résultats sont là.

 

Pourtant tout n’a pas été rose sous la Rupture, notamment les évènements du 1er et 2 mai 2019, suite aux élections législatives.

 

Je m’incline devant la mémoire des victimes des évènements malheureux que vous évoquez. Au Bénin, nul ne doit perdre la vie pour des problèmes politiques. Mais, les manifestations, bien qu’étant constitutionnelles n’étaient pas bien encadrées au point où qu’il y a eu des débordements qui risquaient de mettre l’Etat en péril. La Constitution du 11 décembre 1990 n’autorise en aucun cas les manifestants à aller détruire les biens publics. En Egypte, l’occupation sans violence de la place Tahrir a fait tomber le régime du président Hosni Moubarack. Si le président Boni Yayi avait honoré son engagement vis-à-vis de Dieu en devenant Pasteur, il n’y aurait pas eu tout ce désordre.

 

Mais il y a eu d’autres évènements violents à Savè et Tchaourou ?

 

La jeunesse béninoise a besoin d’être occupée. C’est le désœuvrement qui entraîne tous les débordements. J’ai eu la chance d’échanger avec les jeunes de Savè. Ils sont bien conscients que leur ville a besoin de se développer et que le président Patrice Talon peut beaucoup leur apporter. Il faut œuvrer pour la paix en investissant massivement dans la zone qui regorge d’immenses potentialités. J’ai eu à discuter avec certains chasseurs qui sont d’anciens militaires de la période révolutionnaire. Ils m’ont compris et ont promis de tout faire pour qu’il n’y ait plus ce genre d’incidents dans leur localité. L’Armée, à travers les eaux et forêts, gère les ressources forestières dont bénéficient les chasseurs. Les deux sont donc liés comme la langue et les dents.

 

Pourtant certains jeunes béninois désapprouvent la politique du président Patrice Talon.

 

C’est dans l’ordre normal des choses. Nul ne peut être parfait, mais on peut réaliser l’idéal. En général, les gens pensent qu’ils peuvent intégrer le Royaume de Dieu malgré leur désordre terrestre. Ce qui est absolument faux. La vie dans le Royaume de Dieu se prépare dans l’ordre sur terre.

Le baromètre de la jeunesse béninoise se mesure dans nos universités. Je suis sûr que si le président Patrice Talon améliore un peu plus les conditions de vie des étudiants à travers un programme de réhabilitation et de construction des amphis (climatisation, sonorisation et peinture), il aura l’adhésion de cette jeunesse qui ne demande pas grand chose. S’il avait besoin de mon avis, c’est ce que je lui aurais proposé.

 

Nous allons vers les élections municipales et communales. Quelle est votre opinion sur ces enjeux politiques ?

 

C’est heureux que toutes les conditions soient réunies pour des élections inclusives et ouvertes au Bénin. Mais pour autant, l’opposition ne doit pas dormir sur ses lauriers et attendre une victoire facile. Le camp du Président Patrice Talon a un bilan à défendre. Prenons par exemple le cas de la Commune de Boukoumbé que j’ai eu la chance de suivre. Le Président Boni Yayi est allé poser la Première Pierre une fois et a fait le lancement de la route Natitingou-Boukoumbé-Korontière-Frontière Togo, sans la réaliser. Le président Patrice Talon est venu concrétiser le rêve de toute cette population. A en croire celles-ci, si le Président Talon était une femme, elles l’auraient demandé en mariage. L’opposition doit batailler fort pour dégager un seul conseiller à Boukoumbé.

Il y a également les zones à fortes productions de coton qui ont connu un boom financier avec les nouvelles réformes du gouvernement qui peuvent facilement basculer dans le giron de la mouvance présidentielle.

 

Quel est votre mot de fin ?

 

L’équipe en place constituée de Bio-Tchané, Koupaki, Dagnon, Wadagni et autres fait du bon travail que chacun apprécie à travers les résultats. En physique, il est dit que pour qu’une barre de fer devienne un aimant, il faut que cinq pour cent des atomes qui la constituent soient magnétisés. Le président Patrice Talon s’est fait entourer des cadres meilleurs dans leurs domaines pour travailler avec lui. Ce n’est plus une question de nomination politique. Ce qui doit être fait est fait.

 

Propos recueillis par Abdourhamane Touré

 

 

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