Respect des mesures préventives contre le Covid-19:Le Mono et le Couffo peinent à se mettre au pas

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Face à la  propagation du Coronavirus, plusieurs mesures de prévention ont été initiées par le gouvernement béninois. Dans les départements du Mono et du Couffo, ces mesures sont respectées à la lettre par les directions départementales des services publics, les mairies et les régies financières. En revanche dans les marchés, les restaurants et sur les tronçons routiers, les populations peinent à respecter ces dispositions en raison du manque de communication sur l’ampleur et la gravité du viirus.

Le Coronavirus est une maladie virale respiratoire qui  tue très vite. Prenant conscience de la gravité du mal, de nombreux directeurs départementaux du Mono et du Couffo se sont mis au pas. Ils ont installé à l’entrée de leur administration, le dispositif de lavage des mains. Outre ce dispositif, ils ont instruit leurs collaborateurs à ne pas faire des accolades, à porter des masques et à respecter la distance d’un mètre vis-à-vis de leurs collègues. Pour preuve, la préfecture de Lokossa a installé à l’entrée de son  portail, un dispositif de lavage de mains pour tous les usagers. Outre ce mécanisme,  les agents sont contraints de ne pas se serrer la main et de porter au besoin des masques. Pour le préfet du Mono, Comlan Sèna Sedzro Zinsou, rien ne doit entraver le respect des dispositions prises par le gouvernement. Il précise que c’est l’observance de ces dernières qui va limiter la propagation de ce virus au Bénin. Son homologue du Couffo, Christophe Mègbédji se montre plus intransigeant, vis-à-vis de tous ceux qui violeraient l’une de ces initiatives gouvernementales. A l’occasion de l’installation du nouveau maire d’Aplahoué, il s’est montré plus autoritaire et menaçant face à ceux qui organiseraient des funérailles et des cérémonies festives regroupant plus de dix personnes. «Je ne tolérerai pas les enterrements et les cérémonies funéraires dépassant 10 personnes. Nous devons tous respecter les consignes du gouvernement sous peine les sanctions », a-t-il prévenu. Les sociétés privées et établissements sis dans ces deux départements ne dérogent pas à la règle. Ils ont érigé des dispositifs de lavage de mains à l’entrée de leur  bureau. Ils forcent même leurs clients à laver leurs mains avant de solliciter des prestations. Un client a été surpris par le patron d’une entreprise de vente de crédit et de portable à Lokossa qui lui impose le lavage des mains avant et après avoir acheté son produit. Dans la  Commune frontalière de Grand-Popo au Togo, les agents de la Police et de l’unité spéciale de surveillance des frontières ont renforcé leur dispositif sécuritaire. Ils ont multiplié leurs patrouilles le long de la lagune de la localité pour dissuader les citoyens togolais et béninois qui traversent ce cours d’eau.  C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’un citoyen béninois a été abattu pour avoir violé les mesures de sécurité.

 

Difficultés d’application des mesures dans les marchés et certains lieux de détente

 

S’il est vrai que les mesures de prévention sont respectées dans les administrations déconcentrées et décentralisées, tel n’est pas le cas dans les marchés, lieux de détente et sur les tronçons routiers. Dans les marchés de Lokossa, d’Azové et de Comè, aucune mesure de prévention du Coronavirus n’est respectée. Pis, les usagers ignorent encore la gravité du mal et les initiatives prises par le gouvernement pour limiter la propagation de ce mal. Dans ces lieux publics, il n’y a aucun dispositif de lavage de mains et les usagers se regroupent et échangent leurs produits comme si rien n’était. Dans certains restaurants, cafétérias et champs de culture, les citoyens ne savent même pas si le mal existe. Ils se saluent, font des accolades et mène leurs activités comme d’habitude. Sur les tronçons routiers, très peu sont ces conducteurs qui observent ces mesures de protection. La plupart d’entre eux  violent allègrement les consignes du Pouvoir en place.  Ils continuent de transporter plus de trois passagers et n’appliquent aucune mesure de prévention dans leurs véhicules. Interrogés, ils avouent qu’ils ne peuvent pas satisfaire à leurs besoins et payer l’assurance et la visite technique en suivant ces consignes. Ils se confient à Dieu et plaident pour des appuis du gouvernement pour assouplir les charges que leur imposent ces mesures.

 

Nécessité de renforcer la communication sur la pandémie

 

Dans les départements du Mono et du Couffo, les mesures de protection du Coronavirus ont du mal à être respectées par la majorité des citoyens car ils ne sont pas suffisamment informés sur ce mal. Il urge que les mairies entrent dans la danse et communiquent d’avantage sur la gravité du mal. Elles peuvent par exemple organiser des séances de sensibilisation les jours de marchés et y installer au besoin des dispositifs de lavage de mains. Certains citoyens recommandent qu’elles instruisent les crieurs publics à mieux informer sur l’ampleur du mal.

Claude Ahovè

(Coll ext)

 

 

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