Restrictions liées au cordon sanitaire:Des citoyens de 12 Communes à l’épreuve du cordon sanitaire

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Les mesures édictées par le gouvernement dans le cadre du cordon sanitaire ont commencé à produire leurs effets dans les 12 Communes concernées par la décision. Sur toute l’étendue desdites Communes, la mesure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 au Bénin a été largement suivie. Constat à Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Ouidah, Kpomassè et Allada.

 

 

Fluidité de la circulation à Cotonou

Tôt le matin, tous les parcs des bus et minibus sont fermés. La circulation est très fluide sur les principaux axes et artères de Cotonou. Vêtu d’un pantalon « Jeans » de couleur bleue, Cyrile Abdou, percepteur de la compagnie Att était assis dans son bureau au siège de cette compagnie de transport à la place de l’Etoile rouge. Tout est calme. Seulement quelques personnes venaient s’adresser poliment à ce dernier. Leur objectif commun était le retrait des courriers. Interrogé sur le respect des mesures prises par le gouvernement, notamment dans le secteur du transport aux fins de limiter la propagation de la pandémie du Covid-19, il a répondu que la compagnie a suspendu toutes ses lignes jusqu’à nouvel ordre. Selon lui, l’espace sanitaire de contrôle défini par l’Exécutif mérite d’être respecté. Du côté de la compagnie Kabir Transport, aucun voyageur n’a été enregistré sur le parc. C’était un calme total. En ce qui concerne les espaces marchands, les usagers tentent vaille que vaille d’observer la distance d’un (1) mètre entre clients et acheteurs. Parfait  Dènon, un marchand rencontré au marché Dantokpa, a fait savoir que cette décision de confinement prise par l’Etat ne sera pas facile pour les personnes n’ayant pas un revenu salarial. « Nous ne sommes pas des agents permanents pour espérer un salaire à la fin du mois. Nous ne pouvons pas rester à la maison pendant quatorze jours », s’est-il plaint. Au dire de ce dernier, la mesure prise par le gouvernement aura des impacts négatifs sur les activités commerciales. « Le gouvernement a été même sage, car il n’a pas pris des mesures comme les autres pays», a-t-il reconnu. Egalement, pour ce premier jour de l’entrée en vigueur des dispositions sanitaires prises par le gouvernement pour la riposte contre le Coronavirus (Covid-19), certains conducteurs de taxi-motos, communément appelés « zémidjan », sont restés à la maison. C’est le cas de Ismaïl Elékoun. A l’en croire, c’est une période où chaque individu doit strictement respecter les consignes données par les autorités pour vaincre la maladie. «  Je ne suis pas sorti ce matin. Le premier pas est déjà fait. J’ai mis en place des dispositifs, notamment l’eau et le savon, à l’entrée comme à l’intérieur de ma maison pour permettre à ceux qui me rendront visite de se laver les mains. Ce sont des dispositions moins coûteuses pour nous les pauvres », a-t-il laissé entendre. Par contre, d’autres conducteurs de taxi-motos rencontrés se conforment aux prescriptions. Au niveau des entreprises publiques et privées, notamment les pharmacies, les dispositifs de lavage des mains.

 

Benjamin N. Douté (Stag)

 

 

Sèmè-Podji : la gare routière vide, les passagers des taxis réduits à 3

Sèmè-Podji, à l’instar des autres Communes à l’intérieur du cordon sanitaire, a respecté hier, lundi 30 mars 2020, les différentes mesures prescrites par le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Bars, discothèques et autres lieux de réjouissance ont tous fermé leurs portes. Pareil pour les minibus de transport en commun qui ont déserté les voies. A la gare routière, silence radio. Les rares taxis en circulation se sont conformés aux prescriptions du gouvernement notamment la limitation du nombre de passagers à trois au maximum. Malgré la flambée du tarif à cause de la réduction du nombre de passagers, les clients ne se plaignent pas. Ils s’accommodent. De 1000 FCfa, le tarif Cotonou-Porto-Novo est passé à 1300 FCfa depuis l’entrée en vigueur de la mesure de cordon sanitaire. Les clients sont prêts pour le sacrifice car, pour eux, la santé n’a pas de prix. Dans les restaurants, l’hygiène est de mise. L’obligation de respecter la distance d’un mètre au minimum entre usagers de restaurants et maquis faite par le gouvernement est suivie à la lettre avec le dispositif de lavage de main à l’entrée. Tout client est contraint de faire le geste salvateur pour ne pas être un vecteur du Covid-19.

 

Abdurhamane Touré

 

 

Discipline et sérénité à Abomey-Calavi

A Abomey-Calavi, la population semble avoir pris la mesure de l’enjeu. Le cordon sanitaire qui va permettre d’empêcher la propagation du Coronavirus à l’intérieur du pays, est entré en vigueur.

Matinée timide à Abomey-Calavi ! Les hommes en uniformes sont positionnés aux carrefours phares pour parer à toute déviance. Pas de taxi-bus communément appelé « Tokpa-Tokpa en circulation. Les taxis jaunes et verts ont pour la plupart respecté la mesure prescrite qui recommande un passager à l’avant, et deux derrière. Entre peur et méfiance, les conducteurs de taxi-moto ont tous leurs masques au risque de se faire interpeller par les agents de la Police républicaine. Mathieu Degbogbahoun, conducteur de taxi jaune et vert, rencontré dans les encablures du carrefour Arckonville, attendait patiemment un troisième passager avant d’embarquer  gants aux mains, masque au nez. Il explique que la guerre contre le Coronavirus n’épargne personne. « Nous sommes dans la stricte obligation de respecter les consignes du gouvernement, car notre santé en dépend », a-t-il fait savoir. Même si au début, certains ont tôt fait de confondre les mesures concernant la circulation à un confinement pur et simple, la mairie d’Abomey-Calavi s’est impliquée personnellement dans la réussite de ces mesures gouvernementales,  explique Dieudonné Megninou, directeur des services techniques à la mairie d’Abomey-Calavi. « La première autorité de la commune d’Abomey-Calavi a envoyé un courrier à tous les chefs d’arrondissement et chefs de village afin que ces derniers sensibilisent à leur tour la population. La plateforme communale de gestion des risques et catastrophes a été activée », a-t-il fait savoir. En tout cas, la population semble avoir compris que le Coronavirus doit être combattu et pour y arriver, il urge de mettre un accent particulier sur l’hygiène.

 

Bars hermétiquement fermés

 

Les buvettes et autres bars sont hermétiquement fermés à Abomey-Calavi. Du maquis  » Maman Togo », en passant par le ‘’Bar Jackpot’’ aux ‘’Palmiers royaux’’, c’est le calme plat. « La santé avant tout », a fait observer Ernesto Gbaguidi, promoteur de bar rencontré au carrefour Satellite à Abomey-Calavi. Nala M. avance que la peur de contracter le Covid 19 fait qu’il ne mettra plus les pieds dans les buvettes. « Il faut respecter les consignes gouvernementales pour se protéger et protéger les autres », a-t-il indiqué.

 

Jockvien Tchobo (Coll ext)

 

 

Honfo invite Sèmè-Podji au respect du cordon sanitaire

Ville déclarée « plus exposée à la propagation du Coronavirus », Sèmè-Podji vit depuis hier 30 mars 2020 sous le régime spécial du cordon sanitaire décrété par le gouvernement. Outre les lieux de culte, bars et autres lieux de plaisance sont hermétiquement fermés. Preuve que les citoyens de cette Commune ont écouté les conseils du maire Charlemagne Honfo. En effet, à quelques jours de la mise en œuvre du cordon sanitaire qui isole 12 communes du reste du pays, l’édile de Sèmè-Podji a invité ses administrés au respect strict des instructions du gouvernement. « J’invite la population de la Commune de Sèmè-Podji à prendre très au sérieux le Coronavirus. Chères populations ! Je vous exhorte à plus de discipline, de sérénité, et de persévérance, car ce n’est que ces efforts au quotidien qui pourront garantir des résultats probants. L’ampleur du défi auquel nous sommes confrontés doit nous amener à redoubler d’efforts afin de passer de la détresse à l’espérance », a-t-il fait savoir. A l’en croire, cette décision de l’Exécutif vise à briser la chaîne de transmission pour déboucher sur l’élimination du Covid-19. Et pour un succès de l’opération, Charlemagne Honfo mise sur la sensibilisation. C’est d’ailleurs pourquoi il a investi ses conseillers aux fins d’être des relais auprès des populations pour leur expliquer tous les contours de la décision gouvernementale. Dans cette même veine d’accompagnement, le Numéro 1 de Sèmè-Podji a acquis des dispositifs de lavage de mains au profit de la mairie et des services déconcentrés. « Il faut se rappeler de laver les mains régulièrement avec du savon, utiliser du gel hydro-alcoolique. Il faut porter des gants et masques de protection qui couvrent la bouche et le nez. Il faut renouveler les masques après 4 heures d’usage. Eviter les poignées de main et accolades, tousser ou éternuer dans des mouchoirs à jeter ou utiliser le pli de son coude. Ces mesures n’ont l’air de rien, mais sont efficaces », a-t-il insisté.

Joël Samson Bossou

 

Parakou, un enfant peu docile

Face à la menace de la pandémie du Coronavirus, Charles Toko,  le maire de Parakou a convoqué, le vendredi 28 mars 2020,  une  session extraordinaire du conseil municipal pour délibérer  à  huis clos sur les actions stratégiques urgentes à développer pour contrer le Coronavirus. Le conseil municipal de la cité des Koburu s’est engagé à traduire pleinement en acte  toutes les décisions du conseil des ministres. Cependant,  il décline d’autres  actions complémentaires au plan   local dans le but d’assurer la  sécurité. A l’issue de ladite rencontre, le Conseil municipal s’est engagé  à acquérir et mettre à des endroits stratégiques de la ville, 200 systèmes de lave-mains, à  doter la Commune de Parakou d’un centre fonctionnel de dépistage pour le compte du Borgou, à renforcer les capacités d’intervention du centre hospitalier départemental du Borgou et de l’hôpital d’instruction des armées en aspirateurs, en ambulances et en  équipements  de protection individuelle au profit du corps médical. Des dispositions saluées par le préfet du Borgou Djibril Mama Cissé. Présent à cette rencontre, il a invité les populations au respect scrupuleux des mesures pries.  « Même la Kaaba est interdite d’accès. Vatican a fermé. S’il y a donc un risque à prier en groupe prions tout simplement à la maison, Dieu ne nous en voudra pas pour cela. Prenons donc la mesure de la menace et agissons en conséquence si nous tenons à nous éviter une hécatombe », a-t-il recommandé. Cette recommandation de l’autorité de tutelle a rencontré au sein de la population quelques poches de résistance. Dans les marchés, tout se passe comme si de rien n’était. Rien n’est respecté, même pas la distance de sécurité. Les imams et les pasteurs, malgré les multiples campagnes de sensibilisation, tiennent clandestinement des séances de prière avec leurs fidèles. Mais les éléments de la Police républicaine qui veillent à l’application stricte des décisions n’hésitent pas à agir quand il le faut. Les gérants des bars et buvettes, quant à eux, obtempèrent et ferment à 21 heures, même si cela ne les arrange pas.  « Nous,  on est prêt pour rentrer parce que la loi c’est la loi. Ce qui vient de l’autorité, on ne peut pas le contredire», a confié Bio Moumouni.

 

Zéphirin Toasségniché(Coll. Extérieur)

 

 

Hinvi au pas des policiers et militaires

Le cordon sanitaire annoncé à Hinvi (après Allada), front Nord du combat que mène le gouvernement contre la propagation du Coronavirus a été effectif au premier jour de l’entrée en vigueur de la décision. Depuis 00 heure du 30 mars 2020, le dispositif sécuritaire composé de policiers républicains et de militaires est à la manœuvre pour faire respecter la mesure gouvernementale. Seuls sont autorisés à circuler sur l’axe conformément au communiqué du ministre de l’Intérieur, les camions et les véhicules de transport de marchandises. Tous les usagers de la Route-inter Etats Bénin-Niger après Allada en quittant Cotonou ou avant en venant de Bohicon font demi-tour. Pas donc question de sortir du cordon et d’y entrer sauf en cas exceptionnel et sur autorisation du préfet de l’Atlantique. Si certains rebroussent volontairement chemin et préfèrent prendre des contournements, d’autres par contre perdent leur temps à négocier pour disent-ils, « voir s’ils pourront franchir la barrière ». Mais peine perdue. La barrière érigée par les Forces de sécurité et de défense déployées sur le terrain est infranchissable. Les consignes sont claires et aucun agent ne prend le risque. Malgré l’amertume qui se lisait sur les visages, les usagers de la voie mesurent tout de même la pertinence de la décision gouvernementale. Dans leur grand ensemble, ils saluent le chef de l’Etat pour la mesure dont la mise en œuvre fera du bien à tous les Béninois.

 

Abdourhamane Touré

 

 

Le cordon sanitaire, une réalité entre Ouidah et Kpomassè

Impossible désormais aux populations de circuler librement entre Ouidah et Kpomassè. Déjà à la hauteur de Sègbohouè, les forces de sécurité et de défense ont érigé leur barrière de sécurité, conformément à la décision du cordon sanitaire. La voie  est barricadée. Seuls les véhicules de transport de marchandises sont autorisés à franchir la barrière. Les véhicules de transport en commun sont systématiquement immobilisés et les conducteurs sont priés par les fonctionnaires de la Police républicaine et les éléments des forces de la défense en faction de replier à Cotonou. Visiblement sous informés, les conducteurs qui ont buté contre le dispositif sécuritaire se lancent dans des supplications. C’est le cas de Théophile Aké Fantohou. « L’accès m’a été interdit. Ils m’ont dit de retourner vers Cotonou. Je n’ai personne à Cotonou. Je ne sais pas comment je vais vivre à Cotonou. Qu’ils nous pardonnent pour aujourd’hui », supplie-t-il. Mais l’Armée et la Police se montrent intransigeantes. Avant de franchir cette barrière, il faut d’abord présenter une autorisation signée par la préfecture. Faut-il le rappeler, dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises par le gouvernement pour la riposte contre la pandémie du Coronavirus, il est établi un cordon sanitaire autour des Communes les plus exposées à cette pandémie à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Tori, Zè, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Akpro-Missérété et Adjarra, Sô Ava et Aguégués. Cette mesure est entrée en vigueur le lundi 30 mars 2020 à 00h. Les populations sont donc appelées à ne pas franchir ces points du 30 mars au 12 avril 2020. Par contre, elles ont la possibilité de circuler à l’intérieur du cordon, d’une ville à l’autre, tout en respectant les mesures prescrites. L’on peut partir de Cotonou pour Ouidah, Allada, ou Adjarra, mais sans aller au-delà de ces villes, à moins d’une dérogation du préfet du département d’où l’on veut sortir. Les  Forces de sécurité et de défense sont instruites aux fins de suivre de très près sa mise en application.

 

Odi I. Aïtchédji

 

 

Les premiers effets dans l’Ouémé

La décision du gouvernement de mettre en application un cordon sanitaire autour de plusieurs villes pour contrer la pandémie du Covid-19 est effectivement entrée en vigueur hier lundi 30 mars 2020 à 00 heure dans le département de l’Ouémé. Une forte présence de policiers républicains et militaires est constatée notamment sur le tronçon Porto-Novo-Akpro-Missérété, la dépression d’Avrankou précisément à la limite de la rivière. Egalement, poste de douane de Mèdédjonou dans la Commune d’Adjarra, il n’y a pas de négociation. Tous les usagers quittant  la Commune de  Dangbo pour venir à Akpro-Missérété ou à Porto-Novo sont systématiquement refoulés. Les agents de sécurité renvoient tout le monde. Le seul mot d’ordre aux usagers est : « On veut une dérogation du préfet »’. Des contrôles stricts sont effectués sur les véhicules de transport de marchandises provenant du Nigéria pour le Ghana ou Malanville. Selon les explications de certains policiers, il est permis des déplacements à l’intérieur des cordons sanitaires. Pour le compte de cette première journée, le cordon sanitaire est bien respecté dans l’Ouémé. Selon certains usagers rencontrés, la mesure est sévère, mais c’est pour le bien-être de tous.  Par contre, d’autres fonctionnaires en service à Porto-Novo et vivant à Dangbo fustigent le fait qu’après moult explications pour aller au boulot, les policiers républicains et militaires les refoulent. Or, aucun acte administratif ne demande encore aux agents de l’État ou des collectivités de rester à la maison. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, se doit donc d’étudier au plus tôt ces cas pour le bonheur de ces derniers. Egalement, il faut exhorter le gouvernement à mieux équiper les forces républicaines quant aux dispositifs de protection sécuritaire comme les cache-nez par exemple.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp.Ouémé-Plateau)

 

Emmanuel Zossou félicite le gouvernement

Depuis le lundi 30 mars 2020, le gouvernement a mis à exécution  son plan stratégique relatif à la mise en place de cordon sanitaire dans certaines villes du Bénin  dont Porto-Novo. A cet effet, le maire de la municipalité de Porto-Novo Emmanuel Zossou, n’est pas resté en marge de cette lutte contre cette pandémie du Covid-19. Outre les divers communiqués invitant les populations à respecter de façon stricte les dispositifs sanitaires, le maire a jugé nécessaire d’adresser un message à la population de  Porto-Novo au premier jour de l’instauration du cordon sanitaire par le gouvernement. Conscient du fait que le mal existe, persiste, perdure et fait des ravages un peu partout dans le monde, Emmanuel Zossou a exhorté les uns et les autres à se protéger et protéger par ce geste  leurs proches. Pas de panique, rassure l’édile,  car le gouvernement a bien le contrôle de la situation. L’essentiel, précise le maire, est de respecter les gestes dont le lavage des mains, le  respect de la distance de sécurité et surtout le respect du cordon sanitaire instauré par le gouvernement. Jugeant utiles les dispositifs sanitaires, le maire Emmanuel  Zossou a félicité le gouvernement du président  Patrice Talon et l’encourage pour tous les efforts fournis dans la lutte contre cette pandémie au Bénin. Egalement, il s’engage à faire respecter les différentes mesures aux populations de Porto-Novo. Dans l’enceinte de la mairie, des dispositifs dont le lavage des mains ont été mis en place non seulement pour le personnel mais aussi et surtout pour tous les usagers de la ville de Porto-Novo.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp.Ouémé-Plateau)

 

 

Ouémé: Le préfet s’oppose à la délivrance de dérogation

Le préfet du département de l’Ouémé  Joachim Apithy est bien décidé à  lutter efficacement  contre la pandémie  du Covid-19.Dans les mesures prises par le gouvernement, il a été  précisé que tout citoyen des villes concernées par les cordons sanitaires aient une dérogation signée  par l’autorité préfectorale  pour se déplacer dans une autre région non concernée. Mais pour des résultats d’efficacité  dans son département, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy a laissé entendre aux hommes des médias le dimanche 29 mars 2020 qu’il n’y aura pas de dérogation à délivrer durant toute la période du cordon sanitaire. « Nous nous connaissons dans l’Ouémé. Si j’ouvre cette brèche, ce sera la pagaille », a-t-il informé. Une manière de  discipliner autrement  les populations afin que les mesures prises depuis hier lundi 30 mars 2020 soient rigoureusement respectées.

 

Martial Agoli-Agbo (Corresp.Ouémé-Plateau)

 

 

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