Résurgence duCovid-19 en France:Couvre-feu, tests, aides… les principales annonces d’Emmanuel Macron

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Face à la recrudescence des cas de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi 14 octobre un couvre-feu de 21h à 6h en Ile-de-France et dans huit autres métropoles. Le président a aussi conseillé de ne pas se regrouper à plus de six dans le cercle privé et d’avoir recours au télétravail deux à trois jours par semaine quand c’est possible.

Emmanuel Macron l’a dit : les Français vont devoir s’habituer à vivre avec le virus « jusqu’à l’été 2021 au moins ». Face à une situation sanitaire qu’il juge « préoccupante », le chef de l’État a donc décidé de durcir les mesures visant à endiguer l’épidémie. Voici le détail de ses annonces.

Couvre-feu de 21h à 6h

C’est la mesure la plus forte prise par le président de la République. En Ile-de-France et huit autres métropoles, il sera désormais interdit d’être en l’espace public entre 21h et 6h sans raison valable comme être un travailleur de nuit ou avoir une urgence médicale. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros, voire 1 500 en cas de récidive. La mesure entre en vigueur à partir de samedi 17 octobre à minuit et elle durera au moins quatre semaines. En plus de la région parisienne, les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne sont également concernées par cette mesure qui devrait être étendue jusqu’au 1er décembre, si le Parlement l’autorise.

 

Pas de restrictions dans les transports

 

Malgré l’interdiction de circuler entre 21h et 6h, il n’y aura pas de restriction dans les transports pour permettre aux gens ayant des dérogations de pouvoir se déplacer. « Il y a des gens qui continueront à travailler la nuit, ou en soirée, ou le matin tôt ». « Nous n’avons pas décidé de réduire les déplacements entre les régions », a ajouté le chef de l’État.

 

Le télétravail encouragé

 

Contrairement à la période de confinement du printemps dernier, les services publics resteront ouverts et les professeurs seront dans les classes. Le gouvernement veut permettre à tout le monde de pouvoir continuer à travailler normalement. Emmanuel Macron n’a en revanche pas demandé une généralisation du télétravail, mais lorsque cela est possible, il préconise deux à trois jours de télétravail par semaine. Aux yeux du chef de l’État, ce dispositif doit rester souple et être négocié, notamment pour éviter d’isoler certains salariés. Il faut continuer à avoir une vie sociale, et au travail, on sait se protéger, a-t-il estimé.

 

Pas plus de six à table

 

Lors de son intervention, le président a demandé aux Français « d’au maximum ne pas être plus de six à table » dans les réunions privées, afin de freiner la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus. Il a recommandé de « mettre au maximum le masque, y compris en famille ou entre amis » pour empêcher le virus de se diffuser dans la sphère privée.

 

Une nouvelle stratégie de test

 

Face à des tests qui prennent beaucoup de temps, Emmanuel Macron a reconnu « de vraies difficultés sur le sujet ». Il a promis une nouvelle « stratégie » pour en « réduire drastiquement les délais » et souligné que cela passerait par de nouvelles techniques, comme les tests antigéniques, qui ont été autorisés, et la possibilité de s’auto-tester.

 

Des aides pour les secteurs particulièrement touchés par le couvre-feu

 

Emmanuel Macron a promis des aides pour les secteurs particulièrement affectés par les restrictions de circulation. Il suggère des « reprogrammations » pour aller plus tôt au théâtre ou au restaurant. Mais, s’il faut être à la maison dès 21h, pas sûr qu’en semaine cela soit très facile après le travail. Des établissements vont donc sans doute décider de fermer car ouvrir pourrait leur coûter plus cher que de laisser le rideau baissé. Les professionnels de l’hôtellerie-restauration indépendante avaient même prévenu qu’un couvre-feu « condamnerait à la faillite des milliers d’établissements ». Pour les aider à faire face, le chômage partiel à plein sera réactivé pour les secteurs de la restauration, l’événementiel, la culture et le sport. Les remboursements des prêts garantis par l’État seront décalés potentiellement jusqu’à un an avec un échelonnement sur cinq ans. Les professionnels de ces secteurs doivent être consultés. Des concertations locales seront lancées dès vendredi dans chacune des métropoles et des dispositifs supplémentaires pourraient être mis en place.

rfi

 

 

 

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