Santé:Quatre années de réformes audacieuses

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En quatre ans, le secteur de la santé a connu une métamorphose institutionnelle excellente. Aujourd’hui mieux qu’hier, le secteur enregistre une série de réformes qui changent totalement la perception de la santé au Bénin. Incursion dans un département en plein réaménagement structurel et infrastructurel.

Pour poser les bases d’une vraie réforme, il faut toucher au cadre légal et réglementaire. Dès les premières heures de la gouvernance du présidence Talon, il est apparu que l’un des premiers handicaps du secteur de la santé, c’est la qualité des textes. Le corpus légal était obsolète et ne permettait pas d’amorcer les réformes intéressantes au niveau du secteur. L’ayant compris, le gouvernement a entamé une grande réforme à ce niveau. A ce jour, plusieurs textes ont été pris et ont permis une réorganisation totale de plusieurs structures. Désormais, on ne parlera plus d’Agence nationale de vaccination, (Anv) de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme) ni de la Direction des soins infirmiers et obstétricaux (Dsio). Toutes ces structures sont désormais constituées au sein d’une seule agence dénommée Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp). Au niveau du secteur pharmaceutique, de grandes réformes ont été également faites. Le gouvernement a pris le décret portant organisation de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin (Onpb) avec un régime électoral. Il a été également créé dans ce même ordre d’idée, l’Agence béninoise de régulation pharmaceutique (Abrp). Cette Agence dispose d’un Conseil d’administration et d’une direction et a pour charge d’organiser le secteur et de l’inscrire dans une démarche structurelle cohérente. Le gouvernement a pris deux autres décrets portant  statuts de l’Agence nationale de contrôle de qualité des produits de santé et de l’eau (Ancq) et celui de l’Agence nationale des infrastructures, de l’équipement et de la maintenance (Aniem). Cette réorganisation a pour finalité de donner plus de pouvoirs à ces structures, mais aussi, d’assurer une autonomie de gestion dans la mise en œuvre de leurs actions. L’objectif est d’avoir des résultats plus visibles avec des ressources limitées et orientées vers l’efficacité.

 Des équipements de qualité pour un secteur bien assaini

 Dans le souci de contribuer à l’amélioration des soins de santé aux populations, le gouvernement a entrepris la construction et l’équipement de trois (03) maternités dans les Communes de Kalalé (Kouidri), Sinendé (Fô-Bouko) et Nikki (Tebow), de deux (02) dispensaires dans les communes de  Pèrèrè et de N’Dali. Il y a quelques mois, il a été procédé à la signature de contrat en vue de la construction du Centre hospitalier universitaire de référence d’Abomey-Calavi. Les premiers coups de pioche sont attendus pour bientôt.  Egalement, les études architecturales pour la construction des hôpitaux de zone d’Adjohoun-Bonou-Dangbo, Zogbodomey-Bohicon-Zakpota, Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété, et  pour la construction d’un hôpital de référence à Ouidah et pour l’extension de l’hôpital de zone d’Allada-Zè-Toffo sont en cours. Sur le plan des équipements, le  renforcement du plateau technique des formations sanitaires à tous les niveaux se poursuit. En plus de ce grand chantier, s’ajoute l’achèvement du processus d’acquisition d’équipements d’Imagerie par résonnance magnétique (Irm) au profit du Cnhu-Hkm, et de scanners pour le Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau. Le département de la santé pilote actuellement un important projet relatif à la mise en œuvre du Plan national de réhabilitation des centres de santé et celui d’équipements des formations sanitaires à travers le Projet d’équipement et de réhabilitation des formations sanitaires (Perfsb). Il a été procédé à une série de réformes destinées à nettoyer les scories au niveau du secteur. Au nombre de ces mesures, on peut citer, la poursuite des opérations de fermeture des cabinets de soins illégaux, la délivrance de 757 autorisations d’ouverture et d’exploitation d’établissements de santé et la délivrance de 3305 autorisations d’exercice en clientèle privée aux professionnels de la santé. A cela s’ajoute la mise en place d’une commission nationale de contrôle de la qualité des prestations et l’opérationnalisation des dispositions de la loi 97-020 relative à l’autorisation préalable pour exercer en clientèle privée aussi bien pour les agents privés que les structures sanitaires privées.

 

Abdourhamane Touré

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