Stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent:Le Bénin prépare la riposte

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A l’initiative du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), les forces de défense et de sécurité béninoises et des autorités communales des collectivités frontalières réfléchissent du 17 au 19 octobre 2019 sur l’élaboration de la stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent. Au nom du ministre de la sécurité, Marcel Baglo a ouvert l’atelier consacré à cet effet et qui se tient dans la ville de Grand-Popo.

Prévenir vaut mieux que guérir. Telle est la philosophie qui sous-tend la tenue de « l’atelier d’élaboration de la feuille de route pour la formulation d’une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent et d’entretiens exploratoires avec les acteurs pour la préparation d’une recherche d’approfondissement de la compréhension de l’extrémisme violent et de la radicalisation. » Organisé avec l’appui technique et financier du Pnud,  cet atelier vise à anticiper sur les actes terroristes qui sont les manifestations finales de l’extrémisme violent et de la radicalisation. Le Bénin entend se doter d’une stratégie de prévention de l’extrémisme violent. En intervenant à la cérémonie d’ouverture, la Représentante résidente du Pnud, Ginette Mondongou Camara, a fait savoir que « la montée en puissance de l’extrémisme violent et ses conséquences destructrices comptent aujourd’hui parmi les principaux obstacles à la paix au développement et à la lutte contre la pauvreté dans le monde. » S’appuyant sur le rapport du Pnud de 2017, intitulé « sur les chemins de l’extrémisme violent » Mme Camara a rappelé  que « le nombre d’attaques  terroristes a progressé de manière spectaculaire au cours des deux dernières décennies. De même, selon l’indice 2016 du terrorisme mondial, l’année 2014 marque une augmentation record de 80% et l’année 2015 est la deuxième année la plus meurtrière à ce jour.

 

Un coût économique important

 

» Pour la Représentante du Pnud, « l’extrémisme violent a un coût économique particulièrement important qui aurait atteint 89,6 milliards de dollars dans le monde pour la seule année 2015. La question de l’extrémisme violent et des crimes associés sont au cœur de la problématique du développement, et sa persistance. Son expansion en font un facteur redoutable qui pourrait ralentir les progrès vers l’atteinte des Odd. Le Directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), Marcel Baglo, en ouvrant les travaux a d’abord souligné comment le terrorisme est la conséquence de l’extrémisme violent avant d’exhorter les participants qui sont les hommes en uniformes et les maires des Communes frontalières avec les autres pays à faire de cet atelier une réussite.

 

Jean-Claude Kouagou

 

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