Sur Rfi:L’ancien Premier ministre salue la dynamique de développement sous Talon

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L’ancien-Premier ministre Lionel Zinsou n’est pas inquiété par la situation économique du Bénin malgré la fermeture des frontières nigérianes depuis plus d’un an. Sur l’émission « Echos d’ici, éco d’ailleurs » de Radio France internationale samedi 5 septembre 2020, l’ancien collaborateur de l’ex-président Yayi Boni a reconnu et salué la progression de l’économie béninoise portée par l’agriculture depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon.

« C’est une économie qui progresse, qui progresse d’ailleurs très régulièrement depuis une quinzaine d’années de façon assez saine. Je pense que l’environnement des affaires ne se dégrade pas ». Ainsi s’est exprimé l’ancien premier ministre béninois sur Radio France internationale samedi 5 septembre 2020. Opposant bon teint et malgré sa condamnation par la justice béninoise pour « dépassement de frais de campagne électorale » à quatre ans d’inéligibilité et 5 millions de FCfa d’amende, Lionel Zinsou ne s’est pas empêché de reconnaître les performances économiques enregistrées par le gouvernement Talon grâce à l’agriculture notamment l’or blanc. Selon l’invité de Jean Pierre Boris (Rfi) et Julien Clémençot (Jeune Afrique), « le Bénin travaille bien et dans le domaine de l’agriculture, le pays a fait une démonstration à laquelle personne ne s’attendait vraiment ». A titre illustratif, il a noté que la production du coton a été doublée en 4 ans. Le Bénin est devenu le premier pays producteur du coton en Afrique de l’Ouest, qui est une région importante au niveau mondial dans ce domaine. A l’en croire, « les surfaces, les productivités et les rendements ont été doublés, ce qui correspond à l’enrichissement réel des paysans béninois ». Pour l’ancien président du fonds d’investissement européen « Pai partners », l’agriculture étant le premier fournisseur de tous les autres secteurs, « les performances enregistrées ont eu des effets d’entrainement qui ont d’ailleurs compensé en taux de croissance, la fermeture des frontières nigérianes ». L’économiste et banquier franco-béninois ne s’est pas arrêté au progrès enregistré dans le secteur coton dans son argumentaire. Il a aussi fait référence aux performances dans la production vivrière. « Ce que les gens ne voient pas toujours, c’est qu’on a la même progression sur le maïs, le manioc, l’ananas puis l’anacarde et si vous voulez, cela a fait le taux de croissance du Bénin », a relevé le président de la fondation de centre gauche « Terra nova » qui a fait montre d’une honnêteté intellectuelle pour faire parler son cœur. « Je me démarque légèrement du jugement de l’opposition, mais en réalité, je pense que c’est le travail des Béninois, des paysans béninois et de tous les secteurs qui y concourent », a fait savoir l’ancien collaborateur du président Yayi Boni. Par rapport à l’endettement auquel les pays ont recours en général et le Bénin en particulier, « le Bénin reste autour de 50% du Pib en termes de dette qui est soutenable », a-t-il déclaré tout en rappelant que les grands pays de l’Europe seront en fin d’année à 115% de leur Pib.

 

Léonce Adjévi

 

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