Suspension du Bénin de la liste des pays sûrs par l’Ofpra:Le gouvernement réagit

0
1244

Le ministre porte-parole du gouvernement a réagi suite à la décision de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) qui fait état de la suspension du Bénin de la liste des pays « sûrs ». A l’occasion du point de presse du Conseil des ministres d’hier mercredi 07 octobre 2020, Alain Orounla a fait savoir que le Bénin remplit les critères qu’un Etat doit remplir pour être élevé au rang des pays « sûrs », contrairement à la position de l’Ofpra.

Le ministre de la Communication et de la poste n’approuve pas la décision de suspension du Bénin de la liste des pays d’origine sûrs par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). Il l’a exprimé le mercredi 7 octobre 2020, lors de son traditionnel point de presse du Conseil des ministres. Ne comprenant pas les réelles motivations de cette décision, le porte-parole du gouvernement s’est demandé si c’est parce que tout va plutôt bien au Bénin concernant les Droits de l’Homme, que l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides a considéré que le pays n’est plus « sûr » ou pas. Toujours choqué par cette décision de l’Ofpra, Alain Orounla a voulu savoir si la mesure de suspension du Bénin de la liste des pays d’origine « sûrs » est le résultat d’une auto-flagellation des compatriotes en conflit avec la justice qui clament partout que les libertés sont en recul au Bénin. Il estime que l’Office n’aime pas peut-être ce qui est fait au Bénin pour la consolidation des Droits de l’Homme. Pour lui, contrairement à ce que laisse croire le communiqué de l’Ofpra, le Bénin est un pays « sûr ». « Nous laisserons le temps au temps, comme ils l’ont fait, en nous mettant en sursis de 12 mois. Le Bénin fera la preuve qu’il est un Etat de droit, un Etat de liberté », a conclu le porte-parole du gouvernement. Faut-il le rappeler, le Bénin a été ajouté à la liste des pays considérés comme « sûrs » en octobre 2015. Il a été suspendu le mardi 29 septembre 2020, pour une durée de douze mois. Le respect des Droits de l’Homme, ainsi que l’application des conventions internationales conclues dans les domaines des Droits de l’Homme et des réfugiés sont entre autres critères décisifs qu’un Etat doit remplir pour être élevé ou non au rang des pays sûrs.

 

Odi I. Aïtchédji

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here