Symposium de réconciliation à Savè:Les Tchabè tournent la page des stigmatisations 

0
590
 Les filles et fils de la Commune de Savè étaient, le samedi 24 octobre 2020, ont pris part au symposium pour la réconciliation, la paix et le développement qui s’est tenu à l’amphi Faseg de la localité. A cette occasion, les Tchabè ont pris le ferme encagement de renouer avec la paix en vue de ne pas faire obstruction au développement de leur cité.
Initiée par l’Organisation non gouvernementale (Ong) « Peuples et culture pour la paix et le développement », cette rencontre de pacification qui intervient au lendemain des émeutes issues des Législatives d’avril 2019 vise,  selon  Blaise Idohou, président de ladite Ong, à faire table rase du passé, repartir sur de nouvelles bases afin de relancer le développement de la région Tchabè. « Il n’est nullement besoin de désigner des coupables », a rassuré Serge Mongadji président du Comité d’organisation. Après avoir rappelé les tristes souvenirs des insurrections des élections législatives et ses effets collatéraux sur le développement de l’aire culturelle Tchabè, la promotion des cadres et contre la valorisation des opérateurs économiques, il a estimé qu’il urge de se réconcilier et de panser les plaies afin de laver l’image d’une ville rebelle et hostile au pouvoir en place qu’on tente de coller à  Savè. Hormis les malentendus, dira-t-il, les Tchabè sont un peuple de paix mais qui n’accepte pas l’injustice et l’arrogance. Conscient qu’aucun développement ne peut se faire dans une ambiance insurrectionnelle, les filles et fils de la région Tchabè ont opté pour la paix et demandant pardon à tous ceux qui se sentent encore blessés, trahis. Pardon également à ceux qui ont tout perdu, ou qui ont été détruits. Au-delà de ce symposium, les initiateurs comptent poursuivre cette démarche pour définitivement éteindre le feu de la division, de la haine et des coups bas politiques. Cinq communications animées par des personnalités ont meublé la rencontre. Elles sont relatives au « Rôle de la femme dans la promotion de la paix », « Association de développement et paix », « Paix et problématique de développement dans l’aire culturelle Tchabè », « Economie et développement » puis « Paix, jeunesse et développement dans l’aire culturelle Tchabè ». Au terme de ces échanges, les participants à cette rencontre, ont dans une déclaration lue par Timothée Affouda, pris d’importantes résolutions allant dans le sens de raviver la flamme de la paix tout en demandant au gouvernement de libérer leurs parents emprisonnés, de garantir aux citoyens des élections libres et transparentes et d’apporter son assistance aux victimes et ou à leurs parents.
Zéphirin Toasségnitché
Coresp. Zou-Collines

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here