Tension politique:Gbadamassi remet Soglo à sa place

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Le député de la 8ème circonscription électorale, Rachidi Gbadamassi, réagit aux propos de l’ancien président Nicéphore Soglo. Au cours de l’entretien qu’il a eu avec les journalistes de Océan Fm dimanche 5 mai 2019, Rachidi Gbadamassi a replacé le débat et remis l’ancien président de la République à la place qui est la sienne.

Océan Fm : Dites-nous, d’entrée, quelle appréciation faites-vous des élections législatives qui se sont déroulées le 28 avril 2019 ?

 

Rachidi Gbadamassi : Tout s’était bien passé. Le dimanche 28 avril 2019 jusqu’à 13 heures les populations sont sorties massivement pour accomplir leur devoir civique, malheureusement ce qui est gênant, lorsque nos amis d’en face ont vu que les populations n’ont pas cédé à leurs mots  d’ordre, ils sont devenus des braqueurs et ils ont saccagé les urnes. Aujourd’hui grâce à Dieu, nous en tant que stratège, nous avons pris la décision de préserver  les vies humaines et nous avons laissé faire. Les urnes ont été saccagées, parce qu’en tant que responsable après avoir fait plus de 20 ans de vie politique ça serait irresponsable de notre part de laisser périr nos militants et nos militantes. Comme vous le savez, toute la campagne, nous avons eu une attitude de responsable, nous avons prôné la paix et le développement, malgré que nous savons que nos amis d’en face avaient planifié les assassinats, les actes de sabotages, de vandalismes pour troubler l’élection. Alors, nous nous sommes mis dans une position de paix pour mettre hors d’état de nuire les adversaires qui prônent la violence. Nous avons même dit qu’on allait proposer la paix à ceux qui opposent la violence. Pas parce que nous sommes faibles mais parce que le Bénin ne doit pas ressembler aux autres pays où ils font la guerre. Et c’est pour ces raisons que nous avons sensibilisé nos militants et nos militantes en leur disant de ne pas répondre aux provocations. Je crois que vraiment nous avons réussi notre campagne et nous avons réussi aussi à sensibiliser les populations qui sont sorties massivement. C’est là où nos amis d’en face ont commencé par avoir peur. Ils disent attention si nous les laissons faire, ça serait une victoire et à Parakou, à Tchaourou tout le monde a suivi. C’est regrettable et venant de deux anciens chefs d’Etat qui au lieu d’être des ambassadeurs de la paix, ils se transforment en fauteurs de troubles. Ceux-là qui devraient donner de leçon de gouvernance, d’apaisement. C’est très dommage. 

 

Comment aviez-vous vécu ce dimanche-là ?

 

C’est le lieu de remercier le maire Charles Toko pour son sens élevé de responsabilité, pour sa patience et le ministre Adambi pour leur implication personnelle, parce qu’ils ont déjoué le plan machiavélique de nos amis d’en face. Vous savez leur plan machiavélique était d’incendier la mairie de Parakou, d’incendier nos maisons. L’ancien chef d’Etat était dans un pays de la sous-région  pour recruter les tueurs à gaz, les bandits pour assassiner certains leaders politiques. La belle preuve, c’est ceux qui sont venus agresser la ville de Parakou. Parakou a été victime d’une invasion, d’une agression parce que ce ne sont pas les Parakois qui ont semé de troubles, c’est qu’il y a quelques complices au niveau de certains quartiers que nous connaissons mais la plupart de ceux-là qui sont venus envahir Parakou étaient des communes voisines de la sous régions. Donc la stratégie s’était d’incendier la mairie de Parakou. Nous avons estimé qu’il ne faut pas livrer nos militants, il ne faut pas livrer les populations de Parakou. Alors, nous nous sommes dit qu’est ce qu’il faut faire, il faut sensibiliser les populations de Parakou. Nous avions demandé de ne pas céder à la provocation parce que les nôtres aussi étaient prêts à faire le combat. Il fallait laisser les nôtres aller au front ?  Il aura perte en vies humaines ou bien les sensibiliser à ne pas aller au front ? Livrer les urnes, laisser saccager les urnes parce que nous nous sommes dit en saccageant les urnes on peut reconstituer encore les faits mais on ne peut plus ressusciter les vies déjà perdues parce que nous ne sommes pas Jésus Christ. C’est l’attitude du maire Charles Toko et du ministre Adambi avec la collaboration des forces de l’ordre que nous saluons aussi au passage. C’est ce qui s’est passé et c’est pour ça qu’à Parakou, il n’y a pas eu de perte en vies humaines. Nous avions privilégié, sauvegardé nos compatriotes et nous nous sommes laissés faire. Ils ont saccagé les urnes, nous n’avons rien dit. En réalité, c’est le voleur qui crie au voleur.

 

Il y a le président Nicéphore Soglo qui a réagi par la suite qu’il y a eu bain de sang et que 7 Béninois ont été tués par balles et déclarent que le président Patrice Talon est un homme dangereux pour la nation et c’est une honte pour la francophonie. Votre réaction.

 

Je demande au président Nicéphore Soglo de faire preuve d’honnêteté intellectuelle et d’avoir la crainte de Dieu. « C’est le voleur qui crie Au voleur ». Si quelqu’un doit répondre devant la Cpi ou devant les institutions judiciaires c’est Nicéphore Soglo et Yayi Boni. Parce que c’est eux qui ont armé les badauds, c’est Nicéphore Soglo et Yayi Boni qui ont recruté les badauds, qu’ils ont drogués et qui ont agressé la ville de Cotonou et de Parakou. Et ces braqueurs, ces badauds ont pour cible d’assassiner les leaders politiques, de cambrioler les banques. L’oiseau qui appelle la pluie retombera sur sa tête. Donc en réalité, ce qui se passe, les responsables sont Nicéphore Soglo et Yayi Boni. C’est eux qui ne veulent pas respecter le principe démocratique. C’est eux qui ne veulent pas laisser le peuple béninois en paix. Le président Soglo me fait honte. Avec tout le respect que j’ai pour lui dans ce pays. Le président Soglo ne doit pas oublier au moment où il parlait de tripatouillage électoral, au moment où il a refusé la victoire du général Mathieu Kérékou où il a refusé d’affronter le président Mathieu Kérékou mais Houngbédji aussi a désisté, Amoussou a accepté faire le match amical selon eux. En ce moment, ils n’ont pas brulé le pays, parce qu’ils se disaient que le président Kérékou est un militaire de carrière et ils ne peuvent pas faire ça avec lui. Mais le même Nicéphore Soglo dans ce pays a marché sur la Cour constitutionnelle. Donc en réalité, si le président Soglo savait que le président Patrice Talon est auteur de l’empoisonnement pourquoi il l’a soutenu lors des élections présidentielles ? C’est une honte. Le président Soglo a été clair, il a été le premier défenseur de Patrice Talon pour les élections de 2016. Donc s’il avait les preuves que Patrice Talon est impliqué dans l’affaire dite d’empoisonnement je crois qu’il n’allait pas le soutenir. Je crois que c’est des allégations mensongères. Le président Nicéphore vient de tirer à côté. Tout ce qu’il dit c’est une manière de tromper le peuple. Ça n’a aucune base juridique et même politique.

 

Vous pensez qu’il joue toujours pour son fils qui est exilé en France ?

 

Le président Soglo doit avoir l’honnêteté intellectuelle de dire qu’il en veut à Patrice Talon parce que son fils s’est auto exilé en France. Parce que son fils a commis des malversations à la mairie de Cotonou. Donc s’il veut que son fils rentre au pays parce qu’il est fatigué de rester dans le froid, dans la neige ce n’est pas pour ça qu’il va embraser le pays. Nicéphore Soglo doit avoir l’honnêteté intellectuelle de dire j’en veux à Patrice Talon parce que mon fils s’est auto exilé en France, il veut négocier avec le gouvernement pour que son fils rentre. Il en veut à Talon à cause du problème de Léhady. Talon aujourd’hui a commencé par réussir dans la lutte contre la corruption. Donc en matière de lutte contre la corruption Patrice Talon n’a pas d’amis, il a un programme, il a un projet de société et ce projet de société gêne les intérêts. Donc quand vous prenez Yayi Boni avec tout le respect que j’ai pour lui, c’est vraiment une honte. Voilà un président de la République qui au terme de ses deux mandats constitutionnels a déclaré, je cite « Je vais consacrer ma retraite à Dieu, je deviendrai Pasteur ». Mais que constate-t-on aujourd’hui ? Il agit contrairement au Christ qui dit mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mon père enverrait des milliers d’anges pour me venger. Pour le Pasteur raté en question, son royaume est de ce monde.  Je suis le bon berger et le bon berger connait ses brebis et ses brebis le connaissent car un seul ne se perd sur cent et il abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres pour aller à la recherche du seul perdu. Alors j’interpelle le président Yayi Boni qui a toujours dit dans ce pays « Je vous aime, au nom du Père céleste… ». Le Père céleste recommande-t-il l’assassinat ? Le Père céleste recommande-t-il de troubler le pays ? Le Père céleste recommande-t-il les tueries ? Les agressions sauvages ? Tout ce que Yayi Boni fait est contraire à l’homme spirituel dont il prétend être. Tout ce que Yayi Boni fait est contraire à sa foi s’il en avait. Il a des indices graves, concordants, de natures à motiver la responsabilité personnelle de Yayi Boni  et Nicéphore Soglo pour la cour pénale internationale. L’armée et le gouvernement ont le droit de protéger le peuple béninois. C’est le peuple béninois qui a été envahi, qui est agressé. C’est les populations de Parakou qui ont été agressé par les badauds de la sous-région. Les populations de Parakou et de Cotonou ont été agressées par des étrangers.

 

Vous pensez vraiment qu’ils ont recruté des étrangers pour semer le trouble dans le pays?  

 

Ils ont recruté les étrangers pour massacrer les béninois. A Parakou, ils ont recrutés des chasseurs de la sous-région. Ils ne sont pas des Béninois, ils parlent Anglais. C’est en complicité avec quelques-uns de nos compatriotes mais la majorité de ceux qui sont venus sont des étrangers. Il y a près de 20 bus, voire plus qui les ont convoyés vers la partie septentrionale parce que quand vous prenez Parakou n’est pas loin des frontières. Depuis un certain un moment nous ne voulons pas parler mais trop c’est trop. Demandons à Yayi Boni s’il veut nous tuer de venir nous tuer. Il n’a qu’à nous tuer et rester en paix mais nous on ne fera rien pour embraser le pays et nous n’allons pas fuir le Bénin. Parce que Yayi Boni veut le pouvoir à tout prix, il souffre de l’ivresse de pouvoir. Il ne digère pas son échec. L’échec qui consiste à faire venir un inconnu politique parce que c’est ça la réalité. Donc nous demandons humblement à la communauté internationale de rappeler Yayi Boni et Nicéphore Soglo à l’ordre. Il y des menaces de ces présidents qui pèsent sur nous. On a été victime une fois des attaques et on ne laissera plus faire.

 

Face à la tension socio- politique que traverse le Bénin, quelle doit être la réaction du président Talon ?

 

Moi je demande au président Patrice Talon de garder son sang-froid. De continuer par mener son combat dans le respect de la constitution. De continuer par protéger les Béninois et les Béninoises. Ce n’est pas l’Etat qui a provoqué, l’Etat est en légitime défense. Quand on parle de légitime défense, c’est que vous êtes agressés et les gens veulent vous tuer. Donc le gouvernement a prêté serment de défendre l’Etat béninois, de défendre les populations. Moi je crois qu’aujourd’hui « Trop c’est trop ». Je demande au président de garder son sang-froid et de continuer par protéger les béninois. Yayi Boni sait pourquoi il en veut au gouvernement. Ce n’est pas pour des intérêts communs mais personnels. Il ne lutte pas pour l’intérêt général.

 

Qu’est-ce que vous en savez ?

 

Je dis, il sait bien ce qu’il a caché à l’étranger comme milliards. Il sait que ces milliards ont été détectés et ils sont en voie d’être rapatrier et il négocie qu’on ne rapatrie pas.  C’est pour ça il en veut au gouvernement. Il faut avoir le courage de dire au peuple béninois qu’il a ramassé des milliards qu’il a cachés quelque part. Il lutte pour ses intérêts, il ne lutte pas pour l’intérêt du peuple. C’est pour des intérêts égoïstes inavoués et inavouables. C’est ça la réalité.

 

Le Bloc républicain a eu  36 sièges lors des législatives. Vous êtes réélu à Parakou, c’est un défi personnel pour vous.  Et Quelle lecture faites-vous de ces résultats ?

 

Vous savez, je ne veux pas parlez au nom du Bloc républicain. Je vais intervenir en ma qualité de leader politique, animateur de la vie politique. Alors, par rapport aux résultats, c’est vrai nous avons quatre sièges sur quatre sièges. Nous n’avons pas trois sur quatre.

 

Vous allez saisir la Cour constitutionnelle ?

 

Nous allons aviser. Les informations que j’ai à mon niveau donnent quatre sièges sur quatre. Le reste revient au bureau exécutif du Bloc de prendre leurs responsabilités. Moi je mettrai les informations que j’ai au niveau du bureau exécutif et il leur revient de procéder à un recours ou pas. Mais je peux vous dire que nous avons quatre sièges sur quatre sièges et non trois sur quatre. Je pense que pour un coup d’essai c’est un coup de maître. Je crois que le Bloc républicain bénéficie de la confiance populaire. Je crois que ce n’est pas mal pour un début et surtout pour un parti qui vient de naitre. N’oubliez pas que le Bloc républicain c’est plus de 70 partis et plus de 110 mouvements et associations. Donc le Bloc républicain, c’est un grand parti. C’est un parti de masse qui est là pour respecter les institutions de la République. Je crois vraiment que ce n’est pas mal. Je crois que les membres du bureau exécutif sont à pied d’œuvre pour voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Il ne faut pas avoir peur de celui qui va vous tuer et qui ne peut pas vous ressusciter. Le jour où Nicéphore Soglo et Yayi Boni vont me tuer et me ressusciter, en ce moment, j’aurai peur d’eux.  Ce qu’ils font n’est pas digne de quelqu’un qui est au soir de sa vie. Ce n’est pas responsable. Si depuis un certain moment on ne dit rien ce n’est pas parce que nous sommes faibles. C’est parce que nous ne voulons pas la guerre. C’est parce qu’en Afrique, il faut respecter les aînés. Nicéphore Soglo, c’est notre papa. Yayi Boni, c’est notre aîné. Nous avions tout fait pour éviter les propos d’aujourd’hui mais nous sommes obligés de les mettre à leur place. Parce que nous constatons en réalité qu’ils n’aiment pas le Bénin. Ils font le sapeur-pompier à l’étranger et ils sont des meneurs de troubles à l’intérieur. Ils éteignent le feu à l’étranger et ils allument le feu au Bénin. C’est les premiers que vous voyez être des observateurs de la Cedeao. C’est les premiers que vous voyez jouer aux sapeurs-pompiers dans les pays de la sous-région s’il y a crise et dans leur propre pays c’est des spécialistes en allumeur de feu. Je n’ai jamais voulu être amère mais le jour de l’accouchement la femme ne cache plus sa nudité. C’est parce que trop c’est trop. J’ai vu la mort venir comme cela, mon collègue Bagoudou était à deux pas de la mort. Si ce n’est pas la vigilance de l’armée qui l’a pris de force, il serait mort dans sa propre maison. Moi, je ne suis pas un vendu. Il y a une différence entre Patrice Talon, personne physique et Patrice Talon, président de la République, autorité morale qui incarne la puissance publique. Patrice Talon en tant que autorité morale qui incarne la puissance publique, qui incarne l’Etat, j’ai besoin de lui pour donner de l’eau aux populations de Parakou, de Tchaourou, de Pèrèrè, de N’dali. J’ai besoin de lui pour les routes, j’ai besoin de lui dans le secteur Education. J’ai besoin de Patrice Talon, président du Bénin dans le secteur Santé pour le bien-être de mes mandants. Aujourd’hui, c’est lui la solution. Le Yinwè d’aujourd’hui, c’est Patrice Talon. Donc, moi je ne suis pas un vendu, je suis un enfant légitime, je suis l’enfant de mon père et de ma mère. Je connais mon père, je connais ma mère. Je sais là où mon père est enterré, je sais là où ma mère est enterrée. Je ne suis pas un enfant bâtard contrairement à ce que les gens disent. J’ai besoin du président Patrice Talon parce que c’est lui qui a la solution aux maux dont souffrent mes mandants. C’est lui qui est là. La seule personne à qui je peux m’adresser pour que les populations aient l’eau, l’électricité, la promotion de mes cadres, pour l’emploi des jeunes. L’interlocuteur que j’ai en tant que député, c’est donc le président de la République. Mais je suis un homme respectable et respecté parce que j’aurai 20 ans au Parlement. Quand vous bénéficiez de la confiance populaire, on ne s’amuse pas avec le peuple, on ne triche pas avec le peuple. Je suis prêt à mourir pour le peuple. Je suis prêt Yayi Boni, viens me tuer. Trop c’est trop. Je veux que tu me tues Yayi Boni. Si tu ne me tues pas, tu n’es pas Yayi Boni. Je veux mourir pour le peuple et c’est pour cela, je ne veux même plus de gardes. Je veux sortir seul, je ne veux plus être gardé. Je veux que Yayi Boni me tue. Si Yayi Boni ne me tue pas cela veut dire qu’il n’est pas le soi disant Ota. Puisqu’il se dit qu’il est Ota moi je suis Ifa et un Ifa c’est un guerrier. Les Ota que je connais ne liquide pas le peuple, les Ota ont souvent pitiés du peuple. L’histoire du peuple Ota c’est des gens qui se sont sacrifiés pour le peuple. Les Ota ne tuent pas, je doute s’il est vraiment Ota.

 

Honorable Rachidi Gbadamassi on a constaté que vous avez toujours la dent dure contre le président Boni Yayi mais c’est quoi le problème au juste ?

 

Je ne suis pas contre le président Yayi Boni, c’est le président Yayi Boni qui est contre le peuple béninois et je le dis, s’il est vraiment un Ota, il doit se comporter comme un Ota. Le roi Ota s’est sacrifié pour son peuple pour le bien du peuple. Le roi Ota s’est donné la mort pour la vie du peuple, le roi Ota a montré l’amour infini pour son peuple. S’il est vraiment Ota, il ne doit jamais sacrifié son peuple. S’il est Ota il n’allait pas amener les étranger agressés le Bénin. Le roi Ota s’est donné la mort pour sauver son peuple parce que le peuple était dans la misère. Et pour que le peuple vive en paix, ce dernier s’est sacrifié. Donc les Ota ne tuent pas leur peuple. Le fait de recruter des badauds c’est vraiment dangereux. C’est vraiment irresponsable parce que ceux-là qui sont venus à Parakou ne sont à 90 pour 100 des Parakois. Ils ont quittés des Communes voisines et de la sous-région pour venir nous agresser à Parakou. C’est des jeunes de 17 ans, ils ont à peine 17 ans et armés de gourdins, de flèches, drogués et prêts à en découdre avec nous. Venant de ceux-là qui ont dirigés le Bénin pendant 10 ans et pendant 5 ans, c’est vraiment irresponsable. Ils ont le droit de revendiquer leurs droits politiques mais en respectant la constitution du Bénin. Il y a des voies de recours juridiques au Bénin, il y a des institutions de la Cedeao, il y a la communauté internationale où ils peuvent se plaindre. Ils ont le droit de revendiquer leur légitimité politique mais ils n’ont pas le droit de brûler le Bénin. S’ils avaient trouvé un Bénin brûlé et saccagé, ils n’allaient pas le diriger. Tout le monde sait que le président Kérékou avait battu Nicéphore Soglo en 1991 mais au nom de l’unité nationale, au nom de la paix sociale, Kérékou, militaire de carrière à passer la main à Nicéphore Soglo. Le KO de 2011, c’est un KO truqué mais pourtant Adrien Houngbédji, homme de paix avait la possibilité d’amener des troubles, des violences au Bénin mais a laissé faire. Les chars ont été déployés à Porto-Novo pour authentifier le KO. Donc Nicéphore Soglo n’avait pas gagné l’élection de 1991, c’est Kérékou qui a gagné cette élection et il pouvait contester mais au nom de la paix sociale, il a privilégié l’intérêt général au détriment de l’intérêt personnel. Donc Nicéphore Soglo et Yayi Boni doivent privilégier l’intérêt général au détriment de leurs intérêts personnels. J’invite à un débat contradictoire avec Yayi Boni et je vais donner les preuves qu’ils ont recrutés des badauds. A la veille des élections, Yayi Boni était dans un pays de la sous-région et c’est de là qu’ils ont tout montés.

 

Vous avez les preuves de ce que vous dites ?

 

Je sais de quoi je parle, je ne raconte pas n’importe quoi. Demandez à Yayi Boni, une semaine avant les élections, il était où ? Il était dans quel pays ? Il est parti par où et il est rentré par où ? Un homme politique doit avoir des renseignements pour sa propre gouverne, donc c’est des actes prémédités. Ils ont demandés aux populations de foutre le bordel pendant les campagnes, mais le peuple béninois étant un peuple pacifique n’a pas fait leur jeu. Nous avons réussi les campagnes, ils ont demandés aux populations de ne pas sortir mais elles sont sorties massivement. Ils se sont dit attention, si on laisse le vote au niveau du septentrion ce serait un échec pour Yayi Boni d’où la nécessité de faire appel aux badauds pour saccager les urnes. Nous avons aujourd’hui des raisons de conclure à une responsabilité personnelle de ces anciens chefs d’Etat. Parce que par le passé, ils ont été clairs, Talon ne finira pas son mandat, ils vont écourter son mandat. C’est des propos attentatoires à la sureté de l’Etat. Le seul mot qui consiste à dire que Talon ne va pas finir son mandat est une preuve suffisante pour établir la culpabilité de ces anciens chefs d’Etat.

 

Est-ce que vous avez un appel à lancer au peuple béninois, aux leaders politiques et à tous ceux-là qui nous écoutent en ce moment ?

 

Ce que j’ai à dire au peuple béninois, c’est de continuer par faire confiance au gouvernement, de cultiver l’esprit de la paix, d’opposer la paix à la violence, d’être des ambassadeurs de la paix. Je sais que le peuple béninois a été agressé par des badauds recrutés au niveau de la sous-région. C’est des étrangers qui sont venus agressés les Béninois. Ils ont tentés d’incendier aussi ma maison. La belle preuve, ils disaient Yayi au secours en saccageant les urnes. Donc c’est clair, pourquoi ils n’ont pas dit Gbadamassi au secours ? Donc, il y a des preuves concordantes à asseoir les responsabilités personnelles de Yayi et de Soglo. Aujourd’hui, tous les faits sont là et on n’a pas besoin de chercher d’autres preuves. Ils n’ont pas besoin d’incendier les privés. Les sociétés privées incendiées sont des hommes politiques ? Les stations incendiées sont des hommes politiques ? Les tentatives de braquer les banques, sont des politiciens ? Ils ont laissé les revendications pour les règlements de compte d’où la nécessité d’interpeller les commanditaires. Ils ont bousillé les Bagnoles, les manifestants ont tenté de braquer une banque heureusement que les militaires ont ouvert le feu. Kérékou a fini son mandat il est parti, Yayi Boni aussi doit laisser. S’ils veulent déstabiliser le président Talon, ils attendent 2021 avec un projet de société cohérent pour convaincre les Béninois mais chercher à écourter le mandat en cours, c’est la preuve d’un coup d’Etat qui ne dit pas son nom. Donc s’ils ont des griefs contre le régime actuel, l’opposition doit répondre par des projets de société, arguments contre arguments. Mais quelles leçons nos anciens chefs d’Etat donnent à la nouvelle génération ? C’est vraiment honteux.  La plupart des jeunes qui sont poursuivis, est ce qu’il y a un enfant de Nicéphore Soglo ou de Yayi Boni ? Mais Nicéphore Soglo sait là où il va. Est-ce que Nicéphore Soglo a demandé de brûler Abomey ? Mais Yayi Boni demande de brûler Parakou, Tchaourou, ça veut dire que Nicéphore Soglo sait là où il va.  C’est Yayi Boni qui ne sait pas là où il va. Nulle part je n’ai jamais entendu Nicéphore Soglo dire de brûler Cotonou ou Abomey mais Yayi Boni décide de brûler Tchaourou, brûler Parakou et il dit qu’il nous aime, Non il ne nous aime pas.

 

Honorable Rachidi Gbadamassi Merci

 

Je vous remercie

 

Source : Océan Fm

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