Transport fluvial au Bénin:Le respect des normes sécuritaires, une affaire de tous

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Les cas de noyade occasionnant de nombreux morts enregistrés au Bénin doivent interpeller et les gouvernants et les populations. Chacun, en ce qui le concerne doit jouer sa partition pour limiter les dégâts.

L’ampleur des dommages causés par le chavirement des barques au Bénin semble ne pas être perçue par les populations. Et pourtant, d’énormes dégâts matériels et même des pertes en vies humaines sont enregistrés du fait de l’imprudence des transporteurs fluviaux des personnes et marchandises. En effet, ces derniers, confrontés à la crue des fleuves et cours d’eau, ne prennent pas suffisamment de précautions pour la sécurité des usagers du transport fluvial, encore moins pour l’observance des consignes relatives au respect des mesures prises par les autorités politico-administratives pour limiter les dégâts. En un mois, une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans les cours d’eau au Bénin. De juillet à août 2020, le pays a enregistré au moins 14 morts suite à des chavirements de barques sur les lacs et lagunes. Sur le lac Nokoué à Cotonou, 5 morts par noyade ont été enregistrés. Pareil sur la lagune de Dantokpa à Akpakpa-Yénawa où 4 personnes ont péri suite à un naufrage avec 08 rescapés le 24 juillet 2020. A ce triste bilan s’ajoute la mort par noyade d’un jeune homme de 18 ans dont le corps a été découvert au quartier Hindé. Le fleuve Okpara dans la Commune de Tchaourou, a également fait des victimes. Le bilan fait état de 6 morts dont un bébé de 7 mois. De même, un élève de 16 ans, en classe de  Terminale a perdu la vie par noyade à Damadi dans la Commune de Kandi. Un peu plus loin sur le fleuve Niger, le naufrage d’une barque a aussi occasionné 2 morts. La surcharge des passagers à bord des barques en cette période de crue du fleuve Niger constituent entre autres, les causes de ces drames. Pour arrêter la saignée, le gouvernement a pris une série de mesures de sécurité liées à la navigation sur les voies d’eau intérieures. Il s’agit pour les transporteurs fluviaux des personnes et marchandises d’éviter la navigation en période et en zone critiques et à risque et d’éviter la mise en circulation des embarcations dont la flottabilité et la stabilité ne sont pas suffisantes. Les populations doivent également éviter la surcharge des embarcations, porter les gilets de sauvetage pour tout déplacement et dénoncer aux autorités locales, tout comportement à risque. Le gouvernement pour sa part, doit veiller au respect de la série de mesures, visant à assurer la sécurité des transports fluviaux des personnes et marchandises sur l’ensemble des cours d’eaux du Bénin. Pour ce faire, il doit prendre d’autres mesures pour faire respecter ces consignes comme ce fut le cas dans le cadre de la riposte à la pandémie du Coronavirus.

 

Odi I. Aïtchédji

 

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