Transports:Des routes aménagées et bitumées, un nouvel aéroport en vue

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Révolutionner le réseau routier béninois. C’est l’une des ambitions du président Patrice Talon en accédant à la magistrature suprême. Quatre ans après, cette volonté se traduit en actes concrets. La preuve, les chantiers routiers foisonnent de part et d’autre sur toute l’étendue du territoire national.
En lançant le Programme d’actions du gouvernement (Pag) en 2016, le président Patrice Talon et son gouvernement ont prévu d’investir dans le secteur des infrastructures, plus de 2000 milliards de FCfa pour la réalisation de 47 projets routiers. Ce budget cadre parfaitement avec la vision de l’Exécutif qui entend révolutionner les transports au Bénin. Quatre après, le rêve devient peu à peu une réalité. Beaucoup de chantiers sont achevés, d’autres sont en pleine exécution et certains vont être lancés dans un futur pas trop lointain. Au chapitre des chantiers en cours, les routes Calavi-Ouèdo-Hèvié-Cocotomey, Akassato-Zinvié-Sèdjèdénou, Dassa-Savalou-Djougou. Les travaux qui évoluent à grands pas malgré les difficultés, sont exécutés par l’entreprise burkinabé Ebomaf dont l’expertise et la compétence ne sont plus à démontrer. Les ouvrages seront livrés dans le délai conformément au cahier de charges. D’autres infrastructures comme le pont de Djonou et la route Natitingou-Boukombé-Korontière font partie intégrante des projets financés par le gouvernement. Selon le Directeur général des infrastructures, Jacques Ayadji, le projet d’aménagement et de bitumage de la route Natitingou-Boukombé-Korontière fait partie des projets les mieux réussis du secteur infrastructures routières sous le régime en place. Il en veut pour preuve la satisfaction exprimée par les populations de cette région du septentrion. L’autre projet démarré et qui va s’achever dans quelques mois, c’est la route Wadon-Médédjonou-Porto-Novo ainsi que le pont de Tovègbamè dont les travaux sont presque achevés. « La voie Akpro-Missérété-Pobè et Pobè Adja-Ouèrè-Ouinhi sont en cours d’exécution », a rassuré le directeur général des infrastructures. L’autre chantier qui évolue à grand pas est celui du Boulevard de La Marina qui va abriter les festivités des 60 ans d’indépendance du Bénin. Le chantier doit être livré dans trois mois soit en juillet prochain.
La route des pêches, un autre projet phare
L’autre projet capital pour le président Talon est la route des pêches. La première phase relancée sous le régime en place est en cours d’achèvement. Quant à la phase 2, il part d’Adounko jusqu’à la bouche du Roy dans la Commune de Grand Popo, en passant par la Porte du non-retour à Ouidah. Cette étape des travaux se fera sur une distance totale de 53,75 kilomètres dont 35,80 kilomètres en linéaire, et c’est le groupe Sogea Satom Bénin qui est le maître d’ouvrage. Pour rappel, le projet de réaménagement de la route des pêches a pour objectif de promouvoir le tourisme à travers la construction d’infrastructures dans les localités ciblées. Il contribuera à une métamorphose positive de la façade maritime du Bénin. Aucune partie du pays n’échappe à la réalisation de travaux de désenclavement. Du plateau d’Abomey à Parakou en passant par Dassa-Zoumé et Savè, tout le pays est en chantier. La voie Kétou-Savè-Idigni est en cours grâce au financement des Brésiliens. Les travaux évoluent normalement et seront livrés à bonne date. « Il y a également Bétérou-Tchaourou-frontière du Nigeria, Guessou-Sinendé qui sont en cours », a ajouté Jacques Ayadji. Outre ces chantiers en pleine exécution, d’autres infrastructures vont sans nul doute désenclaver le Bénin.
Un nouvel aéroport pour le Bénin
Les travaux de l’aéroport international de Glo-Djigbé ont démarré. Prévu pour remplacer l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun dans le centre de Cotonou, son coût global est estimé à 360 milliards de francs de Cfa, dont 145 milliards de FCfa de financement public et 215 milliards de FCfa provenant du secteur privé. Il sera érigé sur une superficie de 3.028 hectares, et comprendra la réalisation d’une piste de 4250 mètres de longueur et 60 mètres de largeur, d’un terminal voyageurs d’une capacité de 1,6 million de passagers par an, d’une aérogare de fret pouvant traiter 12.000 tonnes par an, de voies de sortie rapides et de bretelles de raccordement. Prévue pour être réalisée selon le modèle « Conception & Construction », l’édification du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé est confiée à la société China Airport Construction Group Corporation, avec l’assistance technique d’Aéroports de Paris ingénierie.
Abdourhamane Touré

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