Vers une loi d’amnistie pour gracier les casseurs d’avril, mai et juin 2019

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Le chef de l’Etat n’est pas resté sourd aux doléances relatives à la situation des citoyens interpellés dans le cadre des événements post électoraux. Il a bel et bien pris en compte ces plaintes au titre des mesures d’apaisement décidées lors du dialogue. Il est annoncé une loi d’amnistie pour gracier les casseurs d’avril, mai et juin 2019.

Les personnes interpellées dans le cadre des événements politiques post électoraux d’avril, mai et juin 2019 peuvent retenir leurs souffles. Le chef de l’Etat est décidé à faire de son mieux pour que leurs peines soient soulagées. Il a porté au nombre des points soumis au Parlement, une idée de loi d’amnistie en faveur de ses compatriotes en prison. Cela traduit assez clairement sa volonté et son engagement pour une résolution effective de cette situation. Patrice Talon est décidé à réussir le dégel. Il s’implique corps et âme et met tout en œuvre pour que la paix et la quiétude soient restaurées. Le chef de l’Etat s’engage à jouer jusqu’au bout sa partition dans ce cadre avec l’appui des élus du peuple. Patrice Talon réaffirme avec assurance sa volonté à trouver une solution urgente et rapide à cette situation qui envenime la crise. Le désir de l’homme de créer un cadre de dialogue plus fructueux entre acteurs politiques est davantage exprimé par cette volonté qu’il démontre de trouver la formule qui permette de sauver ces hommes et femmes. On se rappelle que beaucoup s’interrogeaient sur la possibilité de soustraire des gens qui se trouvent dans les liens d’infractions assez graves. Il est vrai que le chef de l’Etat, en tant qu’institution, n’a aucune possibilité en dépit de sa bonne volonté d’interférer dans les prérogatives d’un autre pouvoir assez distinct et séparé. S’il se taisait, personne ne pourra lui en vouloir car il n’existe, en l’espèce, aucune marge de manœuvre en dépit de sa bonne foi. Mais il semble que cette voie qui est celle législative paraît une formule appropriée pour réussir quelque chose dans ce sens. Tout cela traduit la volonté du président de la République de mettre en œuvre tout ce qui est en son pouvoir pour calmer la tension et permettre à ces hommes et femmes de retrouver la chaleur de leurs proches. On en est encore bien loin, car il ne s’agit que d’un vœu. Le Parlement a désormais les cartes pour voir dans quelle mesure il serait possible de concrétiser cette ambition.

 

Hospice Alladayè

 

 

Gérard Gbénonchi : « Le Chef de l’Etat a invité la Conférence des présidents pour mettre le Parlement devant ses responsabilités »

 

« Les recommandations du dialogue politique ont fait l’objet de partage en Conseil des ministres d’hier. Pour la mise en œuvre de ces recommandations, le Parlement devra jouer sa partition parce qu’il y a des mesures législatives qui doivent être prises. Ces mesures sont du ressort du Parlement. C’est dans ce cadre que le Chef de l’Etat a invité la Conférence des présidents pour mettre le Parlement devant ses responsabilités. Dans la mise en œuvre des recommandations législatives, le Parlement aura donc à prendre certaines lois, à faire la relecture de certains textes, le toilettage tant de la Charte des partis politiques que du Code électoral, la loi sur le statut de l’opposition, la loi sur le financement des partis politiques.Toutes ces recommandations ont été ressorties pour les mesures d’apaisement. Les recommandations ont demandé la libération de tous ceux qui sont en prison du fait des troubles électoraux.  Une loi d’amnistie sera prise pour conforter tout cela. S’agissant des mesures législatives dont il s’agit, il va falloir rédiger des textes. Le comité en charge de la rédaction est composé du facilitateur du dialogue politique et du rapporteur ainsi que les deux autres rapporteurs ».

 

Mariam Talata : « Fondamentalement la balle nous revient »

 

« Vous savez que le 12 octobre passé, le dialogue politique a pris fin sur des recommandations. Ces recommandations sont au nombre de 5 et mettent l’accent sur la nécessité de revisiter nos textes, de les relire afin que satisfaction soit donnée à tous les acteurs politiquesde notre pays. Notre pays le Bénin est un pays de paix. Un pays d’unité et de cohésion. Le chef de l’Etat nous a réuni, nous membres du bureau de l’Assemblée nationale, élargi aux présidents des différentes commissions afin que nous essayons de revenir sur ces différentes recommandations et d’explorer les voies et moyens permettant de leur donner satisfaction. C’est ce que nous avions fait. Fondamentalement, la balle nous revient puisque la plupart des recommandations ne peuvent trouver satisfaction que sur le plan législatif et nous attendons au niveau de l’Assemblée nationale de jouer notre partition pour que la paix se consolide afin qu’au niveau de notre pays nous n’ayons pas à déplorer ce climat tendu, ces déchirements. Je crois que nous allons dans un futur proche, prendre toutes les dispositions pour que ce qu’il faut faire soit fait, pour que le Bénin se réconcilie, pour que les Béninois de tous bords politiques s’identifient à travers ce qui se fait actuellement à ce processus du dialogue. Nous sommes tous engagés dans la dynamique de la paix, le dialogue et la concertation. »

 

Source: E-Télé

 

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