Viol sur mineure:Un “Zémidjanman’’  condamné à 7 ans de réclusion criminelle

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L’examen du dernier dossier de la série des affaires de viol inscrites au rôle du Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle, a abouti, jeudi 29 août 2019, à la condamnation à 7 ans de réclusion criminelle du mis en cause, N’Dokpo Djimahloué. Ce dernier était en détention provisoire depuis le 19 septembre 2013.

De nationalité béninoise, le taxi-motocycliste, N’Dokpo Djimahloué, accusé de viol sur mineure, est condamné à 7 ans de réclusion criminelle.Il doit, donc, poursuivre son séjour carcéral à la prison civile de Lokossa où il était détenu depuis 6 ans.Les faits remontent au dimanche 15 septembre 2013 aux environs de 21 heures à Aplahoué, chef-lieu du Couffo. Le conducteur de taxi-moto, N’Dokpo Djimahloué, en perte de contrôle de sa pulsion libidinale, marqua un arrêt sur le trajet, non loin du lieu de destination de sa cliente B. A.dont il assurait le transport en direction de Lokogba, pour lui imposer des rapports sexuels.Surpris par un individu alerté par les cris de détresse de la fillette qu’il ne parvenait plus à étouffer dans le cours de l’acte sexuel, l’indélicat taxi-motocycliste a pris la fuite en abandonnant, sur les lieux, sa moto de marque Sanya 125, couleur rouge. Il transparaît de l’examen physique et clinique auquel la victime a été soumise, le 16 septembre de la même année, que le violeur ne s’est pas arrêté à l’intention. A la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Relevant la bonne collaboration de l’accusé à la manifestation de la vérité tout au long de sa poursuite ainsi que l’enquête de moralité qui lui est favorable et son casier judiciaire qui ne fait état d’aucune condamnation antérieure, le ministère public a invité le Tribunal à lui infliger 12 ans de réclusion. Peine que la défense assurée par Me Rufin Tchiakpè, avocat au barreau du Bénin, commis d’office  par le Bâtonnier, a trouvée trop lourde en mettant l’accent sur le sort qui n’est déjà pas favorable à son client, très tôt orphelin de mère et de père.La présence de B. A., actuellement mère d’un enfant à l’âge de 19 ans, a été signalée au Tribunal. Invitée à la barre, mais dispensée du récit des faits de son agression sexuelle, vue la conformité des aveux de l’accusé à ses déclarations, la victime a, contre toute attente, créé la surprise en refusant de se constituer partie civile, préférant, au mieux, implorer la clémence du Tribunal pour la relaxe de l’auteur de son agression. « Les dépenses effectuées pour mes soins à la suite de l’agression sexuelle étant déjà remboursées, je ne demande plus rien d’autre que votre pitié pour lui rendre sa liberté », a-t-elle insisté.Après l’intervention des uns et des autres, le verdict du magistrat Antoine Houézé et ses confrères conditionne le coupable à continuer son séjour carcéral, les sept prochains mois, à la prison civile de Lokossa.

 

Epiphane Kèkè (Stag)

 

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