Wallys Zoumarou positionné 1er titulaire du Br dans la 13ème circonscription:« C’est légitime »

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Après le dépôt des dossiers pour les législatives 2019, le député Wally Zoumarou s’est confié au journal « Le Matinal » pour répondre à certaines préoccupations relatives aux tractations pour son positionnement sur la liste du Bloc républicain dans la 13ème circonscription électorale.

Le Matinal : Depuis mardi, les listes de candidature en vue des législatives d’avril 2019 ont été déposées à la Commission électorale nationale autonome (Céna). Le Bloc républicain auquel vous appartenez vous a fait confiance en vous positionnant tête de liste dans la 13ème circonscription. C’était si facile ?

Wallys Zoumarou : Moi, je ne sais pas si cela a été facile ou compliqué. Nous sommes des militants de base. Il est vrai que je suis membre du bureau politique, mais n’étant pas du Comité restreint de trois personnes on ne s’est pas mêlé à la question de positionnement. On ne sait pas comment ça a fonctionné. D’ailleurs, cela a été confié à des collègues choisis par le président de la République à qui on reconnait ses prérogatives. C’est lui qui a joué le grand rôle. J’attendais un jour, qu’on m’appelle pour me signifier si je suis positionné ou pas. C’est ce qui s’est passé mardi dernier. J’espérais être positionné. Je me suis rendu compte que le président de la République a confirmé ça en me positionnant  tête de liste dans la 13ème circonscription électorale. Je l’ai déjà été plusieurs fois là-bas. C’est un terrain que je connais. Donc je crois que c’est légitime. Si je suis là, je ne peux que remercier la population de Djougou et le chef de l’Etat. Je crois que son seul souci est qu’on gagne ces élections. C’est de son rôle de choisir les gens qu’il croit aptes pour le combat. C’est sûrement la raison pour laquelle il m’a choisi pour conduire la liste. J’en suis fier. Je l’en remercie. Je me battrai jusqu’au fond pour qu’on puisse combler les attentes. Qu’on puisse avoir les deux députés que nous offre la circonscription électorale.

 

D’après certaines informations vous avez rencontré le chef de l’Etat avant ces positionnements et selon certaines informations, vous auriez quémandé ce poste. Est-ce vrai ?

 

Est-ce le chef de l’Etat qui l’a confirmé à ceux qui le disent ? Vous savez, j’ai eu une rencontre avec le chef de l’Etat. Je vois mal qui a pu leur dire cela. Moi, je n’ai rien dit à qui que ce soit. Je ne me suis pas gêné ni agenouillé pour demander au chef de l’Etat de faire de moi la tête de liste. Lui-même sait que je suis un homme digne. Je ne demanderai jamais ça. J’étais prêt à faire le sacrifice, si le président de la République me le demandait, mais il a voulu lui-même que j’aille aux législatives. Je vois que les gens font preuve d’une méchanceté gratuite en disant tout ça de moi. Que vont-ils gagner en disant que je me suis couché. Et même si c’était le cas, où se trouve leur problème ? C’est des petites personnes qui disent ces genres de choses. Ils me connaissent dans ce pays. Je ne suis pas n’importe qui. Qu’ils aillent donc se faire voir ailleurs.

 

Que s’est-il réellement passé ?

Je peux vous le dire. Le chef de l’Etat m’a appelé et il aurait exprimé ses volontés selon lesquelles on ne doit plus se présenter aux élections législatives. On a assez été député et on a trop fréquenté le Parlement. Il a dit qu’il pourrait nous trouver un autre point de chute. Je n’ai pas contesté. C’est lui notre leader, c’est lui notre chef. Sa vision, c’est notre vision. On va l’accompagner. Il ne peut pas nous demander un sacrifice que je vais refuser. Moi je lui ai répondu que j’ai travaillé et j’ai été choisi par tous les gouvernants du Bénin. J’ai assumé d’énormes postes de responsabilités. J’ai été directeur des douanes, directeur des pharmacies, directeur de l’Ibetex, ministre. J’ai été aussi député toutes les fois, même s’il est arrivé que le pouvoir Yayi m’a volé. Donc pour moi, que je sois à l’Assemblée nationale, ce n’est pas par plaisir. Je n’ai rien  volé partout où je suis passé. J’ai dit au chef de l’Etat que si j’ai une fortune dans mon compte, je ne serai pas à  l’Assemblée nationale. Cela a fait rire le  président de la République. Je sais bien que c’est quelqu’un qui apprécie la vérité. Je suis rentré. Plus tard, je suis revenu le voir et je l’ai exprimé que je suis prêt pour le sacrifice. Il m’a dit qu’on doit consentir des sacrifices avec quelqu’un en qui on se reconnaît. Il a ajouté qu’il a une très bonne vision pour nous. Je l’ai répondu que nous l’accompagnerons. Il a dit ensuite bque je suis un bon cadre et qu’il ne pourra rien nous imposer. C’est en ce moment qu’il m’a dit que si je veux, j’irai sur la liste pour les élections législatives. Après les élections, si je dois aller ailleurs, on verra. C’est ce qui s’est passé. Qu’on me dise aujourd’hui que je suis allé pleurnicher pour ça, c’est faux. Il y a un écart entre ce que je viens de vous dire et ce qu’ils racontent. Je sais que là où je suis, ça fait mal à des personnes. Leur jalousie ne pourra pas empêcher les autres d’aller en avant. Face aux auteurs de ces diffamations, je m’apprête à utiliser les voies indiquées contre eux.

 

Propos recueillis par FN

 

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